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Après le limogeage de Boussaid, l'Istiqlal sera-t-il une alternative au RNI?

Au lendemain du limogeage du ministre des Finances, les spéculations sur l’avenir de la coalition gouvernementale se multiplient. Mohamed Boussaid était ministre de l'Economie et  des Finances. Sa révocation est-elle un désaveu de sa politique à un moment où le Maroc vit un contexte qui a besoin d'une forte inflexion sociale qui n'a que trop tardé? Si c'est le cas, la question devient politique. Et la question de l'avenir du gouvernement dans sa forme actuelle peut être posée.

Après le limogeage de Boussaid, l'Istiqlal sera-t-il une alternative au RNI?
Samir El Ouardighi
Le 2 août 2018 à 16h27 | Modifié 11 avril 2021 à 2h48

Le calendrier politique a-t-il changé? Tous les partis étaient engagés dans une course vers une échéance 2021, celle des prochaines législatives.

Le discours du Trône les a confortés dans cette certitude. Le départ de Boussaid a changé l'angle. La raison de ce limogeage n'a pas été précisée. Mais s'il s'agit d'un désaveu de la politique économique (création d'emplois, chômage des jeunes, investissements) et sociale (le budget de la santé ne représente que 5% du budget de l'Etat contre un standard international de 12%), la décision du Roi peut avoir un impact sur le champ politique.

Cet impact politique consistera-t-il simplement en une inflexion sociale de la politique financière du gouvernement? Ou bien ira-t-il jusqu'à un départ du RNI?

Dans le champ politique, cette dernière hypothèse n'est pas exclue, même si rien ne l'étaye aujourd'hui.

Si un jour elle devenait réalité, le RNI serait-il remplacé par l'Istiqlal au sein du gouvernement?

Cela fait beaucoup de spéculations, d'hypothèses et de questions sans réponses. Mais ce type de raisonnement chemine aujourd'hui au sein du champ politique.

Pour le RNI, un départ du gouvernement serait dans l'absolu bénéfique. Dans l'opposition, ce parti pourrait se préparer pour 2021 en étant moins exposé qu'actuellement. Un observateur du champ politique estime que se poserait pour le parti l'éventuelle succession d'Akhannouch, et l'absence au stade actuel de figures charismatiques.

Et l'Istiqlal? Ce parti est en reconstruction et 3 années supplémentaires dans l'opposition lui sont nécessaires pour redevenir pleinement opérationnel et compétitif sur le champ politique. Entrer aujourd'hui au gouvernement peut réduire ses chances. Mais la tentation de (re)devenir ministre ressurgit souvent, au sein des partis politiques, dès qu'une telle hypothèse est évoquée.

Les lignes qui précèdent vous donnent une idée des cogitations qui agitent le champ politique et en particulier l'Istiqlal et le RNI, cahcun à sa manière évidemment.

Contacté par Médias24, une personnalité très connue de l'Istiqlal nous a confirmé que la direction est en pleine cogitation pour étudier les différentes options et les scénarios d'avenir. Et pour ne pas être prise au dépourvu.

"Depuis que nous sommes passés à l’opposition, nous n’avons cessé de remettre en cause la politique économique du Chef du gouvernement et de son ministre des Finances; mais pour être honnête, personne, y compris Si Nizar, ne s’attendait à ce qu’il soit limogé aussi brusquement.

"La décision royale a donc balisé le terrain et montré à tous que le RNI n’est pas un parti intouchable.

"Cela laisse entendre que du jour au lendemain, des gros calibres du RNI peuvent être démis de leurs fonctions et qu’in fine le RNI peut sortir de la coalition actuelle.

"A partir de là, le seul parti crédible capable de prendre le relais est l’Istiqlal qui avait quitté, contraint et forcé par l’imprévisible Hamid Chabat, le gouvernement dirigé à l’époque par Abdelilah Benkirane

"Contrairement à d’autres partis préfabriqués qui ont pris une importance démesurée, l’Istiqlal est un parti de gouvernement qui n’a pas vocation à servir de 5ème roue du carrosse car il a l’expérience des affaires et compte de nombreux experts dans tous les domaines économiques.

"Attentif et réactif aux événements politiques, Si Nizar prépare donc nos instances à cette fenêtre de tir importante sans passer obligatoirement par un fastidieux vote du Conseil national", conclut notre source qui ajoute que la révocation de Boussaid positionnera davantage le PI comme seule alternative.

Quoi qu'il en soit, et selon plusieurs autres sources, rien n'est joué ni acté. L'Istiqlal ne fait qu'étudier une hypothèse parmi d'autres et pour le moment, la tentation de gouvernement est là, mais il n'y a pas encore consensus.

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Samir El Ouardighi
Le 2 août 2018 à 16h27

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