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POLITIQUE

2021, le casse-tête du calendrier électoral

2021 sera l'année de toutes les élections: communales, régionales, législatives, chambre des conseillers. Un défi pour les institutions et pour les partis politiques.

2021, le casse-tête du calendrier électoral
Abdelali El Hourri
Le 28 février 2019 à 17h18 | Modifié 10 avril 2021 à 20h45

 La Chambre des représentants, la Chambre des conseillers, les conseils des régions, ceux des communes et ceux des provinces et préfecture… ces institutions électives partagent un point commun : leurs mandats respectifs prendront fin en 2021, année qui s’annonce foncièrement électorale.

Contrairement aux députés (5 ans), les mandats des conseillers et des membres des conseils régionaux, communaux, provinciaux et des préfectures s’achèvent au bout de six ans. D'où la coïncidence du calendrier, les dernières échéances ayant été organisées avec une année d’intervalle.

En effet, le scrutin de la Chambre des représentants avaient été tenu le 7 octobre 2016, soit plus d’une année après celui des conseillers (2 octobre 2015) des provinces et des préfectures (17 septembre 2015), des régions et communes (4 septembre 2015).

Pour les formations politiques comme pour les institutions étatiques impliquées dans le processus électoral, 2021 se présente comme un marathon. Et même pour le budget de l'Etat, car le coût de ces échéances se situe entre 1,5 et 2 MMDH.

En 2016 et rien que pour les législatives, le coût global avait été estimé à 1,2 MMDH, dont 250 MDH au titre de la contribution au financement des campagnes électorales. 

Sur le plan logistique, le ministère de l’Intérieur devra agir dans chacune des 12 régions, 1.538 communes et 75 préfectures. Cela sans compter les 92 circonscriptions électorales locales lors des législatives.

Cela étant, le scrutin est nécessairement précédé par d’autres opérations qui lui sont inhérentes (Dépôt des candidatures, campagnes électorales etc.), ce qui appelle aussi un effort d’organisation.

Par ailleurs, l’enchaînement des échéances électorales impliquera forcément une pression sur les juridictions compétentes en matière de contentieux électoral. Les tribunaux de première instance seront ainsi amenés à traiter toutes les requêtes ayant trait aux rejets de candidatures, notamment.  La Cour constitutionnelle est également concernée. Suite aux législatives de 2016, elle avait été saisie de 136 recours, dont 75 concernent les circonscriptions locales.

Quid du casse-tête de la date ? Car l’objectif est aussi d’éviter d’amplifier l’état de paralysie économique et institutionnelle qu’induisent certaines périodes délicates (L’Aid Al Adha sera fêté en juillet 2021, la rentrée scolaire en septembre, les examens en juin, vacances estivales, le Ramadan prévu entre avril et mai etc.).

Pour les partis, le souci est d’ordre stratégique. Les dates des élections et leur chronologie peuvent impacter sur les résultats du scrutin. A titre d’exemple, les résultats des élections des collectivités territoriales renseignent sur les rapports de force et conditionnent le scrutin de la chambre des conseillers. Celle-ci est composée de 120 membres, dont 72 membres représentant les collectivités territoriales.

Certaines formations préfèrent des échéances peu espacées afin de capitaliser sur les succès. D’autres aiment à reprendre leur souffle, rebattant leurs cartes au gré des élections, chacune ayant des spécificités. Des informations font état d’une volonté d’espacer de six mois les élections des collectivités territoriales et celles législatives (députés et conseillers), par exemple une séquence en février-mars et une autre vers septembre 2021. La décision finale est généralement le fruit d'un consensus entre l'administration et les partis.

 

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Abdelali El Hourri
Le 28 février 2019 à 17h18

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