Vers la levée des restrictions sur la réforme agraire
Un nouveau projet de loi, actuellement au SGG, vise à lever les restrictions accompagnant la réforme agraire qu’a connue le Maroc dans les années 1970.
C’est un changement de taille auquel on doit s’attendre dans le cadre d’un projet de loi, actuellement au SGG, portant sur la levée des restrictions accompagnant la réforme agraire qu’a connue le Maroc dans les années 1970.
Dans une déclaration à Médias24, Hicham Rahali, directeur des Affaires administratives et juridiques – ministère de l’Agriculture, confirme la volonté d’abroger certaines dispositions du Dahir portant loi n°1-72-277.
Initiée durant les années 1970, la réforme agraire au Maroc a vu l’attribution de 303.000 hectares de terres agricoles appartenant au domaine privé de l’Etat. Les bénéficiaires en sont devenus propriétaires, à condition de respecter certaines restrictions imposées par l’Etat par exemple en matière de vente ou de location, et également en matière de succession… En d'autres termes, ils ne sont pas propriétaires de plein droit.
Qui plus est, en cas de décès du bénéficiaire principal, le titre de propriété est transféré – avec les mêmes restrictions, à un seul de ses héritiers. Ce dernier a alors la charge d’indemniser les autres ayant-droits.
Le projet de loi, visant à lever les restrictions accompagnant la réforme agraire, ambitionne de restituer à 20.805 agriculteurs bénéficiaires, la jouissance complète et entière de leurs terres – qui totalisent plus de 150.000 ha. En cas de décès, la transmission s’effectue selon les lois de l’héritage en vigueur dans le Royaume. Compte tenu de son importance, le ministère de l’Agriculture espère un vote rapide de ce projet de loi.
Actuellement, le "propriétaire" d'une terre ayant un statut de réforme agraire, ne peut même pas l'hypothéquer. Ce statut empêche logiquement les propriétaires d'engager des investissements.
Les réformes que connaît l'agriculture marocaine conduit à se pencher sur le régime foncier des terres agricoles, un régime aux multiples statuts, qui peut être un obstacle important au développement des investissements agricoles.
À découvrir
à lire aussi
Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.
Article : Maroc-Équateur : après le soutien sur le Sahara, Rabat veut transformer l’essai économique
À Rabat, Nasser Bourita a reçu Luis Alberto Jaramillo, ministre équatorien de la Production, du Commerce extérieur et des Investissements. Au menu: commerce, investissements, fertilisants, logistique et infrastructures, avec des rencontres prévues auprès de l’OCP, de Royal Air Maroc, de l’AMDIE, de Tanger Med et de la CGEM.
Article : Le FM6I lance un appel a manifestation d’intérêt à destination des entreprises marocaines
Le Fonds Mohammed VI pour l’investissement (FM6I) lance un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour son programme d’appui aux entreprises. Objectif : accompagner les entreprises dans leur structuration, renforcer leur préparation à l'investissement et faciliter leur accès aux solutions de financement.
Article : Les prévisions météo pour le mercredi 13 mai
Voici les prévisions pour le mercredi 13 mai 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Temps assez chaud sur le sud […]
Article : Festival gnaoua 2026 : les rythmes du Rwanda, de Harlem et du Brésil au cœur des grandes fusions d’Essaouira
Du 25 au 27 juin 2026, la 27e édition du Festival gnaoua et musiques du monde fera dialoguer les mâalems gnaoua avec l’Intore du Rwanda, le gospel de Harlem, les rythmes brésiliens de Carlinhos Brown et les univers de Richard Bona ou ganavya. Fidèle à son ADN, le rendez-vous d’Essaouira place cette année les patrimoines vivants et les scènes contemporaines au cœur de créations inédites, entre transmission africaine, expérimentation musicale et ouverture sur le monde.
Article : Législatives : 12 millions de non-inscrits sur les listes électorales, le grand défi des élections
À quatre mois du scrutin du 23 septembre, l’Intérieur veut élargir le corps électoral car le nombre d’inscrits sur les listes électorales a fortement baissé. Derrière la révision exceptionnelle des listes, ouverte du 15 mai au 13 juin, se joue une question sensible : un gouvernement issu de législatives peut-il absorber les tensions sociales si sa base électorale reste trop étroite ? Avec 16 millions d’inscrits pour un potentiel estimé à 28 millions de citoyens en âge de voter, Abdelouafi Laftit met les partis face à une responsabilité directe : aller chercher les non-inscrits, jusque dans les territoires les plus éloignés, pour éviter que la prochaine majorité repose sur une légitimité arithmétiquement fragile.