Football : malgré tous les efforts, le surpeuplement des gradins persiste
La capacité du complexe Mohammed V est de 39.822 places assises. A l’occasion des deux dernières rencontres qu’il a abritées, le nombre de spectateurs dépassait largement les 50.000. Tentative d’explication.
Le problème de la sécurité à l'intérieur des stades demeure préoccupant, notamment à Casablanca. Avec ses deux clubs phares, le Wydad et le Raja, les matchs qui attirent les foules se jouent non seulement à guichets fermés, mais dans un stade plein à craquer qui abrite, à chaque occasion, beaucoup plus de spectateurs que la capacité du stade, ce qui enfreint les règles et procédures de sécurité de la FIFA.
Ce stade, situé en plein centre-ville, compte exactement 39.822 places assises, selon une source sûre. Or, selon les "à vue d’œil" des commentateurs de chaînes TV et radios qui couvrent les rencontres, le public dépasse souvent les 50.000 spectateurs. Avec pour conséquence, des personnes qui ont acheté leurs billets et qui ne trouvent pas de place et d’autres qui ne sont pas censées avoir de billets et qui sont bien installées. Les gradins sont tellement pleins qu'il est difficile de se mouvoir, de regarder la pelouse en étant assis ou encore d'emprunter les escaliers.
Un jour, il va y avoir un gros drame.
J'ose espérer que ce n'est pas volontaire ou le résultat d'un mauvais calcul. Et que le problème est plutôt celui des resquilleurs et des agents qui les laissent passer.— Karim Faidi (@KFaidi) December 1, 2019
D’où la question : d’où vient cette masse de spectateurs qui occupent les lieux avec tous les dangers potentiels que cette situation suppose ?
Autrefois, on accusait clairement les responsables de la billetterie d’imprimer plus de tickets qu’il ne fallait dont une partie non négligeable atterrissait sur le marché noir. Mais la décision prise récemment de commercialiser ces billets uniquement à travers des sites internet, décision saluée unanimement, a quasiment mis fin au business des affairistes du marché noir. De plus, l’accès à l’enceinte du stade grâce à un code barre et un tourniquet ne laisse pas de marge de manœuvre aux resquilleurs et autres assimilés qui étaient légion.
Je ramene mon neveu à son 1er match du Raja. On achete nos tickets online a 150 dh c est génial.
On arrive 1h30 avant on nous explique que le raja a filer trop de place aux tunisiens.
Les flics ferme la porte et nous explique de tenter si on arrive notte chance en zone 4 (50dh)
— Sabitou Omar (@Sabitou_Omar) November 30, 2019
Sauf que lors des deux grandes rencontres que le stade d’honneur a abritées récemment, le problème de la sécurité à l’intérieur du stade est resté tel quel en raison de la surpopulation dans les gradins.
#CAFCL #RCAEST https://t.co/vDH64smOuX
— Narcisse (@Words_failed) November 30, 2019
Du coup, les regards se tournent vers la société responsable de l’émission et de la gestion des billets à code barre, Casa Events. Le directeur de cette société de développement local est resté injoignable malgré nos multiples tentatives de le joindre.
Selon une source familière de ces circuits, le fait que la société citée soit à la fois émettrice de billets et chargée de contrôler l’accès au stade est contraire aux règles et pratiques internationales en la matière.
Dans tous les pays où l’organisation des matchs de foot est maitrisée, le travail d’accès et de contrôle est confié à une entité extérieure qui se charge aussi de la sécurité à l’intérieur du stade. Ses employés sont reconnaissables de loin grâce à leur tenue. La police est quant à elle responsable de la sécurité et du maintien de l’ordre à l’extérieur et aux alentours des stades de football.
"Chez nous, poursuit cette source, heureusement que nous pouvons faire appel à la police pour maintenir l’ordre à l’intérieur même des stades, autrement il faudrait craindre le pire".
D’après cette même source, le surbooking dans les stades est principalement un problème d’organisation. Mais il trouve aussi son origine, à un degré moindre certes, dans des habitudes et comportements bien ancrés qui consistent à fermer l’œil ou à rendre service aux autres sans mesurer les conséquences quand le phénomène prend de l’ampleur.
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