Les étrangers résidents au Maroc et bloqués à l'étranger seront-ils rapatriés ?
De nombreux étrangers résidents au Maroc sont actuellement bloqués dans différents pays étrangers. Seront-ils rapatriés par des vols spéciaux, ou devront-ils attendre la réouverture des frontières marocaines ?
L’opération de rapatriement des Marocains bloqués à l’étranger, suite à la fermeture des frontières marocaines vers la mi-mars, a démarré le 15 mai. 3.151 personnes ont été rapatriées d’Espagne, Sebta, Melilia, et d’Algérie, au 20 juin 2020.
Un total de 30 vols ont ensuite été programmés entre le 21 et le 27 juin pour rapatrier 4.644 Marocains bloqués dans 17 pays.
Depuis le 28 juin, l’opération se poursuit en Allemagne, Egypte, pays du Golfe, Turquie, et dans d’autres pays.
Qu'en est-il des étrangers résidents au Maroc, bloqués à l'étranger ?
Témoignages
De nombreux étrangers qui résident depuis plusieurs années au Maroc, sont actuellement bloqués dans leurs pays d’origine ou dans d’autres pays étrangers.
Médias 24 a reçu quelques témoignages. "On parle beaucoup du rapatriement des Marocains résidents réellement au Maroc, mais les Français comme mon épouse et moi (73 ans) qui sommes résidents permanents au Maroc depuis 10 ans, nous ne pouvons pas être rapatriés", nous écrit un couple français.
"Nous sommes confinés en France depuis le 21 mars. Pourquoi une telle situation 'discriminatoire'? Nous vivons au Maroc, payons tous nos impôts, et participons par nos achats à la vie économique du pays. Mais quand il s'agit de nous rapatrier nous n'existons plus".
"Pour notre rapatriement, nous voulons bien payer notre voyage et le coût de l'hôtel pendant les 9 jours de quarantaine. Mais nous n’avons reçu aucune réponse aux différents e-mails envoyés à l'ambassade et au consulat général du Maroc à Paris. Comme nos compatriotes marocains, nous sommes fatigués de cette situation et aimerions bien rentrer chez nous".
Le deuxième témoignage est celui d’un couple marocain, qui a vécu 46 ans en France, et qui est retourné depuis quelques années au Maroc.
"Mon mari s'est retrouvé tout seul à Marrakech depuis le début du confinement. J'étais avec lui, mais j’ai dû voyager en France pour renouveler son ordonnance et rapporter ses médicaments, vu que son traitement de coeur était insuffisant. Mon vol retour, prévu le 17 mars à 14h, a été annulé, et depuis, je suis restée bloquée en France. J'ai fait part du problème à la responsable du rapatriement au consulat marocain d’Orly, qui m'a demandé d'écrire à une adresse e-mail. Je n'ai jamais eu de réponse. Je suis retournée la voir un mois plus tard pour trouver une solution, en vain, et pourtant j'ai justifié mon appel à l'aide".
"Mon mari et moi sommes dans l'humanitaire. Nous aidons deux orphelinats au Maroc et soutenons notre village qui se trouve dans le grand Atlas marocain".
Les critères de rapatriement
Le ministre des AE a précisé lors de ses différentes interventions au parlement que la priorité est accordée aux ressortissants Marocains bloqués à l’étranger, en situation de vulnérabilité.
Il s’agit concrètement de vols humanitaires au profit des personnes en situation précaire, qui sont pris en charge par les différents consulats du Maroc à l’étranger, qui ont subi des opérations chirurgicales ou qui disposent de visas de courte durée, ainsi que les personnes âgées.
Concernant les étrangers résidents au Maroc, bloqués à l'étranger et qui souhaitent être rapatriés, Médias24 n'a pas pu avoir plus de détails auprès du ministère des Affaires étrangères.
La réouverture des frontières n'est pas encore d'actualité
Les Etats membres de l'Union européenne et de l'espace Schengen ne sont pas parvenus lundi à un consensus sur une liste d'une quinzaine d'Etats, dont les résidents seront autorisés à voyager en Europe à partir du 1er juillet. Le Maroc fait partie de cette liste.
Par ailleurs, la Tunisie a ouvert ses frontières le 27 juin. Son ministère de la Santé a publié une liste des pays autorisés à entrer dans son territoire, en fonction du niveau de risque, lié à leur situation épidémiologique. Le Maroc est classé en zone orange. C’est-à-dire que les Marocains devront présenter, à leur arrivée en Tunisie, un document qui prouve qu’ils ont effectué un test PCR négatif, moins de 72 heures avant leur départ. Une quarantaine de 14 jours est également imposée, une fois sur le territoire tunisien.
La réouverture des frontières étrangères et la pression exercées par les opérateurs du transport aérien et du tourisme vont-elles inciter le Maroc à rouvrir les siennes ? Et sous quelles conditions ? Au moment où nous mettons en ligne cet article, aucune décision officielle du côté marocain n’a encore été annoncée.
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