En redressement fiscal, Sound Energy dépose un recours devant le tribunal administratif
Le fisc réclame 14 millions de dollars à la société britannique au titre de "cessions d’actifs non déclarées" entre 2016 et 2018. Malgré la chute brutale du cours de l’action de Sound Energy à la Bourse de Londres, une source proche du dossier dément tout arrêt de ses projets ou un éventuel départ du Maroc.
Connu depuis le mois d’août dernier, le redressement fiscal dont fait l’objet la société britannique d’exploration pourrait-il mettre fin à ses projets de distribution et de commercialisation du gaz découvert à Tendrara, voire à sa présence au Maroc ?
Des sources proches de l'opérateur répondent par la négative. En revanche, la société de recherche Alpha Mena estime que ce redressement fiscal bloque le plan de développement de Sound Energy au Maroc.
Dans le secteur, une source fiable nous révèle que Sound Energy a déposé un recours devant le tribunal administratif contre ce redressement fiscal.
L'administration fiscale marocaine réclame 14 millions de dollars (145 MDH) à Sound Energy pour une cession de droits intra-groupe de deux sociétés, dont une SARL marocaine. Notre source évoque une mauvaise interprétation de la part du fisc.
Sound Energy a engagé 700 millions de DH en exploration pétrolière au Maroc.
Après l'annonce du redressement fiscal, la valeur a chuté de près de 50% à la Bourse de Londres. Les levées de fonds pour des augmentations de capital sont devenues beaucoup plus compliquées selon des sources sûres.
« Cette initiative a d’autant moins de sens qu’elle vise à taxer une société d’investissements basée à Londres, qui est venue au Maroc à la demande des autorités de tutelle », explique notre source.
« Quand une société qui commence à peine à opérer au Maroc est taxée brutalement, alors qu’elle n’a pas encore commencé à commercialiser ses découvertes, cela risque de remettre totalement en question l’attractivité énergétique du Royaume pour d’éventuels nouveaux investisseurs. »
Notre source déclare que tous les projets de la société anglaise restent valides, tant avec l’ONEE qu’avec le groupe Afriquia Gaz, et que Sound Energy maintient tous ses investissements au Maroc.
Comme origine des retards, notre interlocuteur évoque des problèmes d’ordre administratif. Il reste convaincu qu'une issue judiciaire ou un accord amiable sera trouvé avec l'administration fiscale.
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