Foot. Pourquoi le WAC est en si mauvaise posture (data)
L’instabilité dont souffre le Wydad de Casablanca d’une saison à l’autre, mais aussi dans un même match, n’est pas étrangère aux dernières contre-performances enregistrées par la bande à Adil Ramzi. Le technicien marocain, dont l’avenir s’écrit plus que jamais en pointillé, est également pénalisé par un manque de stabilité défensive et une performance offensive limitée.
L’avenir de Adil Ramzi à la tête de la direction technique du Wydad de Casablanca ne tient plus qu’à un fil, tendu au moins jusqu’à ce mercredi 6 décembre au soir, à l’issue de la rencontre qui opposera le WAC au Mouloudia d’Oujda (18h), à Mohammédia.
Un rendez-vous crucial pour le technicien marocain, qui n’a pas à rougir de son bilan depuis son intronisation en juillet dernier, mais qui semble plus que jamais fragilisé par la série de quatre défaites consécutives et la spirale négative dans laquelle est engluée son équipe, dernière de son groupe en Ligue des Champions africaine et 7e de la Botola Pro mais en comptant trois matchs en retard.
Outre la fatigue liée à l'enchainement des matchs, afin d’expliquer la crise actuelle traversée par les Rouges et Blancs, il ne suffit pas de pointer du doigt leurs performances individuelles et collectives ; il faut également souligner l’instabilité structurelle qui définit le Wydad de Casablanca depuis quelques saisons. Explications.
Adil Ramzi peine à mettre en place ses préceptes tactiques
Adjoint pendant plusieurs mois de l’illustre avant-centre néerlandais Ruud Van Nistelrooy, Adil Ramzi est par la force des choses adepte d’un style de jeu privilégiant les attaques positionnelles aux contre-attaques et les transitions rapides vers l’avant.
Sur le papier, le jeu court espéré est léché, fait de mouvements coordonnés et de renversements en vue de mettre dans de parfaites conditions l’ailier à l’opposé pour qu’il puisse alerter des attaquants dans la surface de réparation. Sur le terrain, le technicien a réussi à insuffler ses préceptes mais en partie seulement.
Si le Wydad de Casablanca jouit d’une possession supérieure en comparaison à la saison dernière, il souffre d’un manque de maîtrise dans les petits espaces et de l’absence d’un avant-centre capable de régulièrement faire trembler les filets. En effet, ce n’est pas le cas de Charki El Bahri (4 buts en 7 matchs) et encore moins de Bouly Jr. Sambou (2 buts en 5 matchs). Il s’agit là des deux meilleurs buteurs du WAC. Une lacune se traduisant par un secteur offensif moins performant par rapport à la précédente saison.
Le problème est que pour l’instant, le Onze wydadi peine à se créer des occasions nettes. Pour preuve, en plus d’être moins prolifique que la saison dernière, l’attaque du WAC est en surrégime puisqu’elle a inscrit 11 buts pour un score xG de 9.
Une fébrilité défensive qui interroge
Dans le football moderne, être efficace dans les deux surfaces de réparation est une condition sine qua non de la haute performance. Or, le Wydad est en surrégime offensivement mais aussi défensivement. Les hommes d’Adil Ramzi ont encaissé plus de buts qu’ils n’auraient dû.
Si l’on se fie au score xG contre, c’est-à-dire au nombre de fois où le gardien aurait dû chercher le ballon au fond de ses filets, le Wydad devait encaisser 6 buts. Sauf que la défense du vice-champion du Maroc a été battue à huit reprises en Botola. La faute à des erreurs individuelles flagrantes plus qu’à des lacunes tactiques, car si Adil Ramzi fait la composition d’équipe, ce sont bien les joueurs qui sont sur le terrain.
Une instabilité chronique
Une vue générale de la situation met en évidence des dysfonctionnements qui dépassent à la fois l’entraîneur et ses joueurs. C’est un secret de polichinelle, la stabilité n’est pas le point fort du board du Wydad. Pour vous donner un ordre de grandeur, Adil Ramzi est le 4e coach à diriger le WAC depuis janvier 2023.
Et si l’on remonte un peu plus loin, on se rend compte que le natif de Marrakech est le 13e entraîneur à qui l’on a confié les commandes du Wydad depuis janvier 2020. Dans ces conditions, il paraît illusoire de mener à bien un projet de jeu et encore moins une politique sportive sur le long terme.
Et ceci, d’autant qu’en matière de mercato, le WAC bat tous les records. D’ailleurs, lors de la période de transfert estivale, le club casablancais a été concerné par 35 mouvements, dont 15 départs et 20 arrivées. Au vu des résultats actuels, difficile d’affirmer que le millésime 2023-2024 est meilleur que son prédécesseur.
D’aucuns diront qu’il est encore trop tôt dans la saison pour porter un tel jugement. Nous ne sommes pas contre l’idée, mais encore faut-il que le coach soit toujours en place dans quelques mois. L’avenir nous le dira.
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