Paradis fiscaux : le Maroc retiré de la “liste grise” de l'UE
L’Union européenne a décidé de retirer le Maroc définitivement de la liste dite "grise" des paradis fiscaux.
Le Maroc quitte la liste grise de l'Union européenne. Pour cette dernière, le Maroc "se conforme désormais à toutes les normes fiscales internationales qui lui permettent de figurer dans le club restreint des pays qui ont fait preuve d’une évolution positive de leurs législations et pratiques fiscales", a appris la MAP auprès de l’UE.
"Depuis 2018, le Maroc s'est engagé dans des actions visant à garantir la conformité de son système fiscal avec les principes mondiaux de transparence et d'imposition équitable, tels qu'inscrits dans les critères de la liste de l'UE", a indiqué un porte-parole de l’Union européenne dans une déclaration exclusive à la MAP.
Il a rappelé que "les autorités marocaines ont introduit récemment des réformes qui modifient le régime fiscal de Casablanca Finance City pour le rendre conforme aux principes de concurrence fiscale loyale".
"Suite à une évaluation positive de cette réforme par l'OCDE", a expliqué le porte-parole, "les Etats membres ont décidé de retirer le Maroc de l'annexe II (pays et territoires qui ne se conforment pas encore à toutes les normes fiscales internationales)".
Le Maroc a en effet corrigé deux régimes fiscaux préférentiels, à savoir ceux des zones franches d'exportation et des entreprises exportatrices à travers la loi de finances 2020.
Concernant le régime fiscal de Casablanca Finance City (CFC), le Maroc a également adopté une nouvelle loi régissant les activités de la City en vue de renforcer la transparence et la nature des activités qui y sont exercées et d'améliorer son attractivité, notamment pour les entreprises éligibles à l’obtention du statut spécifique au pôle financier de Casablanca.
>>Lire aussi:
Liste grise de l’UE : voici ce que pense l’unité fiscale de l’OCDE du régime de CFC
Fiscalité. Voici pourquoi le Maroc a été maintenu dans la liste grise de l’UE
À découvrir
à lire aussi
Article : Échanges extérieurs : hausse des importations des biens d’équipement de 10,2 MMDH à fin mars 2026 par rapport à 2025
À fin mars 2026, les échanges extérieurs du Maroc ont été marqués par une hausse des importations de biens d’équipement de 10,2 milliards de DH par rapport à fin mars 2025, tandis que les exportations du secteur automobile ont progressé de 12,1%. Détails.
Article : IDE : les recettes reculent de 13,1% par rapport à fin mars 2025
DATA. À fin mars 2026, les recettes IDE se sont établies à 12,12 MMDH, en baisse de 13,1% par rapport à fin mars 2025.
Article : Mondial 2026 : Youssef Amrani visite les stades où jouera le Maroc
L’ambassadeur du Maroc aux États-Unis, Youssef Amrani, a effectué une tournée diplomatique en Géorgie et dans le Massachusetts. Entre préparatifs de la Coupe du monde de football 2026 et renforcement des alliances économiques, cette visite marque une nouvelle étape dans la "diplomatie de proximité" entre Rabat et les grandes métropoles américaines.
Article : Sahara marocain : l’Allemagne réaffirme son soutien à l’initiative d’autonomie et la juge “sérieuse et crédible”
À l’issue du dialogue stratégique Maroc-Allemagne tenu à Rabat, Berlin a réaffirmé son soutien à l’Initiative marocaine d’autonomie, jugée "sérieuse et crédible" pour le règlement du dossier du Sahara, estimant qu’une "véritable autonomie sous souveraineté marocaine" constitue l’option la plus réaliste, tout en annonçant son engagement à agir en cohérence sur les plans diplomatique et économique.
Article : Hydrogène vert : l'écart entre ambition et exécution des projets en débat à Fès
À l'Université Euromed de Fès, le cluster marocain de l'hydrogène vert (Green H2) a réuni experts, industriels et académiques autour des enjeux et défis de la filière, avec un focus sur ses deux produits stratégiques que sont le méthanol et l'ammoniac verts.
Article : Recettes voyages : hausse de 23,5% à fin mars 2026
Les recettes voyages ont atteint 31 MMDH à fin mars 2026, en hausse de 23,5% sur un an, selon les données provisoires de l’Office des changes.