Mehdi Bensaïd : “L'ouverture imminente de 150 salles de cinéma doublera la fréquentation nationale”
Pas moins de 50 nouvelles salles de cinéma seront inaugurées le vendredi 2 février et 100 autres en mars prochain. Selon le ministre de la Culture, ces ouvertures permettront de porter le nombre annuel d’entrées à 4 millions, au lieu des 2 millions réalisés actuellement par les complexes privés. Les détails.
"50 salles sont désormais fonctionnelles et ouvriront leurs portes dans plusieurs localités du Maroc vendredi prochain concomitamment à l’inauguration, en ma présence, d'une salle de cinéma dans la ville nouvelle de Tamesna", nous confie Mehdi Bensaïd.
La date d'ouverture initiale prévue fin 2022 a dû être reportée pour plusieurs raisons. Ainsi, il a fallu patienter près de deux ans pour recevoir les équipements importés depuis la Chine, qui avait fermé temporairement ses frontières, nous explique-t-il.
Le ministère a finalement reçu tous les équipements nécessaires pour transformer les centres culturels en salles polyvalentes de cinéma, théâtre et concerts.
Sur le montant des travaux, il a rappelé que la rénovation des anciennes maisons culturelles a nécessité une enveloppe de 120 millions de DH, soit 800.000 DH par salle, financée par son ministère et celui des finances.
S’il faudra attendre, au plus tard, le début du mois de mars pour parachever et ouvrir les 100 autres salles, Mehdi Bensaïd avance que ces ouvertures décalées permettront de concevoir un système optimal de gestion et de programmation avec les producteurs marocains.
"Les producteurs récolteront 75% des recettes de leur film"
Qui sera chargé de gérer le réseau des nouvelles salles ? "La programmation de chacune des salles sera du ressort du Centre cinématographique marocain (CCM), qui sera en lien direct avec les producteurs, tandis que l’exploitation des salles sera assurée par un fonctionnaire du département de la Culture", répond le ministre.
"Nous venons de lancer un appel aux professionnels ayant produit un film en 2022 et en 2023 pour savoir s’ils désirent que leur œuvre soit distribuée dans les 150 salles", déclare le ministre.
À ce propos, il précise qu’à chaque fin de mois, un bilan des entrées de chaque film sera effectué. 75% du montant récolté sera reversé au producteur de l’œuvre distribuée dans le réseau public.
Un système de rémunération qui encouragera la production
Ce système permettra d'encourager les producteurs à investir dans la production de nouveaux films de qualité et, in fine, renouveler le catalogue des 150 salles publiques et celui du secteur privé.
Ainsi, en récupérant un minimum de 10 DH sur le prix du ticket d’entrée (20 DH pour les adultes et 15 DH pour les mineurs), un producteur qui arrivera à générer 50.000 entrées avec son film, dans le parc des 150 salles, pourra aisément percevoir 500.000 DH.
En dehors de la rémunération des producteurs, le solde des recettes, à savoir 5 à 10 DH par ticket, servira à assurer les frais de fonctionnement de chacune des salles (salaire, entretien…).
À terme, l’objectif sera de réaliser suffisamment de recettes pour recruter des contractuels externes, qui prendront le relais des fonctionnaires délégués pour gérer chaque lieu comme une entreprise privée.
"Passer de 2 à 4 millions d’entrées"
Et d’ajouter que la programmation ne concernera que des productions marocaines de 2022 et 2023, soit une offre globale de 50 films avant d’intégrer par la suite les sorties de 2024 dans le catalogue des 150 salles.
Pour ce qui est de la fréquentation espérée la première année, le ministre pense pouvoir doubler le nombre d’entrées générées actuellement par les 25 complexes privés existants, à savoir passer de 2 à 4 millions de spectateurs.
Un challenge rendu possible, selon lui, par la qualité exceptionnelle des 150 nouvelles salles situées dans des villes n'ayant pas d'offre cinématographique, qui proposeront une expérience audiovisuelle qui n’aura rien à envier à l’offre des cinémas privés.
"Ces salles auront pour objectif d’offrir un service public complémentaire qui sera localisé dans des endroits où il n’existe pas de cinémas privés, comme par exemple Kénitra, Khémisset ou Figuig", déclare Mehdi Bensaïd.
Afin de généraliser le cinéma à petit prix dans les grandes villes, le ministre révèle que son département est en train de négocier avec les gérants des complexes Megarama, CinéAtlas et Pathé, en vue d'offrir à leurs clients un Pass jeunes avec des prix abordables.
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