Vers une baisse du prix des œufs à l’approche du Ramadan
Le prix de l’œuf va diminuer à l’approche du Ramadan, contrairement à celui du poulet de chair, qui ne baissera pas davantage. Les détails auprès de Youssef Alaoui, président de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole.
Après les fédérations interprofessionnelles de viande rouge et de fruits et légumes, le ministre de l’Agriculture a tenu, le mercredi 15 février, une réunion de concertation avec la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole. Cette rencontre a principalement porté sur la hausse des prix de certains produits, notamment l’œuf.
Joint par Médias24, le président de la FISA, Youssef Alaoui, s’est montré rassurant, en particulier sur le mois de ramadan. "De façon générale, toute la filière avicole est en surcapacité. Il n’y a donc aucun souci à se faire sur la production. Nous sommes même exportateurs vers l’Afrique, depuis environ cinq à six ans, d’un million de poussins par semaine, ce qui est énorme."
"La production s’élève à 9 millions de poussins par semaine environ. Elle peut satisfaire les besoins locaux. On est donc largement dans la souveraineté alimentaire sur la filière avicole", souligne-t-il.
"Les consommateurs ont été habitués à un certain niveau de prix"
En ce qui concerne la production d’œufs, "elle est actuellement de 15 millions d’unités par jour, et sera portée à 17 millions/j dans les prochains jours. Cette hausse permettra de couvrir largement les besoins de Ramadan. Et de toutes les façons, si besoin est, elle peut même être portée à 20 millions/j", précise Youssef Alaoui.
"Une hausse du prix de l’œuf a cependant été enregistrée durant cette dernière quinzaine, passant aux alentours de 1,30 DH l’unité chez les épiciers à un prix sortie ferme de 1,10 DH l’unité", ajoute notre interlocuteur. Cette croissance s’explique par "la forte demande pour cet aliment en ce mois de Chaâbane, grandement utilisé par les ménagères dans les préparatifs de Ramadan. Une baisse du prix est attendue à l’approche du mois sacré, mais pour l’instant, nous ne pouvons pas avancer de chiffres".
"Il faut cependant noter que depuis une vingtaine d’années, la filière vend à des prix bas, alors qu’aux Etats-Unis par exemple, où la production est élevée, la douzaine d’œufs est vendue à l’équivalent de 40 DH, et 100 DH pour la douzaine d’œufs bio."
"La conjoncture actuelle a impulsé une hausse des prix de plusieurs produits, mais les augmentations répercutées sur les prix de vente dans le secteur avicole restent raisonnables. Le problème, c’est que les consommateurs ont été habitués à un certain niveau de prix", poursuit le président de la FISA.
Selon lui, le prix moyen de vente d’œufs de consommation gros calibre s’est établi en 2022 à 0,87 DH/unité, pour un prix de revient de 1,02 DH/unité.
"Le prix du poulet est déjà bas"
Concernant le poulet, "son prix est déjà bas depuis une quinzaine de jours. Le kilogramme est actuellement vendu à 18 DH au consommateur final. Il ne peut pas baisser davantage. Le coût de production, lui, s’élève à 16 DH/kg alors que le prix sortie ferme est de 14 DH/kg".
En 2022, le prix moyen de vente du poulet chair (départ ferme au niveau de la région de Casablanca) s’est établi à 15,17 DH/kg vif, rapporté à un prix de revient moyen de 16,02 DH/kg, d’après notre source.
A noter que cette réunion a également été l’occasion de discuter du contrat-programme de la filière, qui sera signé lors du Salon international de l’agriculture (SIAM), prévu du 2 au 7 mai à Meknès.
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