Après le déconfinement, il faudra apprendre à vivre avec le coronavirus
Courses, travail, transports en commun… Il faudra apprendre à vivre avec le coronavirus après le déconfinement. Des gestes et mesures devront continuer à être respectés par tous, au quotidien et pour un bon bout de temps.
Le Maroc est en confinement depuis le 18 mars 2020 et le restera officiellement (sauf décision inverse) jusqu’au 10 juin. Si le déconfinement progressif semble inévitable, il ne signifiera nullement la disparition du coronavirus. Avec qui il faudra compter et apprendre à vivre pour éviter de nouvelles vagues de contamination.
Dans cet article, Médias24 rappelle certains gestes imposés par le contexte actuel. Et qui sont appelés à accompagner nos routines pour un bon bout de temps.
Masques et gels, accessoires du quotidien
En cette période de confinement, le port du masque sanitaire est obligatoire. Après le déconfinement, il pourrait, même sans obligation, demeurer un accessoire du quotidien.
Théoriquement, son rôle est de protéger les autres des gouttelettes émises par son porteur, tout en protégeant ce dernier des projections émises par une personne en vis-à-vis.
L’efficacité préventive du masque dépend de l’usage que l’on en fait. Il ne suffit pas de porter un masque, il faut bien le porter, ce qui est loin d'être respecté par tous. Voici comment (Indications du ministère de la Santé):
- Avant de mettre le masque, se laver les mains avec du savon ou du gel hydroalcoolique,
- Se couvrir la bouche et le nez avec le masque en s'assurant qu'il n'y a pas d'espace entre le visage et le masque,
- Eviter de toucher le masque en le portant. Le toucher signifie qu'il faut se laver les mains directement après,
- Changer de masque le plus vite possible s'il est humide ou mouillé,
- Pour ôter le masque, l'enlever par l'arrière (ne pas toucher le devant), le jeter dans une poubelle fermée, se laver les mains avec du gel hydroalcoolique ou du savon.
Hormis les masques, l'utilisation régulière des gels hydroalcooliques, quand un point d'eau et du savon ne sont pas à proximité, doit rester la règle, de même que le respect d'une distance de sécurité avec les autres qu'on ne doit pas saluer physiquement non plus.
Courses, un protocole à observer
En ces temps de pandémie, beaucoup se tournent vers le e-commerce et la livraison à domicile. Une manière de s’adapter aux restrictions de déplacements, imposées par les autorités et de réduire les risques de contamination. La pratique n’est pas pour autant généralisée, loin s’en faut. Pour une large frange de la population, l’achat sur place demeure et restera la règle. Cela implique des risques.
Car oui, faire ses courses en ces temps d'épidémie, c'est aussi courir le risque de rapporter le coronavirus à la maison. Dans un magasin, une personne infectée aura pu toucher les produits avant de les reposer. Un autre client qui mettrait la main dessus pourrait alors porter le virus sur ses mains et se contaminer en se touchant le visage avec les mains.
D’où la nécessité d’adopter des gestes préventifs précis. Lesquels ont été détaillés dans un document rédigé par Alain Uziel, chirurgien au CHU de Montpellier. Ce dernier recommande le protocole suivant :
- Avant de se laver les mains dès que possible, il est très important de veiller à ne jamais toucher son visage pendant toute la durée de ses courses.
- Au moment des achats: emporter son caddie ou son sac de courses, éviter d’utiliser les caddies et paniers du magasin. Il ne sert à rien de porter des gants.
- En sortant du magasin: se laver les mains avec une solution hydro-alcoolique.
- En rentrant à la maison: mettre les courses (ou livraisons) au garage ou à l'entrée, se laver les mains avec du savon et poser les produits pendant quelques heures sans les toucher. Les données scientifiques concernant la durée de vie du virus sur une surface inerte étant disparates (de 3 à 24 heures).
En pratique, il est recommandé d'être deux (un pour le déballage des produits éventuellement contaminés et un autre pour le remballage) et disposer d’une petite table propre pour emballer les produits décontaminés. Les deux se laveront les mains avant le tri (et bien sûr après).
Lieu de travail, l’employeur aux aguets
Le lieu du travail est un endroit à risque. L’apparition de multiples foyers de contamination en milieux professionnels le démontre. Au sein de l’entreprise, la prévention contre la propagation du virus pourrait se muer en lutte quotidienne.
Une lutte qui engage la responsabilité de l’employeur. Ce dernier est légalement tenu de prendre toutes les mesures de sécurité et d’hygiène pour préserver ses employés.
Quand elle est possible, l’option du télétravail doit être privilégiée. La Confédération Générale des Entreprises du Maroc a élaboré un kit dédié au management du travail à distance. De même, l’employeur est appelé à tolérer l’absence de salariés présentant une ou des maladies chroniques/cardiaques.
Pour les entreprises qui ne peuvent pas opérer à distance, des mesures barrières doivent être observées aussi bien à l’accès qu’à l’intérieur des locaux. La CGEM a émis plusieurs recommandations en ce sens. Elle a surtout mis en place trois guides pratiques et un kit de formation au profit des entreprises.
Détaillés et didactiques, ces guides concernent les entreprises de différentes tailles (PME, TPE et grandes entreprises). L’interdiction des contacts physiques, distance d’un mètre minimum entre personnes et port du masque sanitaire figurent parmi les recommandations. La désinfection des locaux doit être quotidienne et celle des accès permanente. Des distributeurs de gels hydrooalcoliques doivent être mis à la disposition des salariés.
Les entreprises doivent également implémenter des pistolets thermiques pour la prise de température au niveau des accès. Avec un protocole en cas de suspicion de fièvre (isolation du cas suspect, contacter le médecin du travail etc.)
Transports en commun, le casse-tête
Bus, grands taxis, tramway, trains, etc. Nos transports en commun riment avec promiscuité, qui implique naturellement un risque accru de contamination. Les différents transporteurs savent à quoi s’en tenir en termes de mesures préventives. Selon la nature du transport, ces mesures concernent grosso-modo deux principaux volets :
- La désinfection continue des véhicules, des équipements, des stations, agences commerciales etc., et surtout,
- La limitation du nombre de passagers.
Si les deux mesures s’imposent d’elles-mêmes, la deuxième entrainera, pour les transporteurs publics, des contraintes à la fois financières et d’organisation. La réduction du nombre de places impactera forcément leur modèle économique basé sur le service de masse, sauf à multiplier par 5 ou 6 les tarifs. Elle implique également la multiplication des machines et le recrutement de plus de personnel.
Du reste, limiter le nombre de passagers n’ira pas sans multiplier le nombre de ceux en attente, avec les risques sanitaires qui en découlent.
Un réel casse-tête.
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