img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
ECONOMIE

À Casablanca, la vente aux enchères de biens immobiliers communaux divise les élus

À l'approche de grands événements internationaux, la commune de Casablanca prévoit de vendre aux enchères plusieurs biens immobiliers et terrains laissés à l'abandon depuis des décennies. Bien que cette initiative puisse générer des fonds conséquents, elle soulève des interrogations au sein du conseil, ce qui a poussé la maire à reporter l'examen des points concernés.

À Casablanca, la vente aux enchères de biens immobiliers communaux divise les élus
Photos MAP
Par
Le 17 février 2025 à 15h00 | Modifié 17 février 2025 à 15h37

Afin de renflouer ses caisses pour embellir davantage la métropole en prévision de la CAN 2025 et du Mondial 2030, la commune de Casablanca ambitionne de vendre aux enchères des biens immobiliers et des terrains non exploités depuis au moins une trentaine d'années. Bien que cette initiative puisse drainer des revenus financiers considérables, notamment en raison des prix très bas auxquels certains immeubles ou villas de la ville sont loués, cette décision suscite des débats parmi les élus qui soulèvent les aspects juridiques de l'opération.

Plusieurs terrains concernés dans différents arrondissements

Plusieurs opérations de cession à l'amiable à l'État d'immeubles et de terrains, qui étaient à l'ordre du jour de la seconde réunion de la session ordinaire du conseil de la ville tenue ce lundi 17 février, ont ainsi été reportées par la maire Nabila Rmili, à la demande des élus, pour les examiner en profondeur.

Elles concernent différents arrondissements, notamment :

– l'arrondissement de Moulay Rachid, où un terrain non constructible d'une superficie de 273 m2, appartenant à la commune de Casablanca, est proposé à la commission administrative d'évaluation en vue de sa cession ;

– les arrondissements de Sidi Othmane et Moulay Rachid, où des lots de terrains sont mis aux enchères pour leur aménagement en terrains de proximité et espaces verts ;

– l'arrondissement de Sidi Belyout ;

– l'arrondissement du Maârif, où un terrain d'une superficie de 4.745 m2 appartenant à la commune de Casablanca est mis aux enchères en vue de sa cession à l'État. Toujours dans le même arrondissement, deux autres terrains de superficies respectives de 746 m² et de 216 m², situés entre la rue Socrate et la rue Mamoun Mohamed, sont également concernés ;

– l'arrondissement d'Anfa, où la commune prévoit la cession à l'amiable à l'État de deux terrains de superficies respectives de 721 m² et de 3.444 m² lui appartenant ;

– l'arrondissement de Hay Hassani, où la commune a prévu la cession à l'amiable à l'État d'un terrain d'une superficie de 10,5 hectares lui appartenant. Toujours dans ce même arrondissement, la commune prévoit la cession à l'amiable des appartements lui appartenant, dans le domaine de la ferme Bretonne, au profit de leurs occupants ;

– les arrondissements de Aïn Sebaâ et Hay Mohammadi, où la commune prévoit la cession de terrains nécessaires pour l'élargissement de la rue Chefchaouen, dans le cadre de l'aménagement urbain.

Les explications de Nabila Rmili

Face à la résistance des élus de la ville, Nabila Rmili a expliqué ce lundi que "bien que les recettes de la métropole aient atteint 5,090 milliards de DH cette année, elles restent insuffisantes à l'équipement de la ville".

"La gestion de la ville à elle seule nous coûte 4,2 MMDH. Nous voulons avoir un service de transport par bus de haut niveau avec 700 véhicules et un ticket abordable, ainsi qu'un parcours de transport d'environ 100 km entre tramway et busway, qui engendre un déficit énorme que nous devons payer".

"Nous avons également les charges de l'éclairage public, les dettes de la ville qui ont atteint 400 millions de DH, des fonctionnaires qui nous coûtent environ 1 MMDH par an et un service de propreté qui nous coûte 1,3 MMDH par an".

"Malgré nos efforts, les recettes actuelles restent insuffisantes pour le financement de projets structurants. C'est la raison pour laquelle nous avons pensé à valoriser les biens de la commune, non exploités depuis trente ans, voire cinquante ans. Il s'agit notamment de terrains où nous ne pouvons rien construire, puisque cela ne relève pas de nos prérogatives".

"Nous voulons donc exploiter des biens assainis, pour les valoriser et préparer la ville à accueillir des événements mondiaux".

"Nous savons que l'État fera un effort dans ce sens, mais la ville doit en faire également. Mais, afin d'éviter toute ambiguïté dans ce dossier, nous allons reporter tous les points concernés et organiser de nouvelles réunions auxquelles assistera notamment le ministère de l'Intérieur pour plus d'explications".

"Je voulais activer ce dossier, puisque nous devons faire vite afin de nous préparer à ces événements mondiaux, mais nous pouvons toujours programmer des sessions extraordinaires dans les prochains jours", a-t-elle conclu.

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Tags : Casablanca
Par
Le 17 février 2025 à 15h00

à lire aussi

Pratt & Whitney Canada inaugure son usine de moteurs d'avions à Casablanca
BUSINESS

Article : Pratt & Whitney Canada inaugure son usine de moteurs d'avions à Casablanca

Pratt & Whitney Canada a officiellement inauguré, ce mardi 21 avril 2026, sa nouvelle installation au cœur de la zone Midparc à Nouaceur. Détails.

Cuivre. Prix records, projets en cascade… nourrie par les tensions géopolitiques, la ruée vers le Maroc s’accélère
Mines

Article : Cuivre. Prix records, projets en cascade… nourrie par les tensions géopolitiques, la ruée vers le Maroc s’accélère

Porté par un cuivre désormais autour de 13.100 dollars la tonne sur le LME et plus de 6 dollars la livre sur le COMEX, le secteur minier marocain entre dans une phase d’accélération. Entre la montée en puissance de Tizert, les ambitions de Managem (jusqu’à 182.000 tonnes en 2026) et l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux tel KGHM, le Royaume se positionne comme un relais stratégique dans un marché mondial sous tension, où transition énergétique et dépenses de défense redessinent la hiérarchie des producteurs. Décryptage.

Au SIAM 2026, OCP met en avant sa vision intégrée de l'agriculture et de l'élevage
Quoi de neuf

Article : Au SIAM 2026, OCP met en avant sa vision intégrée de l'agriculture et de l'élevage

Le groupe OCP met en avant, à l'occasion du 18e Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) qui se tient du 20 au 28 avril à Meknès, sa vision intégrée des systèmes agricoles, illustrant le rôle central du phosphore dans l'articulation entre fertilité des sols, production végétale et alimentation animale.

Ligue arabe : Rabat insiste sur une réponse commune aux actions iraniennes
DIPLOMATIE

Article : Ligue arabe : Rabat insiste sur une réponse commune aux actions iraniennes

Réuni en visioconférence le 21 avril 2026 à l’initiative de Bahreïn, le Conseil ministériel a examiné les répercussions des tensions régionales. De son côté, le Maroc a réaffirmé son soutien aux États concernés et au respect du droit international.

En visite à Stockholm, Hammouchi formalise un partenariat sécuritaire inédit avec les autorités suédoises
Quoi de neuf

Article : En visite à Stockholm, Hammouchi formalise un partenariat sécuritaire inédit avec les autorités suédoises

Paraphé lors d’entretiens avec le ministre de la Justice Gunnar Strömmer et les responsables policiers du pays nordique, le dispositif inclut des canaux rapides de coopération opérationnelle et d’assistance technique.

Législatives 2026. Samir Chaouki : pourquoi j'ai choisi le PJD
POLITIQUE

Article : Législatives 2026. Samir Chaouki : pourquoi j'ai choisi le PJD

C’est l’une des investitures les plus commentées de ce premier round PJDiste. En propulsant Samir Chaouki, journaliste de renom et président du think tank OMEGA, dans la circonscription de Hay Hassani, le PJD envoie probablement, comme il l'avait fait par le passé, un signal d'ouverture. Entre rupture avec les méthodes classiques et volonté de transparence, le candidat se confie à Médias24 sur ce nouveau défi.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité