img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
ECONOMIE

Création en ligne des entreprises : des textes promulgués, d’autres attendus

La liste des juridictions concernées par la création en ligne des entreprises est désormais connue. Mais où en est ce service digitalisé tant attendu ?

CESE
Par
Le 14 octobre 2024 à 17h20 | Modifié 4 février 2025 à 10h31

Bloquée en attendant la publication des textes législatifs nécessaires, la plateforme “directentreprise.ma” est désormais largement utilisée, notamment par les professionnels.

Il convient de rappeler qu’entre mars et septembre 2024, deux nouveaux textes ont vu le jour pour compléter l’arsenal législatif relatif à la création en ligne des entreprises, encadrant ainsi l’usage de la plateforme gérée par l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) et qui semble satisfaire ses utilisateurs.

Dix juridictions concernées

Après l’adoption du décret d’application de la loi 88-17 en mars 2024 (n°2.22.92), un récent arrêté a été publié au Bulletin officiel du 23 septembre 2024 (n°7337). Celui-ci porte sur la liste des juridictions concernées par la création des entreprises en ligne. Il s’agit de tribunaux commerciaux de première instance dans chacune des dix villes suivantes : Rabat, Casablanca, Fès, Oujda, Tanger, Marrakech, Béni Mellal, Agadir, Laâyoune et Dakhla.

Même si d’autres textes sont attendus pour compléter cet arsenal juridique conformément à ce que prévoit le décret 2.22.92, l’avancement de la digitalisation de cette procédure permet déjà aux utilisateurs de créer leurs entreprises à distance.

Une plateforme opérationnelle

“La plateforme ‘directentreprise.ma’ est opérationnelle depuis trois ans, mais à l’époque, elle était limitée à la demande du nom commercial. Depuis le mois de juin, je l’utilise pour toutes les formalités relatives à la constitution de la société”, indique à Médias24 une source professionnelle. “Les clients signent et légalisent les documents juridiques et nous saisissons toutes les informations requises par la plateforme. Nous téléversons les documents juridiques, procédons à la validation, au paiement, et c’est tout”.

Concernant le temps d’attente, notre source indique qu’il faut compter “une dizaine de jours”. Par la suite, “l’on reçoit, au fur et à mesure, des e-mails d’information concernant l’avancement du traitement du dossier et les documents disponibles et téléchargeables, comme l’attestation d’enregistrement des statuts, les attestations du Registre de commerce, l’IF, etc. De plus, l’équipe technique continue d’assister les utilisateurs et reste à notre écoute”.

Selon cette même source, seule l’annonce légale reste à faire par le concerné (qu’il soit directement intéressé ou qu’il s’agisse d’un professionnel ou un mandataire).

Par ailleurs, notre interlocuteur note que “le contrat de la domiciliation ou le procès-verbal de l’assemblée générale constitutive doivent être enregistrés au bureau d’enregistrement avant de les téléverser sur le site. Ce qui n’est pas le cas des statuts qui sont enregistrés par les services de la plateforme sur cette dernière”. C'est le seul point que déplore notre interlocuteur qui se dit “impatient que de nouveaux services soient lancés”.

Il convient de rappeler que si cette plateforme était tant attendue, c’est parce qu’elle a pour objectif de faciliter l’échange des données et des documents entre les administrations et les instances concernées, mais aussi de décharger les citoyens de la présentation physique de ces documents.

D’autres services attendus

Le décret adopté en Conseil de gouvernement en mars dernier encadre les modalités et les formalités de création d'entreprises en ligne, ainsi que leur accompagnement. Il prévoit des dispositions relatives à la déclaration de création d'une entreprise, faite par le concerné, son mandataire ou un professionnel qui s'enregistrent sur la plateforme pour créer et obtenir un nom d'utilisateur et un mot de passe.

