PCNS : la rupture entre l'Algérie et le Maroc est un saut dans l’inconnu (M. Loulichki)
Le Policy Center for the New South a publié, mardi 7 septembre, une note de Mohammed Loulichki, intitulée "La rupture entre l'Algérie et le Maroc : un saut dans l’inconnu". L'auteur analyse les circonstances, les réactions et les conséquences de cette rupture des relations entre les deux pays.
Dans cette note analysant la rupture des relations entre l'Algérie et le Maroc, M. Loulichki, Senior Fellow au PCNS, affirme qu'il s'agit d'une rupture programmée en expliquant que "tous ceux qui ont suivi les péripéties des deux dernières années ont anticipé ce développement dans les relations tendues entre les deux pays... Le Maroc n’a jamais envisagé une telle décision. Même dans les moments les plus difficiles dans les rapports entre les deux voisins, l'Algérie donnait l’impression de s’acheminer vers cette option"
Dans une partie analysant la réaction des deux pays et de leurs partenaires à propos de cette décision, l'auteur de la note explique que l’histoire des relations entre les deux pays a démontré la nécessité de “donner le temps au temps” et de s’inscrire dans une perspective à long terme pour pouvoir espérer rétablir des relations normales entre l'Algérie et le Maroc.
Concernant les conséquences de cette rupture des relations, il estime que sur le plan diplomatique, "chacun des deux pays sera appelé dans les jours ou semaines qui viennent à choisir un pays tiers qui assumera la protection de ses intérêts et de ceux de ses ressortissants avec le consentement de l’autre pays".
Sur le plan politique, la rupture pourrait "entraîner une plus grande radicalisation des positions et une surenchère dans les rapports entre les deux capitales".
"Il est impératif, dans l'intérêt des peuples, algérien et marocain, et plus globalement du Maghreb, d'éviter que la situation dégénère au point de provoquer une rupture dans le sens humain entre les deux sociétés, synonyme d’éloignement, de cassure, de fracture et de déchirement entre les deux peuples que tout unit et rapproche", conclut Mohammed Loulichki.
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