Uber lève le voile sur ses futurs taxis volants
Des engins électriques mi-drones mi-hélicoptères aux lignes futuristes: Uber a laissé entrevoir mardi 8 mai à quoi pourraient ressembler ses futurs taxis volants.
"Ce sont des prototypes qui n'existent pas encore", tient à préciser auprès de l'AFP Eric Allison, directeur des programmes d'aviation de Uber Elevate, la division de taxis volants du géant des voitures avec chauffeur.
La société voit dans ces engins l'une des solutions possibles pour désengorger les mégapoles comme Los Angeles, l'une des villes pionnières d'Uber Air, connue pour ses embouteillages dantesques.
"Tout comme les gratte-ciels ont allégé la congestion résidentielle et commerciale à terre, Uber Air veut emmener le transport urbain dans les airs", souligne auprès de l'AFP Nikhil Goel, directeur des produits d'aviation d'Uber Elevate, lors d'une conférence organisée sur deux jours à Los Angeles.
"Notre but est d'améliorer radicalement la mobilité (urbaine) dans le monde", insiste-t-il.
Uber avait annoncé l'an dernier viser 2020 pour le début des vols de démonstration à Los Angeles et 2023 pour le lancement des vols commerciaux accessibles par son application, tout comme les voitures avec chauffeur.
Dans un premier temps, les vols auront un pilote, même s'ils pourraient devenir automatisés à l'avenir.
"Avec les progrès de l'innovation et de l'automatisation, nous pensons qu'il est possible de faire baisser les coûts pour les rendre équivalents au fait de posséder une voiture individuelle", ajoute M. Allison.
"Les avions seront entièrement électriques, volant entre 240 et 320 km/h" et pouvant faire jusqu'à 96 km sur un seul trajet, selon M. Goel.
L'objectif est d'obtenir des avions drones de deux à quatre places décollant et atterrissant verticalement, mais moins chers et moins bruyants.
Au Skirball Center de Los Angeles, où était organisée cette conférence qui dure jusqu'à mercredi, Uber a montré des films et des maquettes de ses futurs avions électriques aux lignes futuristes dignes de "Blade Runner", comme celui conçu par le constructeur brésilien Embraer, celui du slovène Pipistrel ou le "Butterfly" (papillon) de Karem Aircraft.
Pour le directeur opérationnel des produits, Jeff Holden, les obstacles seront davantage dus à la réglementation et à l'organisation de l'espace aérien qu'à des raisons scientifiques: "la technologie existe déjà aujourd'hui", affirme-t-il.
Le patron de Tesla Elon Musk, l'autre géant des transports de la Silicon Valley, a lui choisi la méthode opposée pour contourner les embouteillages de Los Angeles: il travaille à un système de navettes souterraines.
(Avec AFP)
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