Cause palestinienne : le Maroc réaffirme la nécessité de relancer une dynamique “crédible et inclusive” autour de la solution à deux États
Plus de 50 pays et organisations internationales ont pris part à la 5e réunion de l’Alliance globale pour la mise en œuvre de la solution à Deux États. Organisée par le Maroc et les Pays-Bas, cette rencontre vise à raviver la dynamique du processus de paix au Moyen-Orient et à poser les bases économiques d’une paix durable.
La cinquième réunion de l’Alliance globale pour la mise en œuvre de la solution à Deux États s’est ouverte mardi 20 mai à Rabat, rassemblant des délégations de plus de 50 pays et organisations internationales. Organisée par le Maroc en partenariat avec les Pays-Bas, cette rencontre se tient sur le thème "Maintenir la dynamique du processus de paix : leçons tirées, réussites et perspectives", dans un contexte de tensions extrêmes sur le terrain, notamment à Gaza.
Intervenant à l’issue des travaux, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a souligné que le choix de Rabat pour accueillir cette réunion n’était pas fortuit : "Il reflète l’engagement constant du Maroc, sous la conduite du Roi Mohammed VI, en faveur de la cause palestinienne et de la paix au Moyen-Orient", a-t-il déclaré.
Le Maroc, a-t-il insisté, jouit de la confiance des différentes parties au conflit et des principaux acteurs internationaux. Ce capital diplomatique, construit "depuis des décennies", permet au Royaume de jouer un rôle central dans les efforts visant à relancer une dynamique crédible et inclusive autour de la solution à deux États.
Une réunion tournée vers l’action
La réunion de Rabat ne se voulait pas un simple exercice de déclaration de principes. Elle vise à dresser un état des lieux des initiatives passées, à identifier les obstacles à la mise en œuvre de la solution à deux États et surtout, à élaborer une feuille de route concrète pour l’avenir. Trois axes ont structuré les travaux :
- Analyse des précédentes tentatives de paix, de leurs succès relatifs et de leurs échecs, afin d’en tirer les leçons utiles ;
- Renforcement des institutions palestiniennes, condition indispensable à l’établissement d’un État viable ;
- Économie de la paix, conçue non comme un substitut au processus politique, mais comme un levier de stabilisation et de soutien à la solution politique.
"Il n’y a pas de solution alternative à la création d’un État palestinien vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité. C’est une solution où tout le monde gagne. C’est le seul cadre reconnu par la légalité internationale", a rappelé Nasser Bourita.
L’un des objectifs majeurs de cette réunion est de préparer la Conférence de haut niveau pour la solution à deux États, prévue en juin 2025 au siège des Nations unies à New York, sous présidence conjointe de l’Arabie saoudite et de la France.
À cet effet, les participants à Rabat s’emploient à compiler l’ensemble des référentiels, résolutions et initiatives existants autour de la solution à deux États, dans une "documentation consolidée" qui servira de socle aux travaux futurs.
Cette contribution marocaine, saluée par plusieurs délégations, vise à préserver l’acquis diplomatique face à ce que Nasser Bourita a décrit comme une tentative de "destruction des référentiels internationaux" relatifs au conflit israélo-palestinien.
Soutien diplomatique et actions concrètes
Interrogé sur les retombées pratiques de cette initiative, Nasser Bourita a rappelé que la diplomatie marocaine repose sur une approche duale : politique et humanitaire. "La parole est importante, mais l’action l’est tout autant", a-t-il dit. Le Maroc, en sa qualité de président du Comité Al Qods, multiplie les efforts sur le terrain, notamment à travers l’Agence Bayt Mal Al Qods, tout en s’abstenant des logiques de surenchère.
Le ministre a exprimé l’espoir que ce rendez-vous débouche sur des recommandations politiques concrètes, permettant de redonner du souffle à la perspective de la paix, dans une région aujourd’hui marquée par les extrêmes et la violence.
Lancée à l’occasion de la Semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2024, l’Alliance globale constitue une plateforme diplomatique dédiée à la relance effective du processus de paix israélo-palestinien. Cette cinquième réunion fait suite à quatre autres organisées à Riyad, Bruxelles, Oslo et au Caire.
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