Un groupe de hackers revendique une cyberattaque contre la base de données de la conservation foncière
Un groupe de hackers se faisant appeler Jabaroot, du même nom que les hackers de la CNSS, a revendiqué, ce lundi 2 juin, une attaque contre la base de données foncières de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie.
L’attaque a été revendiquée dans un forum sur Telegram par un groupe de hackers qui se fait appeler Jabaroot. Le même nom avait été utilisé par les hackers à l’origine du piratage du site de la CNSS il y a deux mois.

Les pirates annoncent avoir "exfiltré et diffusé une quantité massive de données sensibles provenant de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), dont des certificats de propriété foncière (échantillon de 10.000 certificats) sur une base totale de plus de 10 millions de titres fonciers".
Selon la même source, ces données comportent des informations cadastrales, l'identité des propriétaires, des références des biens immobiliers...
Il s'agit aussi de documents personnels et administratifs divers : actes de vente et d’achat, documents d’état civil, copies de cartes d’identité, passeports, documents bancaires, dossiers sensibles de hauts responsables...
À ce stade, aucune information officielle n’a été communiquée sur l’ampleur de l’intrusion. Sollicitée par Médias24, l'ANCFCC n'a pas répondu.
Ces fichiers qui sont supposés avoir été hackés ne sont pas datés. Toutes les métadonnées ont été effacées. L'une des hypothèses est qu'ils ont été hackés en même temps que ceux de la CNSS.
Selon une source professionnelle du domaine, "après l’attaque CNSS, toutes les administrations ont lancé des appels d'offres. Ces AOs relatifs à des marchés de cybersécurité étaient parfois mal préparés, car élaborés parfois hâtivement sous la pression du contexte, mais surtout celle des éditeurs de logiciels et des fournisseurs de solutions".
À découvrir
Lire aussi
à lire aussi
Article : Le Maroc et l’UE lancent un programme de 3,7 milliards de DH pour la politique nationale de l’eau
L’enveloppe combine 48 millions d’euros de subventions européennes et 300 millions d’euros de prêts concessionnels mobilisés auprès de la KfW, de la CDP italienne et de l’AFD, avec un appui ciblé sur les sécheresses, les inondations et la préservation des eaux souterraines.
Article : Mafoder lance une nouvelle filiale à Dakhla
Le groupe porté par Ibrahim Slaoui accélère son développement en s’implantant à Dakhla.
Article : Médicaments : derrière la réforme des AMM, la bataille des délais et des prix
Le Parlement a commencé à examiner l’une des réformes les plus sensibles du secteur pharmaceutique. Adopté le lundi 1er juin 2026 en commission, le projet de loi 27.26 est présenté par le gouvernement comme une mise à niveau urgente, mais plusieurs parlementaires y voient une réponse encore trop partielle aux blocages du secteur. Au centre du débat, les AMM, ces autorisations techniques dont les retards peuvent peser directement sur la concurrence et le portefeuille des patients. Explications.
Article : Mineures de Kariat Ba Mohamed : la FLDF veut se constituer partie civile
L’organisation féministe réclame une prise en charge psychologique, sociale et médicale des victimes présumées et appelle à la création d’un comité d’avocats pour suivre la procédure ouverte après plusieurs interpellations.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI décroche de 1,8%, plombé par le repli des valeurs minières
La Bourse de Casablanca a terminé la séance du 2 juin 2026 dans le rouge. Le MASI a perdu 1,79%, pénalisé notamment par le repli des valeurs minières. La capitalisation boursière est revenue à 1.082,6 milliards de dirhams, tandis que les échanges ont atteint 334,3 MDH.
Article : Comarit : douze ans après la faillite, les biens de feu Abdelali Abdelmoula toujours dans le viseur
Plus de deux ans après le décès du fondateur de la Comarit, le juge-commissaire poursuit les opérations de réalisation de son patrimoine. Depuis mars 2026, plusieurs biens immobiliers situés à Tanger font l'objet de nouvelles expertises en vue de leur vente. Une énième séquence d'une procédure ouverte en 2014 et qui continue de mobiliser des créanciers représentant plusieurs centaines de millions de dirhams.