BO52 : Une résidence « verte » sortie de terre sur la Place financière de Casablanca
Ce bâtiment, principalement résidentiel, a reçu la certification Haute qualité environnementale. Il a été conçu de façon à répondre aux exigences environnementales en termes de qualité thermique et acoustique, mais aussi à s’inscrire dans l’héritage architectural de Casablanca.
« Ce bâtiment, c’est la continuité d’une modernité casablancaise. » Driss Kettani n’est pas peu fier de la résidence baptisée « BO 52 », fraîchement sortie de terre, dans le nouveau quartier dit Place financière, à Casablanca, dont il est à l’origine avec trois autres confrères : Yachar Bouhaya, Saad El Kabbaj et Mohamed Amine Siana.
Ce projet immobilier, dont la construction a démarré en janvier 2019, a été développé par Linkcity, filiale du groupe Bouygues Construction, dans le quartier Casablanca Finance City (CFC). Il se compose de trois entités : une entité bureau en R+2 (rez-de-chaussée plus deux étages), un bâtiment principal en R+16 et un bâtiment en arrière-plan qui donne sur un futur jardin en R+13. Au total, le complexe abrite 168 appartements.
Rendre à Casablanca un peu de sa modernité
Le concept de ce bâtiment est basé sur trois dimensions, explique Driss Kettani, joint par Médias24. « La première dimension est relative à la ville de Casablanca et au quartier de la Place financière. Tout l’enjeu était d’intégrer le bâtiment de la manière la plus harmonieuse qui soit au sein de cette place. C’est un nouveau territoire dans la ville, et donc une nouvelle manière de penser la ville, notamment avec la présence très symbolique et très importante de Anfa Park. Il s’agissait également de composer avec la tour CFC, l’un des repères de ce quartier, et de compléter la silhouette qui est en train de s’y dessiner progressivement », précise Driss Kettani.
Aux yeux de cet architecte et de ses trois confrères, la ville de Casablanca n’a rien perdu de l’inspiration qu’elle a suscitée au XXe siècle ; elle qui fut incontestablement un laboratoire architectural reconnu à l’international. « C’est là une autre dimension de ce projet, qui relève d’une volonté très forte de s’inscrire dans un héritage Casablancais qui est celui de la modernité. Nous avons effectivement voulu rendre hommage à cette modernité, parce que finalement, la tradition casablancaise c’est justement sa modernité. Aujourd’hui, si on devait définir la tradition Casablancaise en termes d’architecture, c’est justement cette modernité qui prévalait à l’époque des années 50-60, et qui est désormais un classique à Casablanca. Quand je parle d’inscription dans cet héritage, je parle de blancheur, de sobriété, de simplicité, de belles lignes horizontales, d’espaces clairs, modernes, ouverts, lumineux, fluides… », explique Driss Kettani.
La résidence « s’inspire de l’essence des codes de l’architecture qui ont fait la spécificité de Casablanca tout au long du XXe siècle. Mais il s’agit également d’affirmer pleinement sa contemporanéité en tâchant de proposer une écriture de son temps, légère, blanche, forte et subtile à la fois », lit-on d’ailleurs dans le communiqué relatif à l’inauguration de ce complexe.
Un bâtiment certifié Haute qualité environnementale
La troisième dimension est liée « à la volonté de dégager le plus possible les vues, d’avoir les plus belles vues possibles et de créer un espace intérieur aéré et spacieux. Toutes ces contraintes nous ont menés à la morphologie ; à la composition du projet tel qu’on l’aperçoit aujourd’hui ». Et Driss Kettani d’ajouter : « Avec Linkcity, nous avons voulu proposer l’offre la plus adéquate pour les futurs acquéreurs, notamment à travers des terrasses périphériques généreuses, qui sont des espaces très prisés par les Casablancais. C’est une composante très importante du projet. »
Le bâtiment se veut également « le plus respectueux possible de l’environnement. » Le plus respectueux possible ? La structure du bâtiment est en béton, reconnaît Driss Kettani, « mais tout un travail a été réalisé en termes de qualité thermique et acoustique, de durabilité et de protection solaire. Nous avons choisi des matériaux ayant le moins d’impact néfaste sur l’environnement, comme le bois et le verre. Mais les matériaux ne sont pas la seule composante qui conditionne la durabilité d’un projet. Il y a aussi l’isolation thermique et acoustique, ainsi que l’économie d’énergie. Les appartement sont dotés d’un système de renouvellement d’air, ce qui permet de faire circuler un air propre et sain, et les terrasses ont été conçues de manière à protéger les occupants d’un ensoleillement excessif ».
Cette résidence a reçu le label HQE, pour « haute qualité environnementale ». Opérée par l’entreprise française Cerway (présente au Maroc depuis 2017), cette certification « n’est pas la résultante du respect de normes réglementaires, [mais] s’inscrit davantage dans une démarche qualité relative au développement durable et à l’architecture écologique. (…) Le projet doit prendre en considération l’exploitation des ressources biologiques et l’orientation des bâtiments. Ces principes valent pour tout le cycle de vie du bâtiment, de la conception à l’utilisation à long terme », indique le site de Batimat, le salon international de l’industrie et des métiers du bâtiment. Cette résidence est l’une des premières à Casablanca à recevoir le label HQE.
Une autre approche prisée par les architectes est celle de la mixité : « Ce projet est un programme mixte : une grande majorité d’appartements résidentiels avec une composante bureaux et des commerces en rez-de-chaussée. L’idée, c’est de proposer une architecture contemporaine, de son temps, qui puisse revendiquer une modernité caractéristique de la ville de Casablanca, tout en s’inscrivant de façon harmonieuse dans l’environnement où il a été implanté », conclut Driss Kettani.
Jusqu’à présent, la moitié des appartements ont été livrés à leurs acquéreurs. L’autre moitié devrait être livrée « avant fin 2021 ».
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