img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
SOCIETE

Le télétravail et la labellisation des mesures sanitaires, autres ripostes au Covid-19

Le retour au télétravail, vivement recommandé par le wali de la région Casablanca-Settat et soutenu par la CGEM, est une manière de riposter à la hausse des cas de contamination dans la région, sans pour autant revenir à un confinement, ne serait-ce qu’à l’échelle régionale.

Le télétravail et la labellisation des mesures sanitaires, autres ripostes au Covid-19
Solène Paillard
Le 26 octobre 2020 à 15h16 | Modifié 11 avril 2021 à 2h48

Lors d’un wébinaire intitulé ''Covid-19 dans la région Casablanca-Settat : les éléments de riposte'', organisé dimanche 25 octobre par la Société marocaine des sciences médicales (SMSM), Jalal Charaf, directeur général délégué de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), a marché dans le sillage du wali de la région Casablanca-Settat, Saïd Ahmidouch.

Le représentant de la CGEM a en effet incité les entreprises de la région, particulièrement à Casablanca, à revenir au télétravail. ''Dès l’annonce de la hausse des cas dans la région Casablanca-Settat, le président de la CGEM a incité les entreprises à privilégier le télétravail lorsque c’est possible. Cela a déjà été dit par M. le Wali. Nous sommes sensibles à son message. Alors nous le redisons : que les salariés restent chez eux et poursuivent le télétravail'', a déclaré Jalal Charaf. Au passage, il a rappelé les ''kits de télétravail'' conçus par la CGEM pour permettre aux entreprises marocaines de poursuivre leurs activités de façon ''digitale''.

Il a aussi souligné la coopération des entreprises dans la mise en place des mesures barrières. ''Cela s’est concrétisé par un taux de positivité extrêmement faible lors de la campagne de dépistage massif dans les entreprises, coordonnée par la CGEM, le ministère de la Santé et de l’Intérieur'', a-t-il salué, rappelant que ''l’activité économique est intimement liée au niveau de maîtrise de la propagation de la pandémie par les autorités sanitaires''.

Labelliser les mesures de prévention anti-Covid sur les lieux de travail

Dans la foulée, il a rejeté l’idée d’un reconfinement. ''Le virus fait désormais partie de notre vie. Il n’est absolument pas concevable de suspendre l’économie par un nouveau confinement général. On ne peut pas se permettre un reconfinement, économiquement parlant. Les entreprises se démènent pour concilier les contraintes sanitaires et la poursuite de l’activité économique. Elles nous interpellent souvent lorsqu’elles ne savent plus comment agir. Beaucoup semblent d’ailleurs perdues. Il appartient donc désormais aux autorités de penser à de nouvelles stratégies pour ralentir la propagation du virus'', a-t-il prévenu, estimant que ''la difficulté provient de l’interaction des gens dans les sphères autres que professionnelles, et [que] c’est très certainement ce qui justifie les mesures de couvre-feu''.

''Reste à s’intéresser à des outils qui permettront de tracer, de piloter et de vérifier l’application des gestes barrières dans les entreprises'' qui ne peuvent pratiquer le télétravail, a poursuivi Jalal Charaf. A ce titre, il a annoncé la signature prochaine d’une convention entre la CGEM et l’Institut marocain de normalisation (Imanor), avec les ministères de la Santé et de l’Intérieur, afin de ''promouvoir l’utilisation du label Tahceine, octroyé aux entreprises qui appliquent les gestes barrières correctement''.

Et d’ajouter : ''La CGEM avait annoncé une labellisation sur les mesures de prévention contre le Covid. Nous nous sommes rapprochés de l’Imanor, qui a travaillé sur la base des guides élaborés par les équipes de la CGEM, du ministère de l’Intérieur et de la Santé. Nous voulions lancer un label, mais comme celui-ci existe déjà et qu’il est opérationnel, pour ne pas en créer un énième, nous avons décidé d’en faire la promotion.''

Le label Tahceine ''fixe les exigences devant être satisfaites pour assurer la continuité des activités dans des conditions sanitaires maîtrisées, et permettre de faire face, dans la durée, à la propagation de la maladie. Le référentiel propose également des lignes directrices et des recommandations permettant de satisfaire ces exigences'', indique l’Imanor sur son site. Ce dernier précise la procédure à suivre pour effectuer une demande de certification.

Une association pour gérer les services interentreprises

Mohammed Fikrat, président du Groupement interprofessionnel de prévention et de sécurité (GIPSI), a quant à lui indiqué avoir adopté ce label au sein de son entreprise, le groupe Cosumar. Une disposition qu’il juge ''utile'' compte tenu du fait que ''nous n’avons pour l’heure pas de vaccin, seulement des outils de prévention''.

