Transport de marchandises: vers une augmentation de la prime à la casse
Si l'amendement apporté par la Chambre des conseillers est maintenu lors du vote de la loi de finances 2019, la nouvelle prime à la casse entre en vigueur dès le 1er janvier 2019, et ce jusqu'au 31 décembre 2023.
C'est l'un des engagements du ministère de l'Equipement et des Transports envers les transporteurs de marchandises. Un amendement adopté à la Chambre des conseillers, dans le cadre du projet de loi de finances 2019, prévoit une augmentation de la valeur de la prime de la casse et du renouvellement des véhicules de transport de marchandises.
Il s'agit d'un amendement de "dernière minute", comme rapporté par le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, qui citait le ministre de l'Equipement et des Transports, Abdelkader Amara, à l'issue du dernier Conseil de gouvernement.
Si l'amendement est maintenu, lors du vote de la loi de finances 2019, la prime à la casse entre en vigueur dès le 1er janvier 2019, jusqu'au 31 décembre 2023.
Ainsi, pour les véhicules à moteur, dont le poids varie entre 3,5 et 8 tonnes et dont l’âge dépasse 20 ans, la prime passera à 140.000 DH au lieu de 115.000 DH. Entre 8 et 14 tonnes, elle sera de 160.000 DH au lieu de 130.000 DH. Pour ceux dont le poids dépasse 14 tonnes, la prime sera de 235.000 DH au lieu de 190.000 DH.
Pour les remorques et semi-remorques, dont l'âge dépasse 20 ans, la prime sera de 100.000 DH.

Dans la loi de finances 2018, le programme 2018-2020 prévoyait une prime de 115.000 DH pour les véhicules motorisés dont le poids est compris entre 3,5 et 8 tonnes, et de 190.000 DH pour ceux dont le poids dépasse 14 tonnes.
Pour les remorques et semi-remorques, elle est respectivement de 90.000 DH et 105.000 DH.

Notons qu'outre les transporteurs de marchandises, l'augmentation de la prime concernera les véhicules de dépannage, de transport public de voyageurs et de transport commun de personnes en milieu rural.
Un secteur en détresse
Le secteur du transport des marchandises au Maroc compte pas moins de 100.000 véhicules, selon le ministère de tutelle.
Suite à la dernière grève du secteur, qui a duré une dizaine de jours, plusieurs réunions ont été tenues entre le ministère et les professionnels. Un accord conclu entre les deux parties porte, entre autres, sur la tolérance d'un tonnage supérieur à 30% maximum par rapport à la réglementation, la préparation d'une proposition concrète de subvention publique du gasoil professionnel et l'exonération des conducteurs professionnels actifs actuellement des frais de formation.
Si certaines problématiques, comme la prise en charge par le gouvernement des frais de la carte du conducteur professionnel, estimés à 8.000 dirhams, ont été résolues, d'autres, liées à la fiscalité ou aux carburants, sont restées en suspens.
Un comité technique, composé des ministères de l'Equipement, de l'Intérieur, de l'Economie et des Finances, de l'Energie, des Mines et du Développement durable et du Travail et de l'Insertion professionnelle devra approfondir les débats sur ces questions.
Lire aussi: Les principales mesures fiscales proposées par le gouvernement dans le PLF 2019
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