Saison difficile pour les producteurs marocains de clémentines
La campagne de la clémentine a commencé tardivement, en raison d'un important retard dans la mâturation des fruits. Ce retard n'a été que le premier maillon d'une série de contretemps.
Le deuxième maillon de cette chaîne a été la grève des transporteurs. Puis les pluies dans les régions de production sont venues empêcher les cueillettes.
Au final, la campagne a démarré, selon les exploitations, avec 3 à 4 semaines de retard par rapport la précédente.
Les agrumes d'une manière générale vivent de trois piliers: l'export, le marché local et enfin la transformation.
Vers le 10 novembre, le retard en matière d'export était estimé à 50% selon des sources professionnelles. Vendredi 14 décembre, les mêmes sources l'estimaient à seulement 10%: 208.000 T. exportées en 2017 à la même période et 184.000 T. en 2018.
Quantitativement, la clémentine est une réussite à l'export. Les tonnages expédiés sont en hausse et boostent les exportations globales d'agrumes qui sont relativement importants: 650.000 T. d'agrumes exportées en 2016-17. Puis 678.000 T. en 2017-18. Les prix sont en principe rémunérateurs, avec toutefois de mauvaises surprises comme sur le marché russe il y a trois ans.
Localement, de grosses quantités de clémentines sont arrivées d'un seul coup sur le marché et selon nos sources, le fruit se vendait, départ exploitation, entre 0,10 DH et 0,30 DH/kg au cours des derniers jours. Là où le mystère plane, c'est que sur les marchés de détail de Casablanca, nous avons constaté des prix de vente de 5 DH à 8 DH/kg. Selon des sources professionnelles, le prix de revient est au moins de 2,50 DH/kg, il s'agit donc de ventes à perte. Des témoins oculaires nous ont rapporté des destructions de cargaisons de clémentines.
A l'export, il y a donc un rattrapage. Les producteurs espagnols souffrent d'ailleurs de la même conjoncture et notamment une production tardive.
Pour le marché local, la situation est préoccupante selon nos sources, ne profitant ni aux producteurs ni aux consommateurs. Où va la différence -énorme- entre le prix à l'enlèvement et le prix de ventre au détail? Une étude exhaustive s'impose.
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