Ce que l’on sait du futur grand stade de football à Benslimane
ROUNDUP. La construction du nouveau stade de Casablanca à Benslimane est une option qui a été évoquée depuis la candidature du Maroc à la Coupe du monde 2026 et qui n’a jamais été écartée. Aujourd’hui, elle est de nouveau d’actualité.
Le dossier de la réalisation du Grand stade de Casablanca est donc ressorti des oubliettes. Ce projet est inscrit comme prioritaire dans l’optique de la candidature tripartite Maroc-Espagne-Portugal à la Coupe du monde de football 2030, annonçait Médias24 de source sûre.
Le lieu d’implantation du nouveau stade n’a pas encore été définitivement tranché, selon notre source. Mais si l’on considère la candidature du Maroc pour la Coupe du monde de football 2026 ("Morocco 2026"), le Grand stade de Casablanca devrait être érigé dans la province de Benslimane.
Une capacité de 93.000 places
Le projet, qui avait été présenté dans le cadre de "Morocco 2026", avait été maintenu malgré l’échec de la candidature marocaine. Un appel d’offres avait même été lancé en 2019 pour ce stade qui aurait dû coûter au moins deux milliards de DH.
Le terrain choisi pour abriter le futur stade se situe dans la province de Benslimane, dans la commune de Mansouria, à 38 km de Casablanca et à 18 km de Mohammedia. En l'état actuel, il est projeté sur une parcelle faisant partie du foncier dénommé "La forêt de Beni Amer", d’une superficie totale de 500 hectares. Il s’agit d’une zone forestière pas loin de l’aéroport de la ville. Notons qu’une commission technique de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) avait déjà visité le site et donné son accord pour l’emplacement.
La superficie dédiée au projet est d’environ 100 ha, tel qu’il était projeté et selon les termes du premier appel d’offres concernant les études. Ce grand stade doit faire partie d’un ambitieux projet intégré, d’une cité des sports, comprenant notamment :
- le stade proprement dit d’une capacité de l’ordre de 93.000 places ;
- les équipements annexes tels que les pistes d’échauffement et les terrains d’entraînement extérieurs, nécessaires au fonctionnement du stade, dont l’accès est également contrôlé ;
- la projection d’un stade d’athlétisme de 20.000 places, d’une salle omnisports, d’une salle de gymnastique et d’une piscine olympique ;
- l’aire d’approche, constituée de l’ensemble des espaces du site soumis à un filtrage des accès et à un guidage des flux des usagers en entrée et sortie ;
- les programmes complémentaires d’accompagnement, devant générer une attractivité à la fois pour la population locale, régionale, nationale et à l’échelle internationale.
Ce qui traîne...
Les enjeux du Grand stade de Casablanca sont importants, tant pour la structuration du site choisi que pour sa contribution au développement d’un nouveau pôle urbain dans la ville de Benslimane accueillant le projet, en offrant une infrastructure de taille permettant l’organisation de manifestations sportives, économiques, culturelles et artistiques de grande envergure, résumait-on dans les documents du premier appel d’offres.
Soulignons que plusieurs réunions se sont tenues concernant ce projet, mais la validation officielle n’a pas été explicitement donnée, notamment au vu du coût du projet, estimé à plus de 2 milliards de dirhams, ainsi que de son montage financier.
D’autres problématiques liées à l’accessibilité de cette nouvelle infrastructure sont par ailleurs évoquées. Toutefois, il est déjà prévu que l’autoroute continentale Casablanca-Rabat passe par Benslimane, à proximité de la zone aéroportuaire. Une voie rapide reliant les voies express Mohammedia-Benslimane et Bouznika-Benslimane est actuellement en chantier, facilitant l’accès à la zone aéroportuaire.
Un projet de RER Casablanca-Mansouria-Benslimane est par ailleurs en cours de discussion avec l’ONCF. Il s’agit de remettre en marche la gare de Mansouria, aujourd’hui désaffectée, et de la relier via une nouvelle liaison ferroviaire avec la ville de Benslimane.
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