Première lecture dans la nomination des 20 ambassadeurs par le Roi Mohammed VI
Les récentes nominations d'ambassadeurs, lors du conseil des ministres du lundi 6 juillet, imposent une première lecture, basée sur les profils et sur les parcours des intéressés. Les nominations ont concerné plusieurs pays en Afrique, dans le Monde Arabe, en Europe, en Amérique Latine, en Asie et en Océanie.
Quatre remarques viennent d'emblée à l'esprit à la lecture des 20 noms (Mme Mounia Boucetta, SG du ministère et 19 ambassadeurs):
-la représentativité des femmes: 20% des nominations;
-le rajeunissement des titulaires;
-le principe d'alternance dans les postes de responsabilité;
-la présence de personnalités issues du secteur privé, des milieux d'affaires ou proches d'eux.
Mme Mounia Boucetta, nommée ambassadeure-Secrétaire générale du Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Etranger, est la première femme à occuper ce poste, qui avait été la rampe de lancement d'un certain Nasser Bourita.
Mounia Boucetta avait commencé à être connue au ministère du commerce et de l'Industrie où elle avait dirigé le commerce intérieur avant de devenir secrétaire générale de ce même ministère.
Unanimement appréciée, personnalité compétente et discrète, connue par sa forte capacité de travail, elle avait également dirigé la société Madaef, bras de la CDG dans le secteur touristique. Elle a dirigé cette filiale de 2014 à 2017 avant d'être appelée en tant que secrétaire d'Etat auprès du ministre des AE
De son côté, Nabila Freidji, bien connue des milieux du patronat et dans le secteur de la communication, a été choisie pour être ambassadeure en Norvège.
Très active dans la société civile nationale et à l’étranger, notamment en tant que Présidente du Réseau des Femmes Leaders Africaines, cette expérience lui sera certainement très utile.
20% des ambassadeurs nommés sont issus du monde économique et des affaires. C’est le cas, notamment, de Hakim Hajoui, nommé ambassadeur au Royaume Uni, sachant que Londres est un poste prestigieux traditionnellement occupé par des titulaires de haut niveau. Agé de 37 ans, M. Hajoui a occupé avant sa nomination la fonction de Directeur de cabinet du Président-Directeur général d’OCP, depuis 2016.
Notons également, dans la même lignée, la désignation de Hicham Elaloui, manager connu notamment pour avoir occupé auparavant le poste de directeur des études stratégiques à Tanger-Med (2014-2019) et auparavant le poste de directeur de la zone franche (Tanger, 2012-2014). M. Elaloui a été nommé ambassadeur à Cuba.
Les nouvelles nominations ont également consacré les carrières diplomatiques abouties, avec la nomination à de nouveaux postes, d'ambassadeurs ayant donné la pleine mesure de leurs expériences dans les postes qu’ils avaient occupés jusqu’à présent: Hassan Naciri, ambassadeur au Sénégal; Driss Isbayene, ambassadeur au Mali; Zakaria Koumiri, ambassadeur en Tanzanie; Mohamed Ait Ouali, ambassadeur en Algérie; Mohamed Hamzaoui, ambassadeur aux Emirats arabes unis; et Karim Medrek, ambassadeur en Suède.
Même approche dans les cas de Directeurs ayant fait leurs preuves dans les missions qui leur ont été confiées à la tête de leurs départements respectifs. Il s’agit de Abderrazak Laassel, Directeur de l’Union africaine, nommé ambassadeur au Kenya; et de Mme Bouchra Kadiri Boudchich, ambassadeur au Panama; et Mohamed Sbihi, Directeur des affaires africaines nommé ambassadeur en Grèce.
La liste comprend, dans le cadre d’une alternance effective aux postes de responsabilités, des profils qui assumeront pour la première fois les fonctions d’ambassadeurs. Il s’agit de Mohamed Rachid Maaninou, ambassadeur au Kazakhstan; Issam Taib, ambassadeur en Guinée; Abderrahim Mouziane, ambassadeur chef du Bureau de représentation du Royaume du Maroc à Ramallah; ainsi que Hicham Dehane, chef de division au sein de la direction de l’Union africaine, nommé ambassadeur en République dominicaine.
La liste comprend également d’anciens consuls élevés au poste d’ambassadeurs. Il s’agit de Abderrahim Rahali, ambassadeur en Thaïlande ; et de Mme Wissane Zailachi, ambassadeur auprès du Commonwealth d’Australie, ainsi que de Ali Benaissa, ambassadeur au Koweït.
à lire aussi
Article : Ozone. Le tribunal refuse d’étendre le redressement aux filiales du groupe de Aziz El Badraoui
Le tribunal de commerce de Rabat a rejeté la demande d’extension du redressement judiciaire d’Ozone à ses filiales. La procédure reste limitée à la société mère. Les juges s'attèlent sur le cas des dirigeants, dont Aziz El Badraoui, visés par une demandes de sanctions patrimoniales pour fautes de gestion.
Article : Le dirham s'apprécie face au dollar
Ce mercredi 29 avril 2026 vers 8h30, la première cotation centrale USD/MAD de la journée, telle que publiée par Bank Al-Maghrib (BAM), fait ressortir la […]
Article : Le Canada reconnaît le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme base pour une solution du différend régional autour du Sahara marocain
Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.
Article : Secteur privé. Le grand manque à gagner pour l’économie marocaine (Banque mondiale)
La Banque mondiale accorde une large place au secteur privé dans son rapport croissance-emploi sur le Maroc. Si le Royaume a su préserver une stabilité macroéconomique et maintenir un niveau d’investissement élevé sur les deux dernières décennies, cette dynamique ne se traduit pas suffisamment en productivité, en emploi formel durable et en revenus privés.
Article : Chatbot Médias24. La Banque mondiale publie son diagnostic du secteur privé au Maroc
Le rapport "Diagnostic-pays du secteur privé", élaboré par le Groupe de la Banque mondiale et publié ce mardi 28 avril 2026, vise à identifier les opportunités d’investissement privé inexploitées ainsi que les obstacles connexes. Il analyse les moyens de stimuler l'investissement privé au Maroc pour favoriser une croissance inclusive et créer des emplois de meilleure qualité. Explorez le document via ce chatbot.
Article : Hydrocarbures au Maroc. Et si l'on cherchait au mauvais endroit ?
Et si le Maroc était à l'aube de son "moment norvégien" ? Une étude scientifique récente plaide pour un changement de paradigme des cibles d’exploration offshore au Maroc et révèle que les ressources les plus importantes pourraient se cacher dans des cibles négligées jusqu'alors. Un pari à tenter ?