CAN 2023. Le Maroc et sa défense d’airain (Data)
Le second épisode de notre série dédiée à l’analyse statistique des performances des internationaux marocains met à l’honneur le point fort des Lions de l’Atlas sous la houlette de Walid Regragui. Une solide défense est en effet un atout indispensable pour la Coupe d’Afrique des nations 2023, disputée en Côte d’Ivoire à partir du samedi 13 janvier.
La disparition de Franz Beckenbauer, l’illustre défenseur-libéro allemand, prouve que les attaquants ne sont pas les seuls à attirer la lumière des projecteurs. Les défenseurs ne sont pas moins importants. En atteste la formidable épopée du Maroc lors de la Coupe du monde 2022, grâce notamment à une implacable solidité défensive.
En effet, depuis plus d’un an et la prise de fonction de Walid Regragui, l’équipe nationale montre de solides performances défensives :
- 0,5 but encaissé par match ;
- 0,85 xG adverse par match ;
- 6,7 tirs adverses par match, dont seulement 36% de cadrés.
Si la solide structure défensive mise en place par Walid Regragui est avant tout une œuvre collective, elle doit aussi beaucoup aux performances de Nayef Aguerd et Romain Saïss. Bien qu’ils soient tous deux gauchers, ils n’en demeurent pas moins complémentaires défensivement, avec un apport offensif non négligeable.
Une charnière défensive complémentaire
La défense en zone, apparue à l’époque de l’AC Milan d’Arrigo Sacchi, à la fin des années 1980, va faire tomber le libéro en désuétude et mettre en avant des défenseurs au profil plus complet. C’est dans cette lignée que s’inscrit la charnière centrale de l’équipe nationale.
Leur profil cadre parfaitement avec les organisations modernes, où la réduction de l’espace pour les adversaires est érigée comme un mantra. Ainsi, les adversaires de l’équipe nationale sont jusqu’à présent tombés sur des rocs aux aptitudes physiques, tactiques et techniques qui maîtrisent la défense en zone, avec deux centraux dans une défense à quatre.
Une organisation sur laquelle mise Walid Regragui, que le sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps, décrivait comme "la plus rationnelle". "Jouer à quatre défenseurs, c’est pour moi la meilleure façon de quadriller le terrain", corrobore le sélectionneur italien de l’Arabie saoudite Roberto Mancini.
Alors, comment s’articule la complémentarité de Saïss et Aguerd ? Concrètement, ils ont l’habitude d’osciller entre couverture et marquage selon la zone d’action. Quand l’un sort au duel (généralement Nayef Aguerd), l’autre reste en couverture dans le cadre d’un marquage de zone.
Bien que le poids des années semble, par moments, contrarier physiquement Romain Saïss, il n’en reste pas moins précieux par son excellente lecture du jeu qui lui permet d’avoir un temps d’avance et de compenser sa lenteur. Nayef Aguerd est quant à lui dans la force de l’âge. Il peut aussi bien jouer au sein d’une ligne défensive haute que basse ou médiane.
Le défenseur de West Ham possède aussi une vitesse de course qui lui permet de gérer l’espace dans son dos. Et ce n’est pas tout. Il est également premier relanceur et a une importance cruciale dans la construction des actions, au même titre que Romain Saïss. Relance courte ou longue, ils sont le plus souvent d’une grande précision.
Bref, l’équipe nationale possède deux des meilleurs défenseurs centraux sur le continent et même au-delà, chacun dans son style particulier. Avec Chadi Riad et Abdel Abqar, la relève semble assurée, même si on attendra un peu avant de les placer au même niveau que leurs aînés. D’autant que l’excellente première partie de saison de l’expérimenté Yunis Abdelhamid, avec Reims, décharge ces derniers de toute pression en cas de blessure des tauliers.
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