New York s'apprête à réguler Uber, après six ans de boom de son activité
Faut-il obliger Uber à mieux payer ses chauffeurs? Après des années de croissance débridée des services de chauffeurs sur commande qui ont détrôné les légendaires taxis jaunes, New York semble prête à agir, et pourrait inspirer d'autres métropoles mondiales.
Rares sont les New-Yorkais qui n'ont pas sur leur smartphone une ou plusieurs applications dédiées à Uber, leader du marché, Lyft, Juno ou Via, les trois autres grandes sociétés de réservation de chauffeurs.
Vu le stress de la conduite dans cette métropole constamment embouteillée de 8,5 millions d'habitants, les prix astronomiques des parkings, les nombreux quartiers hors de Manhattan mal desservis par les transports en commun, la demande pour ces services a explosé depuis leur introduction en 2012.
Une nouvelle étude réalisée par deux économistes pour la Taxi and Limousine Commission (TLC), qui supervise les taxis new-yorkais, fourmille de données témoignant du chamboulement entraîné par l'arrivée d'Uber et ses concurrents.
La capitale financière américaine, premier marché américain pour ces services, compte aujourd'hui quelque 80.000 chauffeurs roulant pour au moins une de ces quatre sociétés, contre 13.500 chauffeurs de taxis jaunes.
Longtemps quasi-imperméables aux polémiques qui ont accompagné l'arrivée d'Uber dans des métropoles européennes comme Londres et Paris, les New-Yorkais, bien qu'accros à ces applications, sont aujourd'hui plus critiques face aux effets pervers de cette explosion.
En 2017, le rapport d'un expert, Bruce Schaller, pointait l'aggravation des embouteillages, la baisse de la fréquentation des transports en commun, et leurs effets sur la pollution, dans une ville qui se veut un modèle de lutte contre le changement climatique.
Il y a eu aussi six suicides de chauffeurs de taxis jaunes depuis décembre, interprétés comme autant d'illustrations de la dégradation de leurs revenus.
L'avènement d'Uber et consorts a fait chuter le prix des "médaillons", les licences des taxis new-yorkais: ils se vendaient à plus d'un million de dollars en 2014 et à moins de 200.000 dollars aujourd'hui.
Les témoignages se sont aussi multipliés sur les piètres revenus des chauffeurs des services sur smartphones.
Contrairement aux chauffeurs de villes plus petites, une majorité de chauffeurs new-yorkais roulent à plein temps, pas juste pour améliorer les fins de mois, selon la nouvelle étude.
Souvent immigrés, peu diplômés, ils se sont endettés pour acquérir leur véhicule et ont peu d'alternatives pour amortir cet investissement. Or 85% d'entre eux touchent aujourd'hui des revenus inférieurs au niveau du salaire minimum, soit 15 dollars de l'heure.
(Avec AFP)
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