Selon ce décret, l'identité de l'utilisateur est vérifiée à travers le portail national de l'identité numérique. Le compte est activé après la signature d'un engagement mis à la disposition de l'utilisateur via la plateforme électronique. Ensuite, le concerné remplit le formulaire relatif à la procédure choisie, auquel il devra joindre les documents prévus dans l'annexe du décret, en fonction des cas.

Il convient de noter qu'il sera possible, pour l'utilisateur, de compléter une déclaration ou de la modifier. Il pourra également signer électroniquement le dossier déposé en ligne sur la plateforme. Celle-ci met à sa disposition un guide dans lequel figurent toutes les modalités d'accès et d'utilisation.

Ce sont ces services “prévus pour le futur” que notre interlocuteur, comme ses confrères, attendent impatiemment. “Cela va nous permettre de procéder aux modifications en ligne et d'éviter d'attendre le délai de traitement de nos demandes qui sont actuellement prises en charge par un bureau de l'Ordre des experts comptables au sein du tribunal de commerce. Nous n'avons plus besoin de prendre des rendez-vous en ligne pour déposer nos dossiers de modification du registre de commerce, mais le problème est que le temps de traitement est long”.

LIRE AUSSI 

Création des entreprises en ligne : ce que prévoit le décret d’application

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 14 octobre 2024 à 17h20

à lire aussi

Le Honduras décide de suspendre sa reconnaissance de la “rasd”
NATION

Article : Le Honduras décide de suspendre sa reconnaissance de la “rasd”

Le Honduras a annoncé la suspension de sa reconnaissance de la pseudo “rasd”, une décision officielle notifiée à Rabat et aux Nations Unies.

Engrais. Sous pression à cause du blocus d’Ormuz, l’Inde se tourne massivement vers le Maroc
AGRICULTURE

Article : Engrais. Sous pression à cause du blocus d’Ormuz, l’Inde se tourne massivement vers le Maroc

Entre le blocus d'Ormuz qui paralyse la production indienne, les restrictions chinoises à l'export et la crise agricole américaine, le marché mondial des engrais phosphatés traverse une période de turbulences sans précédent. Dans ce contexte, l'Inde, plus exposée que jamais à la désorganisation des flux, consolide sa dépendance au Maroc.

Hôtellerie : Marriott nomme Denis Laus à la tête du futur resort de Taghazout Bay
Quoi de neuf

Article : Hôtellerie : Marriott nomme Denis Laus à la tête du futur resort de Taghazout Bay

Prévu pour l’été 2026 aux portes d’Agadir, l’établissement comptera 250 chambres avec vue sur l’océan, plusieurs espaces de restauration et 600 m² dédiés aux réunions et événements.

La réforme des Groupements sanitaires territoriaux cherche ses preuves sur le terrain
Santé

Article : La réforme des Groupements sanitaires territoriaux cherche ses preuves sur le terrain

Cinq directeurs généraux nommés par le Roi, des indicateurs présentés comme probants dans une région pilote, mais des syndicats qui contestent et des décrets toujours manquants. La réorganisation du système de santé public marocain autour de groupements sanitaires territoriaux s'accélère. Le plus dur reste à faire.

Casablanca : le Mégarama dément tout projet de démolition sur le front de mer
Régions

Article : Casablanca : le Mégarama dément tout projet de démolition sur le front de mer

Le Mégarama de Casablanca ne fait l’objet d’aucun projet de destruction, a indiqué à Médias24 une source autorisée au sein de l’établissement, réagissant à des informations relayées en ligne sur une possible démolition de plusieurs installations du littoral.

SIAM 2026 : Maroc Telecom dévoile ses solutions Agritech pour une agriculture intelligente
SIAM 2026

Article : SIAM 2026 : Maroc Telecom dévoile ses solutions Agritech pour une agriculture intelligente

Partenaire officiel du SIAM, Maroc Telecom présente ses dernières innovations Agritech fondées sur l’IoT, l’intelligence artificielle et la 5G, afin d’accompagner la transformation digitale du secteur agricole.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité