Comment les scores des partis ont évolué au cours des 6 derniers scrutins législatifs
La chambre des représentants nouvellement élue compte exactement 13 partis, 12 si on compte l’alliance de la gauche démocratique en un seul parti. Cette situation contraste grandement avec les années 2000 où le nombre des partis représentés dépassait la vingtaine.
Avec le nouveau quotient électoral, bon nombre d’observateurs s’attendaient à davantage de petits partis représentés au parlement. Il n’en est rien puisqu’avec 13 partis, le Maroc enregistre un plus bas niveau historique depuis 1997.
Les fusions et absorptions y ont contribué, comme c’est le cas pour la fusion entre 4 partis pour créer le PSU en 2002 et la fusion entre 5 partis pour créer le PAM en 2008. Tandis que le parti socialiste démocratique (PSD) et le parti travailliste (PT) ont été absorbés par l’USFP, et l’Union démocratique (UD), elle, par le MP.
Mais ce n’est pas la seule explication. Plusieurs autres petits partis qui arrivaient à décrocher quelques sièges au parlement, ne sont plus visibles sur l’échiquier politique aujourd’hui.
C’est le cas par exemple du parti de l’Action (PA), le parti des Forces citoyennes (PFC) ou encore le parti Marocain libéral (PML), le parti du Renouveau et de l’équité (PRE), le parti de la réforme et du développement (PRD) ou encore l’Union marocaine pour la démocratie (UMD).
Depuis 1997, nous n’avons assisté qu’à deux nouvelles formations qui se sont érigées en partis de grande taille. Il s’agit du PJD et du PAM.
Le PJD a commencé son ascension graduellement à partir de 1997 (sous le nom du MPCD) avec 9 sièges pour arriver au sommet de sa gloire en 2016, en culminant à 125 sièges, avant le krach historique du 8 septembre dernier.
Le PAM, quant à lui, était parvenu à remporter 47 sièges dès ses premières élections législatives en 2011. Il faut dire qu’au delà de la fusion des 5 partis, c’est l’élan créé par le “Mouvement de tous les démocrates” qui a été décisif dans cette ascension fulgurante.
Ce parti a pu conforter sa place, en tant que deuxième force politique du pays, même après les dissensions internes qui l’ont frappées, avant son quatrième congrès de 2020. Pour les élections de 2021, beaucoup d’observateurs le voyaient en déclin, mais il a finalement montré une surprenante résilience et s’est avéré crédible et débarrassé de la parenthèse Omari..
Depuis maintenant 14 ans, la scène politique marocaine est dominée par un cercle restreint constitué de 8 partis, qui semble de plus en plus difficile à percer pour les autres formations politiques. Mais à l'intérieur de ce cercle, se détachent trois: RNI, PAM et Istiqlal.
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