Mehdi Nafti : le nouvel entraîneur du WAC sur les traces de Walid Regragui ?
Intronisé à la tête du Wydad de Casablanca, le lundi 2 janvier, le technicien tunisien prône un style de jeu attrayant. Sa nomination reflète la volonté du WAC de retrouver le chemin du succès en misant sur un profil similaire à celui de l’actuel sélectionneur national.
La réussite de Walid Regragui au Wydad de Casablanca a marqué les esprits. Au point que le board du WAC a confié les rênes de l’équipe première à un entraîneur dont le parcours et la philosophie présentent des similitudes avec l’expérience du sélectionneur de l’équipe nationale.
C’est, en filigrane, le sens de la nomination de Mehdi Nafti à la tête du WAC, ce lundi 2 janvier, pour une durée indéterminée par le club. Nafti, second tunisien à entraîner le Wydad de Casablanca, après Faouzi Benzarti, s’est en tout cas dit "heureux et fier d’être à la tête du plus grand club d’Afrique" sur Twitter.
Heureux et fier d être à la tête du @WACofficiel, le plus grand club d’Afrique. Prêt à accomplir tous les objectifs du club 🔴⚪️
Excited and proud of coaching Wydad AC, the biggest club in Africa. Ready to achieve the highest goals this season #DimaWydad pic.twitter.com/ncEx9N0Nlk— Mehdi Nafti (@MehdiNafti12) January 2, 2023
Le coach franco-tunisien prend la succession de Abdelilah Saber et Hassan Benabicha, intérimaires après le départ de Houcine Ammouta. Bref mais satisfaisant en termes de résultats, le passage du désormais sélectionneur des U23 sur le banc du Wydad a montré que dans le football contemporain, gagner ne suffit plus.
Une approche participative
Le style de management et le sens de la communication sont tout aussi déterminants. La personnalité clivante de Houcine Ammouta avait pesé dans son limogeage et poussé les dirigeants du WAC à privilégier un technicien dont l’affiliation avec Walid Regragui ne se dément pas. Car l’analogie entre les deux entraîneurs n’est pas uniquement d’ordre capillaire.
Au niveau du management, Nafti et Regragui partagent une approche participative de leur métier, où les joueurs ne sont pas là uniquement pour appliquer mais aussi pour proposer. Ajoutez-y une maîtrise des nouvelles technologies de l’information et de la communication, et vous obtenez des entraîneurs modernes qui s’adaptent à leur temps et dont la relation ne date pas d’hier.
A l’aube de leur première saison commune sous le maillot du Racing de Santander (2004), Nafti et Regragui avaient atteint l’apogée de leurs carrières internationales respectives lors de la CAN 2004, remportée à domicile par le premier aux dépens du second aux termes d’une finale épique (2-1).
De père tunisien, Mehdi Nafti est né à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, où il a appris le football et eu son rond de serviette dans les catégories inférieures des Bleus, avant d’opter pour les Aigles de Carthage (49 sélections). A l’instar du sélectionneur national, Nafti est fortement influencé par le football français et plus largement européen.
Particulièrement apprécié en Angleterre (Birmingham City) pour son engagement infaillible sur le terrain, le milieu défensif a également foulé les pelouses françaises (Toulouse FC), espagnoles (Racing de Santander, Real Valladolid) et grecques (Aris FC).
Des résultats mitigés
Lancée en 2016, sa carrière d’entraîneur, qui a pris ancrage en Espagne, n’a jusque-là pas été une grande réussite. Mehdi Nafti a dans un premier temps dirigé le club amateur de Marbella FC (2016-2017), avant de grimper les échelons pour atteindre la seconde division espagnole.
D’abord en dirigeant Leganès (2021-2022), puis en prenant les rênes de Levante (2022). Cette dernière expérience a tourné court. En trois mois et neuf matchs, le Franco-Tunisien de 44 ans n’a gagné qu’à deux reprises pour une moyenne de 1,11 point par match. 14e de la Liga 2 (deuxième division) en novembre 2022, il est logiquement remercié après une défaite face au Racing de Santander, en dépit d’un style de jeu attrayant.
Adepte du 4-2-3-1, Mehdi Nafti demande à ses équipes de relancer court à partir du gardien, déclencheur d’une animation offensive où les latéraux ont un rôle capital, à l’image de celle imprimée à l’époque par Walid Regragui au Wydad. Une affiliation qui a valeur de compliment, mais aussi de pression supplémentaire sur les épaules de Mehdi Nafti.
Car si son rêve était de participer à une Coupe du monde avec son pays, la Coupe du monde des clubs sera son premier challenge. La compétition, qui se déroulera au Maroc du mercredi 1er février au samedi 11 février, sera particulièrement suivie, surfant sur l’engouement entrevu lors du Mondial 2022 au Qatar.
Mehdi Nafti est sans doute conscient de l’obligation de résultat qui accompagne un poste aussi exposé que celui d’entraîneur du Wydad de Casablanca. Il ne faudra pas se rater, sous peine de voir surgir les premiers doutes et interrogations.
En attendant, la priorité est de redresser la barre en championnat, après la lourde défaite (3-0) du WAC (2e) contre les FAR, leaders. Premier test ce jeudi 5 janvier (20h30) en Botola (10e journée) face au Chabab de Mohammédia, au Complexe Mohammed V de Casablanca.
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