Code de la famille : Kawtar Jalal publie un recueil de récits sur les limites du droit
Avocate au Barreau de Casablanca, Kawthar Jalal publie "Code de la famille : chroniques d'une réforme attendue, Récits du Code vécu". À la croisée du droit, du récit littéraire et de l’engagement citoyen, cet ouvrage mêle analyse juridique et témoignages poignants. À travers des histoires inspirées de sa pratique, l’autrice interroge les limites du Code de la famille marocain.
Publié en juin 2025, Code vécu est un recueil de récits nourri de l’expérience de l’autrice en tant qu’avocate. En posant la question fondamentale : "Et si le Code de la famille marocain était lu à travers les yeux de celles et ceux qui en vivent les limites au quotidien ?", l’ouvrage s’attarde sur les failles du texte juridique, mêlant analyse juridique, récits incarnés et propositions de réforme.
L’ouvrage relate 14 histoires réelles, tirées des thématiques les plus problématiques du débat juridique actuel : le mariage, le divorce, la filiation, la garde, la tutelle, l’héritage… En confrontant les dispositions légales aux expériences de celles et ceux qu’on entend trop peu, il leur donne la parole pour sensibiliser, comprendre et nourrir la réflexion sur la réforme.
Par ailleurs, les histoires évoquées dans le texte portent principalement sur les vécus de femmes privées de reconnaissance, d’enfants sans filiation établie, et d’héritages injustement arrachés aux plus vulnérables. L'avocate au Barreau de Casablanca, affirme que son message est simple : personne ne devrait vivre avec une identité amputée ou incomplète. Aucune vie, aucune histoire, ne devrait être laissée dans l’ombre en raison d'un équilibre social souvent fictif.
À travers ce recueil inspiré de situations réelles, elle place l’humain au cœur du droit et fait entendre les voix souvent oubliées par les textes législatifs.
Son travail, qui mêle expertise juridique et sensibilité sociale, plaide pour un droit qui protège, reconnaît et évolue. Il met en lumière des réalités souvent invisibles derrière les normes, à travers des récits tels que :
- Le silence de Sakina : mariée sans comprendre qu’elle est atteinte d’un syndrome gynécologique rare, elle découvre la violence symbolique d’un système qui médicalise, juge et expose son intimité.
- Un nom pour Chams : une mère se bat pour que son enfant né hors mariage ait droit à une identité et à une dignité.
- La maison de mes enfants : après le décès du père, une mère se heurte à la tutelle légale exercée par le grand-père, menaçant le patrimoine de ses enfants.
- Le chapelet de Rania : elle épouse l’homme qu’elle aime à l’étranger, mais leur mariage religieux mixte n’existe pas aux yeux de la loi marocaine.
- Le nom d’Adam : Recueilli dans le cadre d’une kafala, Adam grandit sans droit au nom ni à l’héritage. Quel avenir pour les enfants sans filiation reconnue ?
à lire aussi
Article : Engrais. Sous pression à cause du blocus d’Ormuz, l’Inde se tourne massivement vers le Maroc
Entre le blocus d'Ormuz qui paralyse la production indienne, les restrictions chinoises à l'export et la crise agricole américaine, le marché mondial des engrais phosphatés traverse une période de turbulences sans précédent. Dans ce contexte, l'Inde, plus exposée que jamais à la désorganisation des flux, consolide sa dépendance au Maroc.
Article : Hôtellerie : Marriott nomme Denis Laus à la tête du futur resort de Taghazout Bay
Prévu pour l’été 2026 aux portes d’Agadir, l’établissement comptera 250 chambres avec vue sur l’océan, plusieurs espaces de restauration et 600 m² dédiés aux réunions et événements.
Article : La réforme des Groupements sanitaires territoriaux cherche ses preuves sur le terrain
Cinq directeurs généraux nommés par le Roi, des indicateurs présentés comme probants dans une région pilote, mais des syndicats qui contestent et des décrets toujours manquants. La réorganisation du système de santé public marocain autour de groupements sanitaires territoriaux s'accélère. Le plus dur reste à faire.
Article : Casablanca : le Mégarama dément tout projet de démolition sur le front de mer
Le Mégarama de Casablanca ne fait l’objet d’aucun projet de destruction, a indiqué à Médias24 une source autorisée au sein de l’établissement, réagissant à des informations relayées en ligne sur une possible démolition de plusieurs installations du littoral.
Article : SIAM 2026 : Maroc Telecom dévoile ses solutions Agritech pour une agriculture intelligente
Partenaire officiel du SIAM, Maroc Telecom présente ses dernières innovations Agritech fondées sur l’IoT, l’intelligence artificielle et la 5G, afin d’accompagner la transformation digitale du secteur agricole.
Article : Casablanca accueille la première édition de la “Casablanca Tango Cup”
Casablanca accueillera, du 24 au 26 avril 2026 au Palais du Méchouar, la première édition de la Casablanca Tango Cup. Cette compétition internationale amateur, dirigée par des experts mondiaux, réunit des danseurs des régions Afrique et MENA afin d'instaurer un nouveau pôle de référence pour le tango argentin au Maroc.