Bac 2018: La fraude continue, plusieurs arrestations
Les examens de la deuxième année du baccalauréat pour la session de juin 2018 ont débuté, ce mardi 5 juin dans les différents lycées du Royaume.
Cette année encore, les sujets des épreuves de différentes matières ont été mis en ligne sur Facebook, et ce, malgré le durcissement de la loi sur la fraude.
"Des candidats ont été arrêtés en flagrant délit de fraude et seront traduits devant la justice", nous affirme une source du ministère de l'Education nationale.
Pour rappel, la loi 02.13 contre la fraude prévoit l'attribution d'une note de 0 dans la matière objet de la triche et l’annulation des notes de toutes les matières de la session en question. La sanction peut aller jusqu’à l'interdiction de participer aux examens du baccalauréat pendant deux années successives.
Cette sanction est valable pour les cas d’échange d’informations par voie orale ou écrite entre les candidats, la possession ou l’usage d’appareils électroniques, de documents ou manuscrits non autorisés dans la salle d'examen.
La loi prévoit également des peines de six mois à cinq ans de prison ainsi que des amendes comprises entre 5.000 et 100.000 dirhams contre les tricheurs.
Lors des épreuves de 1ère année du baccalauréat, qui se sont déroulées les 1er et 2 juin, des sujets ont également été mis en ligne. Le ministère de l'Education nationale a souligné que les sujets publiés concernaient d’anciennes épreuves lors de précédentes sessions.
Le gouvernement avait annoncé une série de mesures anti-triche dont:
- la présentation d'une déclaration sur l'honneur, signée par les parents des candidats et attestant de la prise de connaissance des dispositions de la loi contre la fraude,
- la sécurisation du transport des épreuves à l'aide de technologies avancées,
- la mise en place d'un système de brouillage des appareils électroniques dans les centres d'examen,
- un système de détection des appareils électroniques dans l'espace d'examen,
- la mise en place de commissions de veille et de suivi pour assurer l'intervention instantanée suite aux détections de fuites.
Environ 440.000 candidats, dont 48% de filles, passent les examens du baccalauréat au titre de cette session, soit une hausse de 9,68% par rapport à l'année précédente (401.032 candidats), selon des chiffres du ministère de l'Éducation nationale.
Le nombre de candidats libres a atteint 100.534, soit 23% de l'effectif global des candidats, tandis que le nombre de candidats issus de l'enseignement public représente 70% du total de l'effectif, contre 7% pour l'enseignement privé.
Les examens de cette session ont lieu dans huit filières internationales du baccalauréat marocain ainsi que dans 14 nouvelles filières professionnelles qui s'ajoutent aux 4 branches du baccalauréat professionnel, créées lors de la session 2017.
Ainsi, le nombre des filières disponibles est porté de 14, adoptées avant la réforme du système du baccalauréat, à 40 filières actuellement.
Par ailleurs, les épreuves de cette année connaîtront la généralisation des procédures d'adaptation des examens pour inclure, en plus des malvoyants, les candidats ayant un handicap mental, y compris les difficultés d'apprentissage, l'autisme et la surdité.
Au niveau de l'organisation, 41.660 surveillants ont été mobilisés et environ 40.000 professeurs pour corriger environ 3,6 millions copies.
Au niveau des académies régionales, 20.830 salles d'examen ont été aménagées pour accueillir les candidats, répartis dans environ 1.500 centres d'examen dans les différentes directions régionales et environ 1.500 observateurs ont été mobilisés au niveau des centres d'examen, tandis que 164 observateurs régionaux et 200 nationaux ont été désignés pour les opérations de supervision et de correction.
Les résultats de la session ordinaire des examens du baccalauréat seront annoncés le 22 juin et la session de rattrapage aura lieu les 10, 11, 12 et 13 juillet.
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