L’entreprise a par ailleurs mis en place ''toutes les dispositions sanitaires nécessaires, notamment la distanciation, la désinfection des locaux, les précautions relatives aux différentes populations qui composent nos employés et, dans une certaine mesure, le télétravail''. Tout salarié qui s’absente est également testé ''de façon systématique'' à son retour.

Or, toutes les entreprises n’ont pas les moyens de tester leurs salariés, ni même parfois de mettre en place les dispositifs sanitaires comme le Plexiglas, les distributeurs de gel hydroalcoolique ou la distribution de masques. Autre problème : l’écrasante majorité du tissu entrepreneurial marocain est composé de TPE, et ces très petites entreprises n’ont pas la possibilité d’implanter dans leurs locaux un service médical de travail.

Pour pallier cette déficience, Mohammed Fikrat a annoncé la création de l’association ''Assist'', basée à Casablanca, à laquelle ont participé le GIPSI et l’Association des industriels de la zone Aïn Sebaa et Hay Mohammadi (AZIAN), entre autres parties prenantes. Son rôle est de ''gérer et porter les services interentreprises au service des PME et TPME''. Fraîchement créée il y a un mois environ, l’association devrait être prochainement opérationnelle, et déployée dans un premier temps uniquement à Casablanca.

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Tags : cgem
Solène Paillard
Le 26 octobre 2020 à 15h16

à lire aussi

Le musée du continent africain devrait ouvrir à la fin de 2027 (Mehdi Qotbi)
CULTURE

Article : Le musée du continent africain devrait ouvrir à la fin de 2027 (Mehdi Qotbi)

Porté par la Fondation nationale des musées, le futur musée du continent africain a franchi une étape décisive. Le président Mehdi Qotbi nous annonce que le plus grand complexe muséal d'Afrique, dont les travaux de gros œuvre ont dépassé 85%, entre dans sa phase finale avant une ouverture au public lors du dernier trimestre 2027.

Le jardinier marocain de Jany Le Pen expulsé vers le Maroc pour séjour irrégulier
Quoi de neuf

Article : Le jardinier marocain de Jany Le Pen expulsé vers le Maroc pour séjour irrégulier

Selon une information révélée par Le Parisien, Hatim B., un Marocain de 32 ans qui effectuait des travaux de jardinage chez Jany Le Pen, veuve de Jean-Marie Le Pen, a été expulsé le jeudi 23 avril vers le Maroc. En situation irrégulière en France depuis 2017, il faisait l’objet d’une mesure d’éloignement décidée par le préfet des Hauts-de-Seine.

Maghreb : une visite américaine dans un contexte de pression croissante sur l’Algérie
NATION

Article : Maghreb : une visite américaine dans un contexte de pression croissante sur l’Algérie

Annoncée par le département d’État, la tournée de Christopher Landau, du 27 avril au 1er mai, intervient dans un contexte marqué par l’implication croissante de Washington dans le suivi du dossier du Sahara et de ses prolongements onusiens.

Ordre des experts-comptables : le scrutin s’annonce serré (liste)
ECONOMIE

Article : Ordre des experts-comptables : le scrutin s’annonce serré (liste)

Le scrutin du 21 mai pour le renouvellement du Conseil national de l’Ordre des experts-comptables met en concurrence 41 candidats pour 11 sièges. Parmi eux, se dégagent des profils issus de grands cabinets internationaux, comme EY, Deloitte, Mazars, BDO, KPMG ou Grant Thornton, des figures expérimentées déjà présentes dans les instances de l’Ordre et des profils plus récents, illustrant les équilibres internes de la profession.

Protection des femmes victimes de violence : lancement officiel de la cellule centrale à Rabat
Quoi de neuf

Article : Protection des femmes victimes de violence : lancement officiel de la cellule centrale à Rabat

À Rabat, le ministère de la Solidarité a lancé la cellule centrale de prise en charge des femmes victimes de violence, chargée de renforcer la coordination institutionnelle, de superviser les structures territoriales et d'améliorer l’accompagnement juridique, psychologique et social des victimes.

Bourse de Casablanca : le MASI chute de 1,69%, les volumes grimpent à 667 MDH
La séance du jour

Article : Bourse de Casablanca : le MASI chute de 1,69%, les volumes grimpent à 667 MDH

La Bourse de Casablanca a clôturé la séance du 24 avril 2026 en baisse, avec un MASI en recul de 1,69% à 18.815,18 points. Les échanges ont atteint 667,11 MDH, dominés par Managem, Minière Touissit et Attijariwafa bank.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité