Les voies de la relance économique au Maroc débattues par la Fondation Attijariwafa
Dans le cadre de son cycle de conférences digitales "Echanger pour mieux comprendre", la Fondation Attijariwafa bank a organisé une rencontre autour du thème "Conjoncture économique: quelles voies de relance pour le Maroc?"
Ce septième rendez-vous virtuel a réuni un panel d’experts d’horizons divers, les invités ont passé en revue les divers impacts de la crise sanitaire sur les plans macroéconomique et sectoriel, notamment dans le tourisme, le BTP, l’aéronautique ou l’offshoring.
Pour Yassine Sekkat, directeur associé à Mckinsey "cette crise revêt un caractère brutal inédit qui a provoqué de manière quasi instantanée, une chute du PIB et des recettes d’exportation, ainsi qu’une hausse du taux de chômage et du déficit public. Ce qui a incité les pouvoirs publics et autorités monétaires à revoir à la baisse les pronostics de croissance."
"Cependant, dans ce contexte particulier, tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne puisque les télécoms, les phosphates, l’agriculture et la santé font preuve d’une résilience notable. De même, certaines régions du Royaume s’en sortent mieux que d’autres", ajoute la même source.
Au regard de ces différenciations sectorielles et régionales, les experts ont affirmé que le Maroc dispose encore de leviers de croissance appréciables qu’il gagnerait à activer pour peu que l’Etat soit stratège, et les opérateurs publics et privés fassent preuve de volontarisme.
Ainsi, les réserves de change ont rarement été aussi élevées avec 300 milliards et la balance nette de devises s’est améliorée. Il est vrai que le déficit public est à 7%, mais cela reste acceptable au regard de ce qui se passe dans les autres pays. Donc la marge de manœuvre budgétaire permet au Maroc de faire face à cette crise.
Toutefois, le crédit inter-entreprise atteint des niveaux inédits et les délais de paiement ne cessent de s’allonger. Le cumul des deux facteurs fait planer un réel danger d’asphyxie des PME qui constituent l’essentiel du tissu productif, selon le communiqué de la fondation.
"Cette crise nous rappelle que les trois quarts des Marocains ne bénéficient toujours pas de couverture sociale. La décision de notre Souverain de généraliser certaines prestations sociales dans les 5 prochaines années est annonciatrice d’une révolution fiscale qui devra être basée sur la solidarité nationale. L’autre urgence concerne la redynamisation de l’offre Maroc. Pour cela, il faudra un dispositif d’aide à certains secteurs, comme l’automobile, et de soutien aux nouveaux secteurs", explique Hakim Marrakchi, président de la commission fiscalité et douane à la CGEM.
Sur le plan financier et comme elles s’y sont engagées, les banques se mobilisent pour soutenir les particuliers et accompagner les entreprises, même si elles doivent aussi faire face à l’envolée des impayés qui pourraient frôler les 130 MMDH d’ici la fin de l’année 2020.
Désormais, le véritable enjeu des prochains mois réside dans la préservation de l’emploi jusqu’à la sortie de crise. Pour cela, les panélistes préconisent des mesures de court terme pour renflouer la trésorerie des entreprises, mais aussi et surtout, des mesures structurelles de moyen terme pour doper leur compétitivité.
"Globalement, l’économie marocaine offre des poches de croissance encore inexploitées, liées notamment à la délocalisation, à l’énergie verte et au digital. Même les secteurs traditionnels, comme le tourisme, pourraient connaître un nouveau départ à l’issue d’une remise à plat de leur stratégie", précise le communiqué de la fondation.
De même, toutes les activités liées à la généralisation de la couverture sociale pourraient donner lieu à de nouvelles opportunités de création de valeur, tout en accélérant le processus de rattrapage social, selon la même source.
Pour relever ces nombreux challenges, les intervenants recommandent la résolution, de façon efficace et définitive, d’un certain nombre de freins identifiés à maintes reprises, tels que les lourdeurs administratives, les délais de paiement exagérés et les défaillances structurelles des secteurs de l’éducation et de la santé.
L’intégralité de la conférence, publiée le jeudi 29 septembre, ci-dessous:
à lire aussi
Article : Rabat : des officiers étrangers visitent le nouveau siège de la DGSN
À Rabat, la DGSN a accueilli des officiers de liaison accrédités auprès des représentations diplomatiques de plusieurs pays amis et frères afin de leur présenter les différentes infrastructures policières, ainsi que les installations administratives et sociales de son nouveau siège et son musée, dans le cadre du renforcement de la coopération sécuritaire avec le Maroc.
Article : Jusqu’à 42°C : une vague de chaleur s’installe dans plusieurs régions jusqu’au 25 mai
Une vague de chaleur accompagnée d’un épisode de temps chaud est attendue dans plusieurs régions du Maroc à partir de ce jeudi 21 mai 2026 et jusqu’au lundi 25 mai. Les températures pourraient atteindre jusqu’à 42°C dans certaines provinces du Royaume.
Article : Aïd Al Adha : l’ONCF met en place un plan de transport spécial
Du 20 mai au 7 juin 2026, l’Office national des chemins de fer (ONCF) a déployé un plan de transport spécial comprenant le renforcement des trains et des capacités sur les principaux axes afin d’assurer le confort, la sécurité et la fluidité des déplacements, tout en appelant les voyageurs à anticiper l’achat de leurs billets.
Article : Nouakchott : le président mauritanien reçoit Karim Zidane
Reçu par Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Nouakchott, le ministre délégué chargé de l’Investissement a réaffirmé la volonté commune du Maroc et de la Mauritanie de renforcer leur coopération et de donner une nouvelle dynamique à la coopération bilatérale, à même de la hisser au rang de partenariat intégré.
Article : Sahara marocain : Haïti, la Guinée et la Centrafrique réaffirment leur soutien à l’intégrité territoriale du Royaume
Les chefs de la diplomatie haïtienne, guinéenne et centrafricaine ont renouvelé leur appui à l’intégrité territoriale du Maroc et au plan d’autonomie, qu’ils considèrent comme l’unique solution crédible et réaliste au différend régional autour du Sahara marocain.
Article : Volkswagen lance le nouveau T-Roc au Maroc
Volkswagen Maroc poursuit le renouvellement de sa gamme SUV avec le lancement du nouveau T-Roc. Très apprécié sur le marché marocain depuis son arrivée, le SUV compact revient avec un design plus affirmé, un habitacle modernisé et davantage d’espace à bord, tout en conservant la philosophie qui a contribué à son succès.