“Maan”, le nouveau-né de la scène politique marocaine
La paysage politique marocain vient de se renforcer par un mouvement appelé "Maan" (Ensemble), dont la naissance a été actée, jeudi 21 mars à Casablanca.
La nouvelle entité politique est portée par des visages inconnus de la scène nationale, dont des universitaires, des étudiants, des militants associatifs, des médecins, des hommes de médias, des ingénieurs et des cadres dans plusieurs secteurs d’activité.
Au cours d’une rencontre avec la presse, des membres fondateurs ont explicité leurs motivations et les objectifs derrière la création de ce "mouvement politique alternatif et démocratique, qui ressemble aux Marocains et qui les rassemble".
Dans un "manifeste" distribué à la presse, le mouvement, qui s’inscrit "dans la rupture", se veut "une force de proposition constructive et rationnelle", afin que la politique "cesse d’être cette fabrique de désespoir".
"Il est impératif de restaurer le rapport de confiance entre citoyens et gouvernants (…) Cela n’est possible que si la pratique du pouvoir est guidée par l’intérêt général et qu’elle consacre comme principes supérieurs la reddition des comptes, la transparence et l’indépendance", lit-on dans le document.
Au cours des débats sur les priorités et les perspectives du mouvement, la tendance générale était de se concentrer, durant cette étape, sur la défense des droits politiques et économiques des citoyens, en adoptant des positions "courageuses et responsables" sur toutes les questions nationales.
Le mouvement "Maan" compte, à l’avenir, créer des antennes dans différentes régions du pays et entreprendre des actions d’intérêt général, à même de servir de modèle.
L’idée de création de ce mouvement remonte à mars 2017, quand des jeunes marocains aux parcours professionnels et associatifs divers ont organisé leur première rencontre à Casablanca sur le thème: "Maan, koulchi moumkine" (Ensemble, tout est possible). Depuis, ils ont muri leur réflexion et ont décidé de créer un mouvement politique issu de la société civile.
(Avec MAP)
à lire aussi
Article : Pratt & Whitney Canada inaugure son usine de moteurs d'avions à Casablanca
Pratt & Whitney Canada a officiellement inauguré, ce mardi 21 avril 2026, sa nouvelle installation au cœur de la zone Midparc à Nouaceur. Détails.
Article : Cuivre. Prix records, projets en cascade… nourrie par les tensions géopolitiques, la ruée vers le Maroc s’accélère
Porté par un cuivre désormais autour de 13.100 dollars la tonne sur le LME et plus de 6 dollars la livre sur le COMEX, le secteur minier marocain entre dans une phase d’accélération. Entre la montée en puissance de Tizert, les ambitions de Managem (jusqu’à 182.000 tonnes en 2026) et l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux tel KGHM, le Royaume se positionne comme un relais stratégique dans un marché mondial sous tension, où transition énergétique et dépenses de défense redessinent la hiérarchie des producteurs. Décryptage.
Article : Au SIAM 2026, OCP met en avant sa vision intégrée de l'agriculture et de l'élevage
Le groupe OCP met en avant, à l'occasion du 18e Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) qui se tient du 20 au 28 avril à Meknès, sa vision intégrée des systèmes agricoles, illustrant le rôle central du phosphore dans l'articulation entre fertilité des sols, production végétale et alimentation animale.
Article : Ligue arabe : Rabat insiste sur une réponse commune aux actions iraniennes
Réuni en visioconférence le 21 avril 2026 à l’initiative de Bahreïn, le Conseil ministériel a examiné les répercussions des tensions régionales. De son côté, le Maroc a réaffirmé son soutien aux États concernés et au respect du droit international.
Article : En visite à Stockholm, Hammouchi formalise un partenariat sécuritaire inédit avec les autorités suédoises
Paraphé lors d’entretiens avec le ministre de la Justice Gunnar Strömmer et les responsables policiers du pays nordique, le dispositif inclut des canaux rapides de coopération opérationnelle et d’assistance technique.
Article : Législatives 2026. Samir Chaouki : pourquoi j'ai choisi le PJD
C’est l’une des investitures les plus commentées de ce premier round PJDiste. En propulsant Samir Chaouki, journaliste de renom et président du think tank OMEGA, dans la circonscription de Hay Hassani, le PJD envoie probablement, comme il l'avait fait par le passé, un signal d'ouverture. Entre rupture avec les méthodes classiques et volonté de transparence, le candidat se confie à Médias24 sur ce nouveau défi.