Le gouvernement s'engage à réussir le chantier de réforme du système de santé (Akhannouch)
Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a exprimé, le jeudi 1er décembre à Rabat, la détermination du gouvernement à réussir le chantier de réforme du système national de santé en consécration des piliers de l’État social.
La réussite de ce chantier est à même de mettre fin à l’exclusion et à la marginalisation, et d’instaurer la justice territoriale en matière d’accès équitable aux services de santé et hospitaliers pour tous les citoyens, a affirmé Aziz Akhannouch, qui s’exprimait à l’ouverture des travaux du Conseil de gouvernement.
Il s’est également félicité du travail continu qu’entreprend le gouvernement pour la mise en œuvre appropriée du chantier de généralisation de la protection sociale, dans le plein respect de l’agenda royal.
A compter du 1er décembre 2022, quelque 4 millions de familles soumises auparavant au Régime d’assistance médicale (RAMED) profiteront automatiquement de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), a rappelé le chef du gouvernement.
En vertu de ce système, l’État prendra en charge les frais d’adhésion mensuels de ces catégories à l’AMO, tant qu’elles seront dans le besoin, a-t-il précisé. Elles bénéficieront des mêmes services et privilèges auxquels elles avaient droit dans les hôpitaux publics, et seront remboursées d’une grande partie des frais de médicaments, d’hospitalisation ou de soins en cabinet privé, selon les taux en vigueur.
Pour accompagner ce chantier, la mise à niveau du système de santé est nécessaire. Sa réforme repose sur quatre piliers : une bonne gouvernance visant le renforcement des mécanismes juridiques, la maîtrise du travail des acteurs, la consolidation de la gouvernance hospitalière et la planification territoriale de l’offre sanitaire.
Aujourd’hui, le gouvernement pose les premiers jalons de cette réforme, en examinant quatre projets de lois :
- Le premier porte création de la Haute Autorité de la santé, chargée de l’encadrement technique de l’AMO et de l’évaluation de la qualité des services des établissements sanitaires publics et privés. Elle sera également chargée de formuler des avis sur les politiques publiques dans le domaine de la santé.
- Le deuxième projet de loi a trait à la création des groupements sanitaires territoriaux afin de contrôler le circuit de soins et le débordement des hôpitaux, et de réduire les délais d’obtention de rendez-vous.
- Le troisième projet de loi est relatif à la création de l’Agence nationale du médicament et des produits de santé, pour assurer la souveraineté pharmaceutique et garantir la disponibilité, la sécurité et la qualité des médicaments et produits de santé.
- Le quatrième projet de loi concerne la création de l’Agence marocaine du sang et de ses dérivés pour garantir un stock national suffisant.
Les quatre piliers de la réforme du système de santé
Cette vision repose sur la valorisation des ressources humaines et la réforme du système de formation, a indiqué le chef de l’exécutif, ajoutant que le gouvernement examine, à cet effet, un projet de loi relatif aux garanties essentielles accordées aux ressources humaines des métiers de la santé, visant à les encourager à travailler dans la mère patrie, particulièrement dans le secteur public, et à lutter contre les déserts médicaux.
La mise à niveau de l’offre médicale constitue aussi un pilier de la réforme du système de santé, à travers la facilitation d’accès aux services médicaux et l’amélioration de leur qualité, ainsi que la distribution équitable des services hospitaliers dans le territoire national.
Dans ce cadre, le ministère de la Santé, qui a lancé un chantier de mise à niveau de plus de 1.400 centres hospitaliers initiaux, envisage également la création d’un centre hospitalier universitaire dans chaque région.
Le quatrième pilier concerne, quant à lui, la digitalisation du système de santé, pour contrôler et suivre le parcours des soins du citoyen dans ses différentes étapes.
(Avec MAP)
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