img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
TECH & MEDIAS

Cybersécurité: faible demande sur le marché marocain de l'emploi (Etude)

Selon une étude de Kaspersky Lab, 85% des sondés estiment que la sécurité informatique est un métier d'avenir au Maroc. Et pourtant, les Marocains portent peu d'intérêt à ce métier. Principales raisons: la faible demande sur le marché, le manque de compétences requises et la faible rémunération dans le secteur.  

Cybersécurité: faible demande sur le marché marocain de l'emploi (Etude)
I. M.
Le 27 novembre 2018 à 12h04 | Modifié 27 novembre 2018 à 12h04

Quelle perception ont les jeunes Marocains de la cybersécurité? Existe-t-il une demande importante en la matière sur le marché? L’offre en formation est-elle adéquate ?... Telles sont les principales questions auxquelles Kaspersky Lab, spécialiste dans la sécurité informatique, a essayé de donner un élément de réponse, à travers une enquête sur les métiers de la sécurité informatique au Maroc.

Réalisée en partenariat avec le cabinet d’études de marché et de sondages d’opinion Averty, l’étude a été effectuée durant octobre 2018 auprès d’un échantillon en ligne de 750 professionnels marocains répartis dans 40 villes. Agés de 21 ans et plus, les répondants sont majoritairement des employés (33%), des cadres (23%), des professions intermédiaires (14%) et des dirigeants de PME (10%).

Un métier peu connu

Si 95% des répondants déclarent que la sécurité informatique est "importante" pour une entreprise, les Marocains restent légèrement méconnaisseurs de ce métier: 37% de femmes indiquent n’en avoir jamais entendu parler, contre 23% chez les hommes.

Déjà en matière de formation, la cybersécurité arrive seulement en dixième position (22%) avec un écart de sept points entre les hommes (25%) et les femmes (18%). Par ailleurs, l'informatique, les télécoms et le web sont cités par les répondants comme étant les filières d'études les plus attractives au Maroc (43%), suivies du marketing, de la publicité et de la communication (36%), du commerce (31%), de l'automobile (25%), de l'audit, de la comptabilité et de la gestion (24%.)

 

Parmi les sondés affirmant avoir une idée sur le métier de la cybersécurité, 40% déclarent connaître quelqu’un dans leur entourage qui travaille dans la sécurité informatique et qui les inspire. Dans 85% des cas, il s'agit d'un homme. 

Manque de formation

 

Autre constat, 46% des sondés s’intéressent au métier de la cybersécurité en raison des évolutions de carrière qu'il propose.

Selon les personnes interrogées, l’intérêt du métier de la cybersécurité réside majoritairement dans les évolutions de carrière qu'il permet (46%), la demande existante (40%) et la rémunération (35%). Ce dernier point concerne 39% des hommes, contre 29% des femmes.

A contrario, les répondants, ayant indiqué leur manque d'intérêt pour le métier de la cybersécurité, placent sa faible demande sur le marché en première ligne (40%), suivie par le manque de compétences requises (36%), l'absence d'offres en formation (30%) et sa faible rémunération (19%).

Néanmoins, la grande majorité des sondés (85%) estime que la sécurité informatique est un métier d'avenir au Maroc.

Adéquation formation-emploi ?

Pour revenir à la formation, notamment le choix des filières d'études, les personnes sondées indiquent être influencées en premier lieu par leur passion (35%), le résultat de recherches personnelles (31%), les conseils de proches (19%) ou encore l’avis de leurs professeurs (14%). En moyenne, les femmes sont 3% de plus que les hommes à se référer à leurs parents et à leur famille pour les guider dans leur choix d’études.

Autre indication, les critères pris en compte dans le choix d’un cursus. Là encore, c’est la passion qui arrive en première position (33%), suivie par les opportunités d'emploi (25%) et l'image dont bénéficie le métier au sein de la société (18%). Contrairement aux idées reçues, la rémunération n’arrive quant à elle qu’en quatrième position (13%).

Toujours selon Kaspersky Lab et Averty, près d’un tiers (30%) des répondants ont déclaré ne pas travailler actuellement dans le domaine de leur formation. Les raisons invoquées concernent d’abord le manque d'opportunités (51%) – un taux qui atteint 66% chez les femmes –, la découverte d’un métier plus intéressant (29%) ou mieux rémunéré (20%).

Le choix d’un meilleur salaire est une tendance observée davantage chez les hommes (26%) que chez les femmes (12%).

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
I. M.
Le 27 novembre 2018 à 12h04

à lire aussi

Inside the Mohammed VI Tower. A guided tour
ECONOMIE

Article : Inside the Mohammed VI Tower. A guided tour

From its monumental ground-floor lobby to the observatory at its summit, the Mohammed VI Tower offers an immersive experience where architecture, luxury and innovation converge on an unprecedented scale in Rabat. The ascent tells the story of a country in the midst of transformation.

Santé : en quatre jours, la plateforme “Chikaya Santé” reçoit 764 réclamations
Quoi de neuf

Article : Santé : en quatre jours, la plateforme “Chikaya Santé” reçoit 764 réclamations

La plateforme numérique "Chikaya Santé" a enregistré 764 réclamations en quatre jours après son lancement, tandis que la réforme du système de santé affiche des avancées avec 1.777 lits supplémentaires, 11 nouvelles structures sanitaires, 531 professionnels mobilisés pour les urgences et une hausse de 26% des approvisionnements en médicaments, selon le ministre Amine Tehraoui.

Reportage. Visite guidée dans les coulisses de la Tour Mohammed VI
ECONOMIE

Article : Reportage. Visite guidée dans les coulisses de la Tour Mohammed VI

Du hall monumental au rez-de-chaussée à l’observatoire culminant au dernier étage, la Tour Mohammed VI procure à ses visiteurs une expérience immersive où architecture, luxe et innovation se rejoignent dans un édifice d'une envergure inédite aussi bien à Rabat qu'au Maroc. Récit d’une ascension verticale qui incarne les ambitions d’un pays en pleine mutation.

Prévisions météorologiques pour mercredi 22 avril 2026
Quoi de neuf

Article : Prévisions météorologiques pour mercredi 22 avril 2026

Voici les prévisions météorologiques pour le mercredi 22 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie (DGM) : – Nuages bas et bruine […]

Pratt & Whitney Canada inaugure son usine de moteurs d'avions à Casablanca
BUSINESS

Article : Pratt & Whitney Canada inaugure son usine de moteurs d'avions à Casablanca

Pratt & Whitney Canada a officiellement inauguré, ce mardi 21 avril 2026, sa nouvelle installation au cœur de la zone Midparc à Nouaceur. Détails.

Cuivre. Prix records, projets en cascade… nourrie par les tensions géopolitiques, la ruée vers le Maroc s’accélère
Mines

Article : Cuivre. Prix records, projets en cascade… nourrie par les tensions géopolitiques, la ruée vers le Maroc s’accélère

Porté par un cuivre désormais autour de 13.100 dollars la tonne sur le LME et plus de 6 dollars la livre sur le COMEX, le secteur minier marocain entre dans une phase d’accélération. Entre la montée en puissance de Tizert, les ambitions de Managem (jusqu’à 182.000 tonnes en 2026) et l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux tel KGHM, le Royaume se positionne comme un relais stratégique dans un marché mondial sous tension, où transition énergétique et dépenses de défense redessinent la hiérarchie des producteurs. Décryptage.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité