Tourisme. La recette de la SMIT pour stimuler les investissements des start-up (Imad Barrakad)
Le directeur général de la SMIT revient pour Médias24 sur les recommandations pour renforcer l’investissement dans le tourisme. Selon Imad Barrakad, la priorité sera de proposer des solutions innovantes émanant d'initiatives individuelles et privées, notamment des start-up. Explications.
Organisée par le ministère du Tourisme, en partenariat avec l'ONU Tourisme et la Société marocaine d'ingénierie touristique (SMIT), la Conférence internationale sur l'innovation technologique et l'investissement touristique, qui s'est tenue à Marrakech le 28 janvier dernier, a souligné le rôle crucial des nouvelles technologies numériques pour identifier davantage d’opportunités d’investissement dans le secteur du tourisme en constante croissance depuis la fin de la crise sanitaire.
"Donner davantage de visibilité aux solutions innovantes"
Les participants se sont focalisés sur les moyens de faciliter la tâche aux start-up innovantes pour leur permettre de faire leur place sur un marché de plus en plus concurrentiel.
"Sachant qu’elles ont encore un poids très réduit, nous nous devions de leur donner plus de visibilité avec une approche combinant la technologie et des partenariats stratégiques pour devenir, à terme, des outils de développement de l'attractivité du Maroc", souligne à Médias24 Imad Barrakad en précisant toutefois que leur action actuelle est encore trop faible pour être quantifiable.
Comment développer l’attractivité de la destination
Avec la montée en puissance de l’intelligence artificielle, du Big Data, de la réalité virtuelle et des market places, leur accompagnement par des fonds d’investissement, via des incubateurs ou des accélérateurs de programme, s’imposait pour développer l’offre touristique de la destination.
Pour cela, les autorités de tutelle proposent aux jeunes initiateurs de start-up, des incitations pour participer activement au développement du secteur en soutenant leurs investissements avec des subventions, à l’instar du programme d’incubation de la SMIT doté d'une enveloppe de 180 MDH, de Moukawala Siyahia (600 MDH) et de Go Siyaha (720 MDH).
Sans compter la mise en place d’événements ponctuels qui permettront de favoriser les échanges d’idées portant sur l’innovation et de leur simplifier l’accès au marché avec une batterie de mesures (soutien financier, crédits, allègements fiscaux…) pour les encourager à aller de l’avant durablement.
"Des outils numériques permettant d’améliorer l’expérience des voyageurs"
Pour ce qui est des créneaux concernés, le directeur général de la SMIT cite le cas de start-up spécialisées dans le gaming de loisirs, comme la réalité virtuelle augmentée (VCR) qui permet de reconstituer l’architecture extérieure et intérieure de monuments en ruine, pour les visualiser et s’offrir une expérience originale de voyage.
D’autres entreprises s’inscrivent également dans la recherche de solutions innovantes qui élargissent l’offre de services, telles que les plateformes qui gèrent la sécurisation des paiements électroniques ; ce qui a pour effet d’améliorer la préparation du voyage et le séjour des visiteurs.
"Une taille critique des start-up espérée à partir de 2026, avant une généralisation en 2030"
"L’expérience commence à l’aéroport, se poursuit dans le taxi puis tout au long du voyage : ces start-up proposent des outils numériques bénéfiques pour faciliter le séjour", précise le dirigeant, en rappelant que la priorité de la feuille de route est justement d’améliorer l’expérience du voyageur.
Atteindre l’objectif de 26 millions d’arrivées en 2030 passera par conséquent par la nécessaire création d'un écosystème permettant de densifier les activités territoriales puis d'augmenter la durée moyenne de séjour (DMS) des visiteurs.
Grâce aux différentes mesures proposées, notre interlocuteur estime que ces start-up devraient atteindre une taille critique à partir de 2026, avant d’être généralisées à l’ensemble du territoire national d’ici 2030…
à lire aussi
Article : Le Honduras décide de suspendre sa reconnaissance de la “rasd”
Le Honduras a annoncé la suspension de sa reconnaissance de la pseudo “rasd”, une décision officielle notifiée à Rabat et aux Nations Unies.
Article : Engrais. Sous pression à cause du blocus d’Ormuz, l’Inde se tourne massivement vers le Maroc
Entre le blocus d'Ormuz qui paralyse la production indienne, les restrictions chinoises à l'export et la crise agricole américaine, le marché mondial des engrais phosphatés traverse une période de turbulences sans précédent. Dans ce contexte, l'Inde, plus exposée que jamais à la désorganisation des flux, consolide sa dépendance au Maroc.
Article : Hôtellerie : Marriott nomme Denis Laus à la tête du futur resort de Taghazout Bay
Prévu pour l’été 2026 aux portes d’Agadir, l’établissement comptera 250 chambres avec vue sur l’océan, plusieurs espaces de restauration et 600 m² dédiés aux réunions et événements.
Article : La réforme des Groupements sanitaires territoriaux cherche ses preuves sur le terrain
Cinq directeurs généraux nommés par le Roi, des indicateurs présentés comme probants dans une région pilote, mais des syndicats qui contestent et des décrets toujours manquants. La réorganisation du système de santé public marocain autour de groupements sanitaires territoriaux s'accélère. Le plus dur reste à faire.
Article : Casablanca : le Mégarama dément tout projet de démolition sur le front de mer
Le Mégarama de Casablanca ne fait l’objet d’aucun projet de destruction, a indiqué à Médias24 une source autorisée au sein de l’établissement, réagissant à des informations relayées en ligne sur une possible démolition de plusieurs installations du littoral.
Article : SIAM 2026 : Maroc Telecom dévoile ses solutions Agritech pour une agriculture intelligente
Partenaire officiel du SIAM, Maroc Telecom présente ses dernières innovations Agritech fondées sur l’IoT, l’intelligence artificielle et la 5G, afin d’accompagner la transformation digitale du secteur agricole.