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La CGEM lance son offre d'accompagnement des start-up

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), à travers sa commission Écosystème Tech, a lancé, le mardi 1er octobre à Casablanca, son offre "CGEM for Tech Founders" dédiée aux start-up.

La CGEM lance son offre d'accompagnement des start-up
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Le 2 octobre 2024 à 11h47 | Modifié 3 octobre 2024 à 9h20

Dévoilée lors d'un événement organisé par la CGEM sur les leviers de développement de l'écosystème numérique marocain, "CGEM for Tech Founders" vise à accompagner les start-up dans leur croissance, en leur offrant des solutions concrètes facilitant leur quotidien et les aidant à développer leur activité.

"CGEM for Tech Founders" inclut différents services, notamment la facilitation des démarches administratives à travers des corridors dédiés établis avec des organismes nationaux, notamment la Direction générale des impôts (DGI) et l'Office des changes, en plus de l'écoute et la prise en compte des besoins et revendications de l'écosystème tech dans l'action de la CGEM en tant que force de proposition auprès des pouvoirs publics.

Il s'agit aussi de la participation à des événements de la CGEM, notamment en format speed-networking, pour permettre aux start-up de rencontrer des investisseurs et des partenaires potentiels, et l'accès au réseau de la Confédération comptant plus de 90.000 membres pour favoriser les collaborations.

Intervenant à cette occasion, la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la réforme de l'administration, Ghita Mezzour, a déclaré que "l'accompagnement des talents est un axe crucial de la stratégie numérique du Maroc, puisque le secteur du digital repose principalement sur les compétences humaines".

Avec la mondialisation de la demande de talents dans les domaines tels que l'intelligence artificielle, le Big Data et la cybersécurité, le Maroc cherche à attirer et former davantage de professionnels qualifiés, a-t-elle fait remarquer.

Estimant que la promotion du Maroc en tant que destination digitale est une priorité, la ministre a insisté sur l'importance du cloud et des nouvelles technologies pour permettre aux start-up de croître rapidement et d'innover.

La CGEM, via son initiative "CGEM for Tech Founders", encourage l'export numérique et la création de licornes marocaines, a souligné Ghita Mezzour, notant que des incitations fiscales, une prime à l'emploi et des infrastructures adaptées ont été mises en place pour soutenir la croissance des start-up.

Le Maroc se positionne ainsi sur le numérique de pointe, cherchant à devenir un hub technologique reconnu à l'international, a-t-elle fait valoir, rappelant qu'entre 2022 et 2023, le Royaume a connu une croissance de 250% en termes de fonds levés par les entreprises, en particulier les start-up.

Selon la ministre, cette forte hausse a permis au Maroc de gagner 11 rangs dans le classement des pays africains en termes de levée de fonds, le plaçant dans une meilleure position en matière d'attraction d'investissements.

Intensifier les soutiens financiers

De son côté, le président de la CGEM, Chakib Alj, a affirmé que l'offre "CGEM for Tech Founders" apportera une vraie valeur ajoutée aux start-up en alignement avec la stratégie "Maroc Digital 2030".

"Comme toute entreprise, une start-up a besoin de trouver des débouchés pour se développer. Nous avons, public comme privé, une responsabilité pour leur faciliter l'accès aux marchés et devons garder à l'esprit qu'accorder un marché à une start-up, c'est aussi participer au développement de l'écosystème".

Pour renforcer cet écosystème, il est nécessaire d'intensifier les soutiens financiers, qu'il s'agisse de capital-risque, de subventions directes ou de facilités d'accès au crédit, outre la formation des jeunes et l'accompagnement des entrepreneurs qui doivent être renforcés afin de faire face aux nombreux défis, y compris l'accès au marché, a préconisé Chakib Alj.

Ce dernier a souligné que le Maroc, avec sa population jeune et dynamique, a un potentiel énorme pour devenir un leader technologique, mais cela nécessitera une mobilisation collective et l'encouragement des acteurs publics et privés à jouer un rôle actif en soutenant ces start-up à travers des partenariats et des opportunités de marché.

Pour sa part, le directeur général du Fonds Mohammed VI pour l'Investissement (FM6I), Mohamed Benchaâboun, a indiqué que le Fonds vise à créer les conditions de l'émergence d'une industrie du venture capital performante, capable d'accompagner le développement d'un écosystème de start-up marocaines à vocation internationale.

Le processus de sélection des fonds start-up, lancé dans le cadre d'un partenariat novateur avec le ministère de la Transition numérique et de la réforme de l'administration et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), a suscité une forte mobilisation des sociétés de gestion avec 47 candidatures nationales et internationales couvrant un large spectre de stades de financement et de secteurs innovants, a-t-il précisé.

Le directeur général du FM6I a fait savoir que toutes les soumissions avaient été rigoureusement examinées et que les auditions des candidats avaient déjà eu lieu, ajoutant que les résultats de cette phase de présélection seront bientôt annoncés, ce qui ouvrira la voie à la concrétisation de nouveaux projets prometteurs pour l'économie numérique du Maroc.

Parallèlement, Mohamed Benchaâboun a réaffirmé l'engagement du Fonds à soutenir les start-up en leur offrant non seulement des financements, mais aussi un accompagnement stratégique pour les aider à se positionner sur les marchés internationaux.

L'innovation technologique, un levier essentiel pour accélérer la croissance des start-up (experts)

Une table ronde a été tenue en marge du lancement de l'offre "CGEM for Tech Founders". Les participants y ont affirmé que l'innovation technologique constitue un levier essentiel pour l'accélération de la croissance des start-up au Maroc, mettant en avant l'importance de la collaboration entre les secteurs public et privé, ainsi que la nécessité de soutenir les jeunes entreprises via des financements adaptés et des formations ciblées.

Dans ce sens, le directeur général d'Al Mada Ventures, Omar Laalej, a souligné le rôle important de la formation continue pour les entrepreneurs, proposant le lancement d'un programme axé sur le développement des compétences numériques et la gestion d'entreprise afin de renforcer les capacités des start-up.

Il a, par ailleurs, estimé que l'accès au marché, en particulier à travers des partenariats avec des entreprises, se veut crucial pour la réussite des start-up.

Omar Laalej a également mis l'accent sur le défi du financement, faisant remarquer que l'initiative du Fonds Mohammed VI pour l'Investissement (FM6I) est perçue comme une avancée positive pour combler le vide entre les phases de financement précoces et de capital-risque, et améliorer les chances de financement des start-up qui dépassent le stade de la phase initiale.

Pour sa part, Ismail Bargach, CEO et cofondateur de Wafr, a indiqué que la création de davantage de fonds serait un catalyseur pour attirer plus d'investisseurs étrangers, renforçant ainsi la position du Maroc sur la scène internationale.

Il a insisté sur l'importance d'innover et d'avoir des ambitions élevées pour le développement entrepreneurial au Maroc, appelant à encourager les jeunes à viser des réalisations exceptionnelles afin de pouvoir rivaliser à l'échelle mondiale. De son côté, Mehdi Cherif Alami, CEO et cofondateur de Freterium, a noté que l'accès au marché reste un défi majeur pour les start-up. Il a aussi préconisé l'attrait d'un plus grand nombre d'investisseurs pour dynamiser l'écosystème entrepreneurial.

Sur le volet du recrutement, Mehdi Cherif Alami a fait remarquer que l'image des start-up s'était considérablement améliorée, permettant d'attirer des talents malgré des salaires initiaux moins compétitifs.

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Le 2 octobre 2024 à 11h47

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