Stabilisation du marché monétaire en ce début d’année

M.Ett

| Le 6/2/2022 à 16:44
Le déficit de liquidité connait un léger creusement mais le cadre général reste stable en ce début d’année, d’après un gérant de fonds de la place. Analyse.

Le déficit de liquidité bancaire s’est légèrement creusé de 1,2% au cours de la semaine allant du 27 janvier au 3 février 2022 pour s’établir à 71,3 milliards de DH en moyenne hebdomadaire, d’après le dernier point de BMCE Capital Global Research (BKGR) intitulé « Fixed Income Weekly » diffusé ce vendredi 4 février.

Cette variation a été observée au moment où Bank Al-Maghrib a augmenté ses avances à 7 jours qui passent de 34,1 milliards de DH à 35,8 milliards de DH, d’après la même source.

En parallèle, les placements du Trésor se sont appréciés pour se situer à 15,4 milliards de DH contre 13,1 milliards de DH.

De son côté, le TMP continue d’être stable à 1,5% alors que le MONIA ressort à la baisse à 1,42%.

Contacté par LeBoursier, un gérant de fonds de la place fait le point sur l’évolution du marché monétaire en ce début d’année: « les conditions monétaires sont globalement stables. Il n’y a pas eu de fortes évolutions, que ça soit amélioration ou dégradation. Le niveau du déficit de liquidité reste toujours proche des 75 milliards de DH ».

« Ce non changement des conditions monétaires globalement est lié en grande partie à la stabilité du stock des avoirs des réserves. Celui-ci n’a pas changé depuis début 2022. En revanche, le Trésor a exercé une petite pression monétaire depuis le début de l’année vu l’ampleur des levées qu’il avait », souligne-t-il.

Et d’expliquer : « la liquidité bancaire est influencée par trois facteurs. Le premier, ce sont les avoirs de réserves de change. Le deuxième facteur, c’est la monnaie fiduciaire. Le mois de janvier n’est généralement ni un mois de sortie ni de récolte de monnaie fiduciaire. Les chiffres sortiront peut-être la semaine prochaine mais je pense que le niveau de la monnaie fiduciaire n’a pas changé ».

« Le troisième facteur autonome qui impacte le déficit de la liquidité porte sur les opérations nettes de l’administration centrale. C’est-à-dire, les opérations du Trésor. Depuis le début de cette année, le Trésor a beaucoup levé, en même temps il a placé sur le marché. Il a remboursé de la dette pendant cette période. Mais il y a un effet de décalage entre les deux opérations, ce qui a créé momentanément un petit décalage du cash », ajoute-t-il.

« Le Trésor est un opérateur hors marché. Il a un compte auprès de la banque centrale et non auprès des banques commerciales. Du coup, si le Trésor ne remet pas dans le circuit cet argent auprès des banques commerciales, des petites tensions peuvent être créées », continue notre interlocuteur.

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
lire aussi

Un proche vous offre cet article

Inscrivez-vous gratuitement pour lire cet article, habituellement réservé aux lecteurs abonnés.

Vous êtes déjà inscrit ? Se connecter