Covid-19: L'étape actuelle risque d'être longue (Pr. Abdelfattah Chakib)
Saturation des unités de réanimation, hausse du nombre de cas critiques... Face à la recrudescence des cas d'infection au coronavirus, la situation sanitaire est bien inquiétante et risque de durer longtemps.
Encore un spécialiste qui n'y va pas de main morte. Dans une intervention sur la chaîne Médi1 TV, le Pr. Abdelfattah Chakib, spécialiste des maladies infectieuses à Casablanca, évoque une étape "difficile" que traverse le Maroc actuellement face à la pandémie.
Les hôpitaux frôlent la saturation: le Pr. Chakib craint une étape où l'on ne pourrait plus trouver de place dans les unités de réanimation. "Cette situation risque de compromettre l'accueil des autres malades", alerte-t-il. Le Pr. Chakib s'inquiète notamment pour les cas critiques, à savoir les malades chroniques et les personnes âgées.
"Longue" étape
Le nombre des cas de contamination continue d'augmenter. Dimanche 13 septembre, le Maroc a enregistré 2.251 nouveaux cas.
La reprise de la baisse risque d'être difficile, affirme Pr. Chakib, qui estime que l'étape actuelle risque d'être "longue". "Difficile de s'attendre à une baisse du nombre de cas d’ici fin septembre", estime Pr. Chakib. Il est vrai qu'avec l'arrivée de l'hiver, les gens devraient rentrer plus tôt à la maison, mais les craintes de foyers de contamination persistent avec la reprise des activités professionnelles et la rentrée universitaire.
Interrogé sur l'utilité d'un reconfinement général, le Pr. Chakib insiste surtout sur la lutte contre les rassemblements et l'adoption des gestes barrières. "Médicalement parlant, le confinement général est inutile à ce stade. "Il faut surtout prendre conscience de la propagation du virus en évitant les rassemblements et en adoptant les gestes barrières dans les transports, marchés, quartiers"... insiste-t-il.
Ecart entre les villes
Expliquant la hausse des cas dans les grandes villes, Pr. Abdelfattah Chakib évoque trois facteurs, à savoir l’activité économique, la mobilité accrue et la densité démographique. Ces facteurs favorisent notamment l'augmentation des cas contacts.
Il explique, par ailleurs, l'écart entre les petites et les grandes villes en termes de cas enregistrés, entre autres, par le régime alimentaire sain adopté généralement dans les petites villes ainsi qu'un taux plus bas de pollution. Deux facteurs qui favorisent, selon lui, une immunité face aux maladies chroniques dans les grandes villes.
Evoquant la situation à Tanger, qui enregistre depuis quelques temps une baisse en termes de cas d'infection, Pr. Chakib a expliqué cette amélioration par une "meilleure gestion" des structures sanitaires de la région, une meilleure prise en charge des malades, du diagnostic à la prise en charge; et la baisse d'affluence des vacanciers, enregistrée au début de la saison estivale et qui avait entraîné un dépassement de la capacité litière.
Il assure, par ailleurs, qu’il n’y a aucune mutation du virus. Les cas asymptomatiques, notamment parmi les jeunes, ont pris le dessus, ce qui a entraîné la contamination des personnes âgées et vulnérables, poursuit-il.
Interpellé sur une éventuelle hausse des décès, le Pr. Chakib se veut rassurant. "Il n'y aura pas de hausse importante des décès enregistrés", affirme-t-il, soulignant une importante prise de conscience des patients, à travers le dépistage précoce.
Quid du suivi des patients à domicile? Pr. Chakib note des "résultats positifs". "La majorité des patients guérissent sans complications physiques, mais il ne faut pas négliger les séquelles psychiques. Un suivi s'impose dans ce sens."
Comment gérer la prochaine étape? Les mesures de précaution restent de mise. Le Pr. Chakib conclut par insister sur le respect des gestes barrières et de la distanciation sociale.
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