Casablanca: les bouchers dénoncent la fermeture des abattoirs non conformes
L’union régionale des bouchers dans la région de Casablanca-Settat et les souks hebdomadaires appelle à un sit-in devant le Parlement, ce mardi 14 janvier, pour contester la fermeture en novembre dernier des abattoirs de Tit Mellil et Mediouna.
"Suite aux conclusions des assemblées générales tenues mardi 12 novembre et vendredi 27 décembre 2019 au siège de l’Union générale des entreprises et professions (UGEP), il a été décidé l’organisation d’un sit-in devant le Parlement pour dénoncer la décision injuste et soudaine de fermeture de plusieurs abattoirs prise par les autorités régionales et provinciales".
C’est par ce message diffusé lundi 13 janvier 2020 que l’Union régionale des bouchers dans la région de Casablanca-Settat et les souks hebdomadaires appelle les bouchers à la mobilisation générale ce mardi devant le Parlement.

Les bouchers contestent la décision des autorités locales de fermer les abattoirs de Tit Mellil et Médiouna. Pour rappel, ils ont été fermés lundi 11 novembre 2019 après une longue procédure. Depuis, les opérateurs doivent s'approvisionner dans les abattoirs de Casablanca gérés par Casa Prestations et agréés par l'Onssa. Ce qui n’est pas pour leur plaire.
La décision de fermeture, contrairement à ce que soutient les bouchers, n’est ni injustifié et encore moins soudaine. Le dossier des abattoirs traine depuis plusieurs années et a fait l’objet de plusieurs rapports accablants notamment de la part de la Cour des comptes dont le dernier en 2017. Elle avait relevé entre autres:
- Des insuffisances liées à la mise en œuvre du cadre juridique des abattoirs;
- Non-respect des dispositions relatives au contrôle et à la vente des viandes foraines;
- Non-respect des dispositions juridiques relatives au marquage et à la traçabilité des animaux abattus;
- Non-respect des normes auxquelles doivent satisfaire les engins de transport des viandes rouges;
- Des sites d’implantation non adéquats, des locaux inappropriés, des équipements insuffisants et des procédés non conformes;
- Absence d’une chaîne d’abattage proprement dite séparant le secteur propre du secteur souillé.
La fermeture de ces abattoirs a donc été décidé car ils ne sont pas conformes à la réglementation en vigueur et ne disposent pas de l’agrément de l’Office nationale de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa).
Une source bien informée expliquait à Médias24 en novembre dernier que ce dossier est pris à bras-le-corps par les différents acteurs concernés depuis 2017, à leur tête l’Onssa concerné par le contrôle. L’Office a fait son propre bilan et il a conclu qu’il existe certaines installations conformes dans plusieurs villes et plusieurs autres qui ne le sont pas.
La décision a été prise, alors, de commencer à assainir la situation dans les villes qui disposent d’au moins une installation agréée et conforme, comme alternative aux abattoirs non conformes à qui il a été donné un délai pour la mise en conformité.
C’est notamment le cas dans la capitale économique qui dispose des "Abattoirs de Casablanca" gérés par Casa Prestations.
"Avant de passer à l’acte, l’Onssa et le ministère de l’Intérieur ont tenu plusieurs réunions d’information pour sensibiliser les présidents de communes et leur expliquer qu’ils ont un délai entre 3 et 6 mois pour mettre à niveau les abattoirs non conformes. S’il n’y a pas d’amélioration au-delà du délai accordé, ces abattoirs seront fermés".
Et avant de passer à l’acte, tous les abattoirs non conformes ont reçu des écrits les rappelant à l’ordre, nous précise une source de l’Office.
En plus de ceux de Tit Mellil et Mediouna, plusieurs tueries et abattoirs ont été fermés dans plusieurs autres villes comme El Jadida, Béni Mellal, Fès et Meknès.
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