Le Maroc a déjoué un plan de l'Espagne et de l'Algérie d'évacuer Ghali à bord d'un avion algérien (média)
Le journal espagnol "Ok Diario" a décrit avec quelques détails les "17 heures de tension" que la diplomatie espagnole a connues, à la suite d'une forte pression du Maroc pour le départ de Brahim Ghali, vers l'Algérie.
Le journal Ok diario a rapporté samedi 5 juin, en se basant sur des témoignages de sources directement impliquées, que le Maroc a exigé que l’avion devant transporter Brahim Ghali ne soit pas un appareil public de la présidence algérienne, prévu pour son départ.
Il s'agissait d'un Gulfstream IV-SP, immatriculé 7T-VPM. C'est le même avion avec lequel Ghali était entré en Espagne le 18 avril. Le même que l'Algérie avait utilisé pour transporter l'ancien président gravement malade Abdelaziz Bouteflika en Suisse en 2019 .
Ainsi, le Gulfstream 7T-VPM, qui avait déjà décollé de la base Boufarik a été contraint de faire demi tour sur ordre du gouvernement Sanchez, précise la même source. Une décision prise pour satisfaire la revendication du Maroc qui a insisté pour que l’avion n'appartienne pas à la flotte de la présidence algérienne. Selon le journal, l'Espagne et l'Algérie ont accepté cette condition.
Le gouvernement espagnol a donc opté pour l’entreprise française Airlec, société spécialisée dans l'aviation d'affaires, pour assurer le retour de Ghali en Algérie.
Le Maroc a ensuite posé deux nouvelles exigences : qu'aucun officiel espagnol ne raccompagne Ghali à l’aéroport de Pampelune et que le départ soit filmé. Le gouvernement espagnol a accepté ces deux conditions.
Cependant, on ignore qui a pris en charge l’avion médicalisé français. "La version officielle indique que le contrat d'Airlec a été réglé par les caisses publiques algériennes. Une version démentie par certaines sources consultées, qui assurent que la facture a été payée par l’Espagne", souligne le journal espagnol "Ok Diario".
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