La vente judiciaire de la Gazelle d'or n'a pas eu lieu
Prévue ce mardi 10 mai, la vente aux enchères du célèbre hôtel la Gazelle d'or n'a finalement pas eu lieu. Cette opération devait se faire au profit de Bank of Africa, qui fait valoir une créance de 27 millions de dirhams, résultat d'un crédit souscrit par les héritiers Adham dans des circonstances contestées par Ghita Bennis, la gérante historique de l'hôtel.
Un sursis pour la Gazelle d'or ? Le mythique hôtel de Taroudant n'a pas été vendu aux enchères à la séance du 10 mai 2022, date préalablement fixée par la justice.
L'opération a-t-elle été reportée ? Suspendue ? Annulée ? Contactée par Médias24, Ghita Bennis, PDG de la société, s'est contentée de nous indiquer qu'elle n'avait pas eu lieu à la date programmée. Depuis l'annonce dans nos colonnes, la défense de l'intéressée pèse de tout son poids pour court-circuiter la vente ordonnée au profit de Bank of Africa (ex-BMCE), créancier de l'hôtel à hauteur de 27 MDH.
La créance de l'établissement bancaire a été établie par un jugement rendu en janvier 2021. Mais les circonstances de sa naissance restent floues. Il s'agit d'un crédit contracté au moment où Ghita Bennis était en litige avec les héritier de Kamal Adham, son ancien associé. Durant ce conflit qui a duré plus de six ans, l'intéressée avait été écartée de la gestion de l'hôtel, qu'elle n'a récupérée qu'après un revirement favorable en 2018.
D'ailleurs, Ghita Bennis conteste le bienfondé du crédit "contracté" à son insu et auquel elle n'a "jamais souscrit". Sa défense a interjeté un recours pour annuler le jugement reconnaissant le crédit. Une audience est prévue le 6 juin à la cour d'appel de commerce de Casablanca. Les juges tentent depuis le début du procès de notifier la procédure à Michaal Kamal, un des héritiers Adham.
Le non-aboutissement de la vente judiciaire peut s'expliquer également par la procédure d'appel en cours. Cette procédure emporte, de droit, suspension de l'exécution du jugement de première instance. Autrement dit, Bank of Africa n'est censée recouvrer sa créance qu'en cas de confirmation de ce jugement par la cour d'appel.
L'annonce de l'opération, qui devait tourner autour des 47 millions de dirhams (prix de départ), avait suscité l'émoi de ceux qui connaissent l'histoire de l'établissement, autrefois fréquenté par le couple présidentiel, Jacques et Bernadette Chirac.
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