Grippe saisonnière: les pharmaciens réclament le droit d'injecter le vaccin
A l'approche du lancement de la campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière au Maroc, les pharmaciens réclament l'autorisation d'injection du vaccin au niveau des officines.
La campagne de vaccination devra commencer début octobre au Maroc sur fond de pandémie du coronavirus. Les spécialistes insistent sur l'importance de la vaccination, notamment pour les personnes à risque (personnes âgées et atteintes de maladies chroniques, femmes enceintes...).
Face aux restrictions imposées par l'état d'urgence sanitaire, la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc appellent, dans une lettre adressée lundi 14 septembre au ministre de la Santé, à étendre les compétences d'injection du vaccin contre la grippe saisonnière aux pharmaciens, limitées, jusque là, à sa mise à disposition des citoyens.
"Cette mesure permettra d'alléger la charge sur les centres de santé, d'une part, et de rapprocher le service de vaccination des personnes vulnérables; ce qui permettra à un plus grand nombre de personnes d'être vaccinées, compte tenu des restrictions actuellement instaurées pour limiter la mobilité", nous explique Dr. Mohamed Lahbabi, président de la Confédération.
Cette mesure a fait ses preuves dans d'autres pays, notamment en France, au Portugal et en Tunisie, qui ont vu le taux de vaccination augmenter (jusqu'à 65%). Au Maroc, ce taux n'a pas dépassé les 2% en 2019, regrette Dr. Lahbabi.
Chaque année, près de 600.000 doses de vaccin contre la grippe sont mis sur le marché marocain: 300.000 doses sur le marché privé (les grossistes répartiteurs qui acheminent les vaccins vers les pharmacies d’officine), contre 250.000 sur le marché public (Institut Pasteur et le ministère de la Santé).
Le vaccin coûte 72 DH dans les pharmacies.
À découvrir
à lire aussi
Article : Pratt & Whitney Canada inaugure son usine de moteurs d'avions à Casablanca
Pratt & Whitney Canada a officiellement inauguré, ce mardi 21 avril 2026, sa nouvelle installation au cœur de la zone Midparc à Nouaceur. Détails.
Article : Cuivre. Prix records, projets en cascade… nourrie par les tensions géopolitiques, la ruée vers le Maroc s’accélère
Porté par un cuivre désormais autour de 13.100 dollars la tonne sur le LME et plus de 6 dollars la livre sur le COMEX, le secteur minier marocain entre dans une phase d’accélération. Entre la montée en puissance de Tizert, les ambitions de Managem (jusqu’à 182.000 tonnes en 2026) et l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux tel KGHM, le Royaume se positionne comme un relais stratégique dans un marché mondial sous tension, où transition énergétique et dépenses de défense redessinent la hiérarchie des producteurs. Décryptage.
Article : Au SIAM 2026, OCP met en avant sa vision intégrée de l'agriculture et de l'élevage
Le groupe OCP met en avant, à l'occasion du 18e Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) qui se tient du 20 au 28 avril à Meknès, sa vision intégrée des systèmes agricoles, illustrant le rôle central du phosphore dans l'articulation entre fertilité des sols, production végétale et alimentation animale.
Article : Ligue arabe : Rabat insiste sur une réponse commune aux actions iraniennes
Réuni en visioconférence le 21 avril 2026 à l’initiative de Bahreïn, le Conseil ministériel a examiné les répercussions des tensions régionales. De son côté, le Maroc a réaffirmé son soutien aux États concernés et au respect du droit international.
Article : En visite à Stockholm, Hammouchi formalise un partenariat sécuritaire inédit avec les autorités suédoises
Paraphé lors d’entretiens avec le ministre de la Justice Gunnar Strömmer et les responsables policiers du pays nordique, le dispositif inclut des canaux rapides de coopération opérationnelle et d’assistance technique.
Article : Législatives 2026. Samir Chaouki : pourquoi j'ai choisi le PJD
C’est l’une des investitures les plus commentées de ce premier round PJDiste. En propulsant Samir Chaouki, journaliste de renom et président du think tank OMEGA, dans la circonscription de Hay Hassani, le PJD envoie probablement, comme il l'avait fait par le passé, un signal d'ouverture. Entre rupture avec les méthodes classiques et volonté de transparence, le candidat se confie à Médias24 sur ce nouveau défi.