Voici les projets qui permettront d'augmenter la superficie irriguée dans la région Fès-Meknès
Comme pour le reste du pays, la superficie agricole utile dans la région Fès-Meknès est en majorité non irriguée. C'est pourquoi les rendements de certaines cultures ont été impactés par les derniers épisodes de sécheresse. Afin d'en atténuer les conséquences, plusieurs projets d'irrigation ont été finalisés ou sont en cours de finalisation. Détails inédits
La Direction régionale de l’agriculture Fès-Meknès supervise plusieurs projets hydro-agricoles avec pour objectif d'augmenter la superficie agricole irriguée. Actuellement, sur plus de 999.000 ha, seulement près de 46.000 ha sont des terres irriguées. Les programmes en cours visent à augmenter cette superficie de 58.000 ha.
À commencer par le programme d’irrigation de complément. S’inscrivant dans la stratégie de souveraineté alimentaire, ce programme prévoit le développement de l’irrigation de complément pour l’irrigation des céréales.
"Les zones concernées par le présent projet sont celles disposant des ressources en eau souterraine ou de surface mobilisables à des dotations de 1.500 m3 à 2.000 m3 par hectare", nous précise la Direction régionale de l’agriculture (DRA) Fès-Meknès.
"La province de Taounate dispose de potentialités en terre et en eau qui répondent parfaitement au programme de développement de l’irrigation de complément. La superficie brute prévue au niveau de la région Fès Meknès est de 16 000 ha.", ajoute la même source.
Le projet du Moyen Sebou et la sauvegarde de la plaine du Saïss
En parallèle, il existe plusieurs projets d’aménagement hydro-agricoles relatifs au programme d’extension de l’irrigation. Le premier d’entre eux est le projet d’aménagement hydro-agricole du Moyen Sebou et d’Inaouen Aval. Situé dans les provinces de Moulay Yacoub et de Taounate, ce projet compte irriguer une superficie de 4.600 ha.
Le volume d’eau mobilisé est de 24 millions de m3 à partir du barrage Idriss 1er. Lancé en 2010, il sera finalisé en 2024 pour un coût de 1,15 MMDH, financé à 50% par l’Agence française de développement (ADF).
La plaine du Saïss est l’une des zones agricoles les plus fertiles du Royaume. D’une superficie d’environ 2.200 ha, on y cultive des oliviers, des orangers, des céréales, de la vigne et diverses plantes maraîchères. En vue de renforcer les ressources en eau de la plaine, un projet de sauvegarde a été mis en place.
Concrètement, il s’agit de transférer et de distribuer "un volume annuel moyen de 125 Mm3 à partir du barrage M'dez, en cours de construction, pour irriguer une superficie de 30.000 ha touchant près de 7.300 exploitations agricoles, avec une enveloppe budgétaire de 7 MMDH", nous indique la DRA Fès-Meknès.
L’utilisation de ce barrage permettra de limiter la pression sur la nappe et de restaurer son équilibre, "qui accuse un déficit moyen annuel de 100 millions de m3, en fournissant aux agriculteurs une ressource alternative".
Des projets d'irrigation qui misent sur les eaux des barrages
De son côté, le projet d’irrigation Bouhouda, qui vise à irriguer une superficie de 2.800 ha dans la province de Taounate, compte sur les eaux du barrage Bouhouda à hauteur de 15 Mm3. Financé par le Fonds koweïtien (532 MDH), les travaux de ce projet initié en 2023 sont en cours de finalisation.
Si les travaux d’aménagement hydro-agricole (AHA) ont été achevés, notamment au niveau de la prise agricole sur le barrage et des bornes d’irrigation, les travaux d’équipement interne aux parcelles sont en cours.
S’agissant des études de faisabilité de l’AHA des terrains agricoles du plateau Ghomra à partir du barrage Allal Al Fassi, situé dans la province de Sefrou, elles sont achevées et réceptionnées. Ce projet prévoit une dotation en eau de 20 Mm3 pour irriguer 5.000 ha relevant des communes de Mternagha, Bir Tam, Ras Tabouda et cercle d’El Menzel.
Idem pour les études de faisabilité de l’AHA du périmètre Zelloul associé au future barrage Ribat Al Kheir (Azghar), dans la province de Sefrou qui ont été achevées et réceptionnées. La dotation a été fixée à 12 millions de m3 qui serviront à irriguer 2.000 ha relevant des communes de Ighezrane, d’Oulad Mkoudou et du cercle d’El Menzel.
Les études de faisabilité de deux autres aménagements hydro-agricoles à partir des barrages existants ou projetés sont en cours. Il s'agit de :
- terrains agricoles d'une superficie de 5.400 ha situés sur l’oued Sebou (province de Taounate), précisément dans les communes de Beni Snous et cercle Cariat Ba Mhamed. La dotation en eau de pompage n’a pas encore été déterminée, les études étant en cours.
- terrains de la vallée de l’oued Mikkes à partir du barrage sidi Chahed, (provinces de Meknès et Moulay Yacoub). Les études devraient concerner les communes de Charkaoua et Mikkes.
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