Accord de pêche. Les pêcheurs espagnols et marocains rejettent la décision de l'avocat de l'UE
La Commission mixte maroco-espagnole des professionnels de la pêche maritime a exprimé, mercredi 17 janvier, son désaccord avec les conclusions du Conseil général de l'Union européenne (UE), indique l'Agence espagnole EFE.
Les sociétés de pêche des deux pays ont publié un communiqué commun rejetant l'avis de l'avocat général de la Cour de Justice de l'UE, Melchior Wathelet, qui a déclaré que "l'accord de pêche de l'Union européenne avec le Maroc devrait être déclaré invalide parce qu'il inclut le Sahara Occidental".
La commission mixte considère que "l'accord garantit le respect du droit international et des droits de l'Homme et - puisque l'avis du conseil général n'est pas contraignant - espère que la Cour de justice de l'UE adoptera un jugement favorable à la validité de cet accord", indique le communiqué.
"Les pêcheurs espagnols et marocains ont été surpris par la portée politique de la décision de cet avocat", et estiment qu'elle est "hors de propos".
Ils ont également demandé aux deux parties (UE, et Maroc, NDLR) "de préserver le climat d'amitié et de bonnes relations existant à ce jour", et les incitent à se pencher sur le renouvellement de l'accord de pêche qui expire le 14 juillet.
Les coprésidents de la commission maroco-espagnole, Omar Akouri et Javier Garat, ont assuré que l'accord "s'est avéré positif et fondamental pour progresser dans la gestion durable des ressources halieutiques".
À cet égard, ils ont mentionné l'évaluation positive de la Commission européenne, qui indique que chaque euro investi par l'UE dans le cadre de l'accord de pêche génère 2,78 euros de valeur ajoutée pour le secteur de la pêche.
Cet accord contribue également au développement du secteur au Maroc, avec mille contrats de travail générés entre 2014 et 2016
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