Nappe Meski-Boudnib : une campagne de sensibilisation au profit des agriculteurs
Dans le cadre de la mise en application du contrat de nappe Meski-Boudnib, une réunion s’est tenue le jeudi 20 avril entre le ministère de l’Agriculture et l’Agence du bassin hydraulique de Guir-Ziz-Rheris, en vue de définir les modalités de l’installation des compteurs.
Même si pour le moment, le prix de vente du mètre cube d’eau n’a pas encore été déterminé, la mise en œuvre du contrat de nappe Meski Boudnib est en bonne voie. La réunion, qui s’est tenue jeudi 20 avril, a permis d’avancer sur les modalités de la mise en place de compteurs.
En outre, il a été décidé qu’une campagne de sensibilisation sera prochainement lancée pour convaincre les agriculteurs de l’importance de l’installation des compteurs afin de préserver une ressource qui se raréfie chaque année.
Signé le vendredi 28 octobre 2022 par Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’eau, et Mohamed Sadiki, ministre de l’Agriculture, au siège de la commune urbaine d’Errachidia, le contrat de gestion participative de la nappe phréatique (CGPN) - axe Meski-Boudnib - mobilisera près de 2,3 milliards de dirhams (MMDH).
Une enveloppe budgétaire destinée à financer, jusqu’à 2030, le plan d’action d’un contrat conçu conformément aux dispositions de la loi 36-15 sur l’eau. La feuille de route repose sur quatre axes :
- développement de l’offre des ressources en eau (2,1 MMDH) ;
- gestion de la demande en eau (43 MDH) ;
- renforcement des outils de contrôle des ressources de la nappe phréatique (25 MDH) ;
- sensibilisation et formation (2,5 MDH).
Le contrat de nappe Meski-Boudnib concerne deux communes (Mdaghra et Oued Naam). Son objectif est de maîtriser une demande accrue sur des ressources de bonne qualité, mais estimées à seulement 110 millions de m³ par l’Agence du bassin hydraulique (ABH) Guir-Ziz-Rhéris.
En détail, les ressources de cette zone, "connue pour une sécheresse structurelle" selon Nizar Baraka, se composent des eaux souterraines (60 Mm³) de la nappe phréatique et des eaux de surface, dont une dotation à l’irrigation annuelle de 26 Mm³ en provenance du barrage Kadoussa, à laquelle il faut ajouter 24 Mm³ issus du bassin versant de ce barrage.
Si la surface couverte par ce contrat de nappe est importante (4.670 km²), ses ressources sont en constante baisse. Entre le mois de décembre 2016 et celui de février 2021, la nappe phréatique de l’axe Meski-Boudnib a perdu trois mètres de niveau piézométrique, soit un peu plus d’un demi-mètre par an.
Comment l'État tente de freiner la baisse de la nappe phréatique de l'axe Meski-Boudnib
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