Nabila Rmili vise 4,2 MMDH de revenus pour Casablanca au titre du budget de 2023
Confrontée à des contraintes budgétaires, Nabila Rmili ambitionne d’augmenter les revenus de la ville et en appelle à la solidarité dans la collecte des taxes locales.
- 200 MDH de subvention au transport public pour éviter une hausse des prix.
- 150 MDH pour la maintenance des routes.
- Le budget de fonctionnement s’alourdit de 15%.
- L'ambition d'atteindre 2.000 hectares d’espaces verts au lieu des 400 actuels.
La commune de Casablanca prévoit de récolter 4,2 milliards de dirhams en revenus au titre du budget de 2023, soit une hausse de 10% par rapport à 2022, a expliqué Nabila Rmili lors de la première partie de la session ordinaire d’octobre du conseil communal, le mercredi 5 octobre. Son objectif est de dépasser 5 milliards en 2025, à travers une augmentation annuelle de 10%.
Pour l’année 2022, les revenus récoltés jusqu’à présent s’élèvent à 3,4 milliards de dirhams, a précisé la maire. Elle espère boucler l’année avec 3,8 milliards de dirhams, ce qui correspond au budget de fonctionnement inscrit au budget de l’année 2022.
Un budget insuffisant
“La situation n’est pas du tout confortable pour la commune. Le maximum que l’on a pu récolter en une année a été de 3,5 milliards de dirhams, en 2021. Casablanca ne peut pas fonctionner avec ce montant-là, surtout si on a l’ambition de la hisser aux standards des métropoles internationales”, a déclaré Nabila Rmili.
“Le budget dont on dispose aujourd’hui suffit à peine à payer les fonctionnaires, la gestion des déchets et quelques engagements. On a besoin d’un milliard de dirhams pour construire et mettre à niveau les routes de Casablanca. On a besoin d’un autre milliard si on veut réaliser l’ambition des 2.000 hectares d’espaces verts, au lieu des 400 hectares actuels”, a-t-elle ajouté.
“Le fonctionnement habituel de la commune est à sa propre charge”
Nabila Rmili a indiqué avoir été “obligée” de procéder à “des arbitrages difficiles”, comme celui de relever le prix du ticket d’entrée au zoo, qui est actuellement à 50 dirhams, pour s’aligner sur celui de Rabat. Cette hausse permettra de réduire la subvention allouée à ce service, qui plafonne chaque année entre 10 et 15 millions de dirhams.
En revanche, un budget de 200 millions de dirhams a été réservé à la subvention du transport public par bus et tramway, afin de réduire le déficit dans ce service, qui atteint désormais 5 millions de dirhams. Nabila Rmili a expliqué avoir choisi cette option pour éviter d'augmenter les prix du ticket du bus. “Nous dépensons chaque année 40 millions de dirhams dans la maintenance des routes, alors que les études indiquent qu’il en faudrait 700 millions. Nous avons relevé ce montant à 150 millions de dirhams.”
Nabila Rmili a également souligné le fait que le budget de fonctionnement s’était alourdi de 15%. “On est autonomes à 96%. L’État participe au financement des grands projets, mais le fonctionnement habituel de la commune est à sa propre charge.”
Pour faire face à cette situation et augmenter les revenus de la commune de Casablanca, celle-ci prévoit d’entreprendre un certain nombre d’actions, notamment le recouvrement des redevances dues par les cafés et restaurants de la ville.
D'autre part, Nabila Rmili a déclaré que la commune avait recouvert 120 millions de dirhams des 400 millions de dirhams dus aux exploitants de panneaux publicitaires, une somme qui s'est accumulée depuis depuis 2020.
La maire de Casablanca a par ailleurs rappelé les autres priorités définies par le conseil pour son mandat : la valorisation et la régularisation du foncier appartenant à la commune, la réhabilitation du centre-ville, la construction du grand musée de Casablanca et du palais des congrès, la modernisation de l’administration, la construction d’une unité de recyclage des déchets, un nouveau marché de gros et la construction de trois nouveaux parkings.
Le vote du budget de la ville aura lieu lors de la deuxième partie de la session ordinaire du conseil communal, le 19 octobre.
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