“L’Appel de Casablanca” pour sécuriser l'accès des agriculteurs africains aux engrais
À l’occasion du 3e Forum africain de financement des engrais, les pays africains ont lancé “l’Appel de Casablanca”, en vue de sécuriser l’accès des agriculteurs du continent aux engrais dont les cours se sont envolés.
Destinées à apporter aux plantes des compléments d'éléments nutritifs, les engrais sont essentiels pour améliorer la croissance, augmenter le rendement et la qualité des cultures. Sauf que la pandémie, conjuguée à la guerre en Ukraine qui perturbe la production d'engrais, a entraîné une hausse importante des tarifs de ces intrants agricoles.
“Les prix internationaux de référence des engrais ont augmenté ces derniers mois, atteignant des niveaux record. Les hausses les plus notables concernent les engrais azotés”, constate l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Organisée les 12 et 13 octobre à Casablanca, le 3e Forum africain de financement des engrais avait pour objectif de trouver des solutions pour permettre aux agriculteurs africains d’accéder à ces intrants agricoles, sans que leur trésorerie ne vire au rouge.
En ce sens, les participants au Forum africain de financement des engrais ont lancé “l’Appel de Casablanca”, afin de fédérer les efforts pour sécuriser l’accès aux engrais des agriculteurs du continent. Une feuille de route a d’ailleurs été adoptée à l’issue des consultations qui ont été menées. Ces principaux points se déclinent comme suit :
- Créer les conditions d’une meilleure synergie entre les différentes initiatives visant à faciliter l’accès aux engrais à un prix abordable pour les petits exploitants ;
- Généraliser l’utilisation de nouveaux instruments de financement, telle la garantie commerciale de crédit qui génère un effet de levier de 15 fois le montant investi ;
- Travailler sur de nouveaux mécanismes qui facilitent l’accès aux autres intrants agricoles, avec une diffusion plus large de nouvelles techniques et technologies agricoles assurant un rendement maximal.
“Ces actions sont de nature à augmenter la productivité agricole du continent et à combler le déficit des filières concernées pour garantir la souveraineté alimentaire de l’Afrique”, précise un communiqué.
Pour sa part, la Banque africaine de développement a mobilisé un peu plus d’un milliard de dollars, dans le cadre de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence, pour permettre à 20 millions de petits exploitants africains, dans 24 pays, d’avoir accès aux engrais et de se procurer des semences”, ajoute la même source.
L’objectif étant de “produire 38 millions de tonnes de denrées alimentaires supplémentaires d’une valeur approximative de 12 milliards de dollars sur les deux prochaines années”, a souligné Martin Fregene, directeur pour l’agriculture et l’agro-industrie à la Banque africaine de développement.
En outre, OCP Africa a contribué à l’effort continental à travers la distribution de 550.000 tonnes d’engrais dans 20 pays, destinés à 4 millions d’agriculteurs, sous forme de dons et rabais. Soit 16% des besoins annuels de l’Afrique, en attendant que le Groupe OCP ne concrétise son engagement de consacrer 4 millions de tonnes d’engrais adaptés aux besoins des sols et cultures du continent d’ici à 2023.
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