Migration. Sous l’impulsion du Roi, le Maroc adopte une gestion humanisée des frontières (Khalid Zerouali)
Le Maroc, sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, adopte une gestion humanisée des frontières qui place le migrant au cœur de l'ensemble des programmes et initiatives lancés dans ce domaine, a affirmé, jeudi à Rabat, Khalid Zerouali, wali directeur de la Migration et de la surveillance des frontières au ministère de l’Intérieur.
S’exprimant à l’ouverture d’une table ronde organisée par l’Observatoire national de la migration sur le thème "Gestion humanisée des frontières : de la gestion des vulnérabilités à l’impulsion des opportunités", Khalid Zerouali a souligné que le Maroc opte pour un concept novateur, large, inédit et holistique en matière de gestion humanisée des frontières, le but étant "d'accompagner les différentes étapes du parcours du migrant, du premier contact et de l’identification des vulnérabilités au référencement approprié et à l’intégration".
"Il s’agit d’un process qui ne s’arrête pas à mi-chemin, mais qui accompagne le migrant dans son projet de vie jusqu’au bout, pour incuber ses potentialités et en faire un vecteur de richesse et de diversité de la société marocaine", a-t-il poursuivi, notant que la gestion humanisée des frontières permettra de tirer vers le haut la gestion opérationnelle pour une gouvernance globale des frontières.
Il a, dans ce sens, fait observer que la singularité de l'approche du Royaume se manifeste également à travers l'initiative du Roi visant à favoriser l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique. Cette initiative géostratégique majeure a porté au pinacle la notion d’inclusivité et d’humanisme des frontières, a relevé Khalid Zerouali, notant que la vision royale clairvoyante a transcendé l’approche classique des frontières pour mettre la notion des frontières au service de l’épanouissement de l’individu et de la prospérité de la collectivité à travers l’intégration économique et la coopération régionale.
Il s’agit d’un process qui ne s’arrête pas à mi-chemin, mais qui accompagne le migrant dans son projet de vie jusqu’au bout
"C’est ce cap stratégique d’inclusion et d’ouverture, impulsé par la haute vision royale, qui constitue le moteur de la gouvernance migratoire au Maroc", a-t-il soutenu, soulignant que le Royaume met en œuvre et défend cette philosophie de gestion migratoire humaniste auprès de ses multiples partenaires pour la plus large adhésion possible.
La charte régionale Sud-Nord de gestion humanisée des frontières que le Maroc a proposée en 2023 dans le cadre du processus de Rabat s’inscrit dans cette perspective, a-t-il rappelé, affirmant que le Royaume continuera les discussions et la réflexion avec l'ensemble de ses partenaires pour "son appropriation collective et son implémentation réaliste et efficiente".
À cet égard, il a fait observer que la question migratoire est d’une grande complexité en raison des enjeux géostratégiques, politiques, socio-économiques, diplomatiques, sécuritaires et sanitaires qui en font une donnée majeure dans les relations internationales et la coopération régionale et subrégionale.
Khalid Zerouali a ainsi relevé que l’enjeu majeur reste de placer le migrant au centre de l’équation migratoire, et ce, conformément aux hautes orientations royales, précisant que la dimension éminemment humaine se doit de demeurer prégnante à tous les niveaux des stratégies migratoires initiées aux niveaux national, régional et international.
Le Royaume du Maroc, a-t-il dit, s’est inscrit résolument dans cette approche à travers la mise en place en 2013 de la Stratégie nationale d’immigration et d’asile, sous l'impulsion du Roi Mohammed VI, soulignant qu'il s'agit d'une stratégie globale, inclusive, solidaire, humaniste où le respect des droits du migrant constitue le socle et le système de valeurs de la gestion migratoire à tous les niveaux.
De son côté, le directeur des Affaires pénales, des grâces et de la détection du crime au ministère de la Justice, Hicham Mellati, a relevé que la question migratoire constitue une problématique mondiale qui concerne différents pays, mettant en avant l'approche stratégique adoptée par le Royaume dans ce domaine.
Le Maroc constitue un modèle pionnier au niveau international en matière de gestion des flux migratoires, a-t-il estimé, ajoutant que la Stratégie nationale d’immigration et d’asile, adossée à des valeurs humaines, a contribué à consolider l'engagement ferme du Royaume sur la scène internationale dans toutes les initiatives visant à renforcer la protection des droits de l'Homme de manière générale et des droits des migrants en particulier.
C’est ce cap stratégique d’inclusion et d’ouverture, impulsé par la haute vision royale, qui constitue le moteur de la gouvernance migratoire au Maroc
Il a de même relevé que la stratégie du Maroc vise à apporter des réponses efficaces, notamment en matière de protection des victimes des réseaux de trafic de migrants et des réseaux de traite des êtres humains, notant que cette approche s’est déclinée à travers les efforts déployés par le Royaume à différents niveaux institutionnels et organisationnels, et une révision du cadre législatif national pour garantir sa compatibilité avec les dispositions de la Constitution, ainsi qu'avec les normes et conventions internationales en la matière.
Cette table ronde connaît la participation d’un parterre d’experts et de responsables de plusieurs départements et organismes concernés par la question migratoire et la gestion des frontières, ainsi que des représentants d’organisations internationales et de missions diplomatiques.
Elle est marquée par des panels thématiques portant notamment sur le modèle marocain de la gestion humanisée des frontières, la protection des victimes vulnérables de la traite des êtres humains et des migrants aux frontières, le rôle de la société civile et l’intelligence artificielle au service de la gestion des frontières.
(Avec MAP)
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