Hausse de 11% des bénéfices des sociétés cotées en Bourse en 2017
Les réalisations des sociétés cotées en 2017 sont conformes aux prévisions. Le contexte économique était globalement favorable. Seul le secteur immobilier est en difficulté.
La moisson était bonne pour les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca au titre de 2017. Selon les chiffres communiqués par BMCE Capital Research à Médias24, le bénéfice global de la cote a progressé de 11,4% par rapport à 2016, à 31,8 milliards de DH.
Une performance qui trouve son origine dans l’accroissement de 4% du chiffre d’affaires agrégé qui s’établit à 237,5 milliards de DH, et de 2,2% du résultat d’exploitation qui pointe à 62 milliards de DH.
Ces chiffres sont conformes aux prévisions des analystes de la banque d’affaires à 99%. Le petit écart résulte de quelques changements de périmètre de consolidation.
Un contexte économique favorable
D’abord le contexte. Celui-ci était favorable en 2017, avec une croissance économique d’environ 4% (le chiffre officiel n’est pas encore disponible), une inflation faible (+0,7%) et une progression de la demande intérieure et extérieure (respectivement +3% et +10%).
La hausse de 4% du chiffre d’affaires des sociétés cotées correspond donc parfaitement au niveau de croissance du PIB.
Elle résulte de :
- L’amélioration de 3% des revenus des industries cotées, à 161,5 milliards de DH. La répercussion de la hausse des cours des matières premières à l’international (gaz et pétrole) et le dynamisme de l’export des sociétés minières et agroalimentaires expliquent cette performance. Celle-ci a toutefois été atténuée par la méforme des promoteurs immobiliers cotés.
- La progression de 5,5% du PNB des établissements de crédit (banques et sociétés de financement), à 60,3 milliards de DH. Les marges d’intermédiation ont cru de 4,7%, celles sur commissions de 10% et les résultats sur les opérations de marché de 5,4%.
- L’accroissement de 10% des primes acquises nettes du secteur des assurances (compagnies et courtiers), à 15,8 milliards de DH. Le développement de la branche « Vie » et de la bancassurance explique cette hausse.
La hausse des cours du pétrole, la sinitralité automobile et le ralentissement de l'immobilier freinent la rentabilité
Cela dit, le résultat d’exploitation de la cote a limité sa progression à 2,2%, en raison de :
- La quasi-stagnation du résultat des industries (30,3 milliards de DH) en raison de la hausse des coûts énergétiques et la morosité du secteur immobilier.
- La progression limitée à 1% du résultat technique du secteur des assurances, à 2,1 milliards de DH, en raison de la hausse de la sinistralité automobile.
- L’alourdissement des charges d’exploitation des banques de 7,1%, à 30 milliards de DH (coefficient d’exploitation en hausse à 50,1%), en raison des investissements dans le digital et le lancement des filiales participatives. Le résultat brut d’exploitation a donc limité sa progression à 4,2% pour s’établir à 29,6 milliards de DH.
Le secteur des matériaux de construction, premier contributeur à la croissance bénéficiaire
Malgré cette « petite » amélioration sur le plan opérationnel, le résultat net de la cote fait un bond de 11,4% grâce à :
- La non récurrence d’éléments exceptionnels négatifs constatés en 2016, notamment les nombreux contrôles fiscaux et l’impact de la baisse de la livre égyptienne sur Ciments du Maroc.
- La réalisation de cessions avec plus-values, notamment par Managem.
- La détente du coût du risque des banques et la bonne tenue de leurs filiales.
Notons que les fabricants de matériaux de construction (cimenteries…) ont contribué à hauteur de 36% à la croissance des bénéfices en 2017, suivis des banques (30%), des minières (16%), du pétrole et gaz (7%) et des assurances 5,8%.
à lire aussi
Article : Pratt & Whitney Canada inaugure son usine de moteurs d'avions à Casablanca
Pratt & Whitney Canada a officiellement inauguré, ce mardi 21 avril 2026, sa nouvelle installation au cœur de la zone Midparc à Nouaceur. Détails.
Article : Cuivre. Prix records, projets en cascade… nourrie par les tensions géopolitiques, la ruée vers le Maroc s’accélère
Porté par un cuivre désormais autour de 13.100 dollars la tonne sur le LME et plus de 6 dollars la livre sur le COMEX, le secteur minier marocain entre dans une phase d’accélération. Entre la montée en puissance de Tizert, les ambitions de Managem (jusqu’à 182.000 tonnes en 2026) et l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux tel KGHM, le Royaume se positionne comme un relais stratégique dans un marché mondial sous tension, où transition énergétique et dépenses de défense redessinent la hiérarchie des producteurs. Décryptage.
Article : Au SIAM 2026, OCP met en avant sa vision intégrée de l'agriculture et de l'élevage
Le groupe OCP met en avant, à l'occasion du 18e Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) qui se tient du 20 au 28 avril à Meknès, sa vision intégrée des systèmes agricoles, illustrant le rôle central du phosphore dans l'articulation entre fertilité des sols, production végétale et alimentation animale.
Article : Ligue arabe : Rabat insiste sur une réponse commune aux actions iraniennes
Réuni en visioconférence le 21 avril 2026 à l’initiative de Bahreïn, le Conseil ministériel a examiné les répercussions des tensions régionales. De son côté, le Maroc a réaffirmé son soutien aux États concernés et au respect du droit international.
Article : En visite à Stockholm, Hammouchi formalise un partenariat sécuritaire inédit avec les autorités suédoises
Paraphé lors d’entretiens avec le ministre de la Justice Gunnar Strömmer et les responsables policiers du pays nordique, le dispositif inclut des canaux rapides de coopération opérationnelle et d’assistance technique.
Article : Législatives 2026. Samir Chaouki : pourquoi j'ai choisi le PJD
C’est l’une des investitures les plus commentées de ce premier round PJDiste. En propulsant Samir Chaouki, journaliste de renom et président du think tank OMEGA, dans la circonscription de Hay Hassani, le PJD envoie probablement, comme il l'avait fait par le passé, un signal d'ouverture. Entre rupture avec les méthodes classiques et volonté de transparence, le candidat se confie à Médias24 sur ce nouveau défi.