Amadeus: Le Maroc améliore sa position dans les indices 2021 d'attractivité et de stabilité en Afrique
L’institut Amadeus, avec le soutien de Casablanca Finance City Authority, a publié l’édition 2021 de ses Indices de stabilité et d'attractivité en Afrique. Le Maroc a gagné une position en attractivité et deux rangs en stabilité par rapport à l'édition précédente.
Créés par l’institut Amadeus en 2012, les indices de la stabilité et de l’attractivité en Afrique, composés de plus de 70 sous-indicateurs, permettent d’offrir une vision d’ensemble de la situation économique, politique et sécuritaire du continent, et de comparer ainsi les performances des 54 pays africains.
"Le Maroc reste performant et régulier dans les indices d’attractivité et de stabilité, particulièrement en ce qui concerne le système bancaire et le cadre macro-économique. Les fondamentaux macro-économiques ont fait preuve de résilience, avec un taux d’inflation contrôlé et un niveau de réserves de change satisfaisant bien que sous tension", souligne l'édition 2021 du rapport.
Le Maroc est à la seconde place en termes d'attractivité
L’indicateur africain de l’attractivité économique permet d’appréhender le contexte économique, sanitaire, éducatif et social d’un pays à partir de trois niveaux, celui du potentiel du marché intérieur et de la dynamique économique récente de ce pays, celui de l’existence d’une réglementation et d’un écosystème local, y compris en termes de santé publique, et enfin celui de la disponibilité de facteurs de production.
Dans l'édition 2021, le Maroc est classé 4e en termes de potentiel et dynamique du marché domestique, juste après l'Afrique du sud (3e) et avant la Tanzanie (5e). L'Egypte est à la tête du podium sur la base de ce critère.
En termes de qualité de régulation, le Royaume est à la 2e place. Il vient après l'Ile Maurice (1er) et est suivi des Seychelles (3e). Enfin, concernant la productivité des facteurs de production, le Maroc est au 4e rang après la Tunisie (3e), l'Afrique du sud (2e) et l'Ile Maurice (1er).
Ainsi, dans le classement global d'attractivité, le Maroc se positionne au 2e rang, après l'Ile Maurice. Le Royaume est suivi par l'Afrique du sud (3e). Et c'est la Somalie (54e) qui se retrouve à la fin du classement.

Le rapport explique que les perspectives de croissance économique du Maroc (autour de 5% à 6%) en 2021 démontrent, malgré l’impact social sur les Marocains travaillant dans les secteurs les plus sinistrés par la crise, une certaine forme de résilience de l’économie face aux conséquences de la pandémie et de la récession globale qu’elle a engendrée.
Le Maroc 3e en termes de stabilité en Afrique
L’indice de stabilité permet d’appréhender la trajectoire politique d’un Etat dans sa complexité à partir des connaissances partagées par les scientifiques et les institutions productrices de sens et d’analyse telles que les think-tanks. Il comporte trois groupes de critères qui permettent d’articuler les défis politiques et sécuritaires immédiats, les enjeux de vulnérabilité de long terme et les capacités des pays à relever ces défis: la résilience de l’Etat, la résilience face aux vulnérabilités sociales et environnementales et enfin, la gouvernance et la sécurité.
Selon la même source, le Maroc est à la tête du classement en termes de résilience de l'Etat, il est suivi par le Botswana (2e) et l'Afrique du sud (3e) .
Concernant la résilience face aux vulnérabilités sociales et environnementales, le Royaume est 3e. Il vient après les Seychelles (1er), l'Ile Maurice (2e) et est suivi par l'Egypte (4e).
Enfin, sur la base de la gouvernance et la sécurité, le Maroc est à la 5e place, suivi par les Seychelles (6e). Il se positionne après le Botswana (4e) et c'est l'Ile Maurice qui se retrouve en tête.
Ainsi, le Maroc se retrouve à la 3e place dans l'indice global de stabilité, après le Botwana (2e) et l'Ile Maurice (1er). C'est encore la Somalie qui se retrouve à la fin de ce classement (54e).

"Au niveau de la stabilité, le bilan du Maroc est relativement bon, avec une faiblesse dans le secteur social où les indicateurs du chômage et du sous-emploi (18,2%), du chômage des jeunes (21,9%) et de l’insertion des femmes dans le marché du travail (21,3%) se comparent plutôt mal avec les autres pays africains, des défaillances que l’amélioration graduelle du niveau d’éducation tardent à résoudre", souligne le rapport.
Enfin, les enjeux environnementaux et hydriques sont un point de faiblesse pour le pays à l’instar de ces voisins nord-africains et sahéliens, conclut Amadeus.
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