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MAScIR : le point sur l’activité de la fondation avec sa directrice générale, Nawal Chraibi

La fondation fait partie des acteurs qui se sont distingués pendant la pandémie de Covid-19 au Maroc. Durant ces deux dernières années, MAScIR a également développé des kits pour diagnostiquer des maladies graves comme le cancer.

MAScIR : le point sur l’activité de la fondation avec sa directrice générale, Nawal Chraibi
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Le 7 février 2022 à 14h18 | Modifié 7 février 2022 à 16h09

Dans une interview accordée à Médias24, Nawal Chraibi, directrice générale de MAScIR, revient sur l’activité de la fondation depuis le début de la pandémie de Covid-19 au Maroc.

Médias24 : Tout d’abord, comment la fondation a-t-elle géré la période de la pandémie ?

Nawal Chraibi : Afin de faire face à la recrudescence des cas de Covid-19 au Maroc, la fondation MAScIR a adopté plusieurs mesures pour minimiser les risques de contamination et assurer la continuité de son activité.

Le département des ressources humaines et QSE (qualité, sécurité et environnement) ont mis en place plusieurs actions, notamment l’organisation d’un plan de télétravail par centre ; la mise en place d’une procédure d’urgence en cas de détection d’un cas positif ; la mise à disposition des dispositifs de prévention (gel, masques, distanciation, espacement des bureaux,...); la mise en place d’un plan de prévention et de riposte.

Il y a eu aussi un travail sur la communication en interne à travers des notes, breaking news Covid-19, séances de sensibilisation et de formation par des médecins et psychologues, questionnaires après les confinements et vacances.

- Ces mesures ont donc permis à MAScIR de continuer à œuvrer et à concevoir différents dispositifs pour accompagner le Maroc dans cette période difficile... 

- Tout d’abord, il y a lieu de rappeler que MAScIR est un centre de recherches pluridisciplinaires qui relève de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Les équipes de recherches marocaines travaillent dans les domaines de la biotechnologie, des matériaux ainsi que de la microélectronique.

Au cours des dix dernières années, ces équipes ont pu acquérir un savoir scientifique sur plusieurs technologies, et une maîtrise technique pour concevoir et développer des solutions afin de répondre aux besoins du Maroc dans plusieurs secteurs, notamment la santé, l’agriculture, le développement durable et l’industrie.

Durant cette période de pandémie, nous avons exploité deux technologies pour concevoir, produire et commercialiser deux produits :

- le kit MAScIR Sars-CoV 2, basé sur la technologie RTqPCR ;

- le dispositif Rapid Covid-19 IR, basé sur la technologie spectroscopie infra-rouge. Ce dernier a été développé dans une logique de screening à grande échelle pour aider à augmenter la capacité globale de dépistage et accompagner la reprise progressive de l’activité économique. Il s’agit d’un dispositif portable et miniaturisé, qui présente plusieurs avantages, dont l’absence de réactifs ou de préparation spécifique pour la réalisation du test, et l’obtention du résultat sur smartphone en moins de 20 secondes.

Ces kits sont destinés aux laboratoires d’analyses pour le diagnostic de la maladie. Le dispositif Rapid Covid-19 IR est, lui, destiné aux sites industriels pour le dépistage à grande échelle.

- Qu'en est-il de leur commercialisation ?

- Ces produits sont déjà commercialisés au Maroc. Plus de 3 millions de kits MAScIR Sars-CoV-2 ont été commercialisés depuis juillet 2020 à travers la start-up Moldiag, créée par la fondation, et qui compte parmi ses références le ministère de la Santé et plus de 50 laboratoires privés à travers le Maroc.

Par ailleurs, plus de 50 dispositifs Rapid Covid-19 IR ont été commercialisés depuis mars 2021, à travers la start-up Medevice, dans les secteurs privé et public.

- Ces produits sont-ils exportés à l’étranger ?

- L’opération d’export nécessite une maîtrise des modalités de conservation et de la chaîne de froid, car les kits doivent être conservés à -20°. Ce qui est difficile à garantir avec les conditions de restrictions actuelles.

Nous avons reçu des sollicitations pour exporter les kits MAScIR Sars-CoV-2 en Afrique. Une livraison est en cours à destination d’un pays de l’Afrique de l’Est.

- Outre les produits développés pour accompagner la pandémie de Covid-19, MAScIR travaille sur d’autres dispositifs, notamment contre le cancer. Quels sont les principaux projets sur lesquels travaille la fondation ?

- Notre approche est basée sur la maîtrise de certaines technologies dans le domaine de la santé. On parle de technologies comme la RT-qPCR, la LAMP, la spectroscopie, les biosimilaires ou encore, récemment, les puces microfluidiques.

À partir de cette maîtrise, on développe des kits pour des maladies prévalentes au Maroc, qui s’inscrivent dans le renforcement de la sécurité sanitaire et la généralisation de la couverture médicale.

À date d’aujourd’hui, nous avons un portefeuille de kits pour le Covid-19 (MAScIR Sars-CoV-2), le cancer du sein type HER2 (MAScIR Her2-Quant), l’hépatite C (VIRQUANT RT-qPCR) et la tuberculose (MAScIR TB SS-LAMP).

Pour la tuberculose, nous avons un dispositif électronique (Rapid Loop-Amp 12) qui permet d’analyser 12 échantillons en 30 minutes. Il a également la particularité d’être mobile pour des campagnes de dépistage dans les zones enclavées. 

Tous ces produits déjà développés, et après avoir obtenu les autorisations de mise sur le marché ou les certificats d’enregistrement (par la Direction des médicaments et de la pharmacie, NDLR), sont commercialisés par des start-up.

Dans le domaine de la santé, on peut citer les deux véhicules de valorisation (start-up) Moldiag et Medevice, ainsi que Agriscan dans le domaine de la smart agriculture, et Pnuval dans le domaine du recyclage des pneus usés, dans une logique de développement durable.

Nous avons créé, à date, plus de 10 start-up sur lesquelles nous communiquerons ultérieurement.

- Quels sont les projets futurs de la fondation ? 

- Nos projets futurs s’inscrivent dans la continuité de notre mission initiale, à savoir la promotion au Maroc des pôles de recherche et de développement technologique ; la valorisation des résultats de la recherche à travers le transfert de technologie, la création de spin-off et de start-up ; et la contribution à l’émergence, au Maroc, d’une économie du savoir.

Concernant l’année 2022, nous allons nous concentrer sur la valorisation des résultats des projets de recherche déjà finalisés et sur la construction de programmes de recherche avec des acteurs publics et privés, et des objectifs sur le court et le moyen terme en fonction des mécanismes de financement qui seront mis en place pour la R&D.

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Le 7 février 2022 à 14h18

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